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Expéditions
OceanoScientific 2024

Mercredi 21 février 2024

Port Navy Super Services

Il y a tout juste un an, la tâche était délicate lorsque nous avons dû sélectionner une base technique sur le littoral méditerranéen pour transformer notre catamaran Lagoon 570 de 2001, tout juste acquis, en une plateforme OceanoScientific Explorer dénommée LOVE THE OCEAN, puis nous engager à y effectuer les maintenances annuelles sur un cycle de huit ans. Nous n'avions alors aucune réelle connaissance des professionnels du secteur. Plus de 45 ans d'activités professionnelles sur les côtes de Manche et d'Atlantique avaient forgé de solides habitudes dans cette zone, notamment auprès de l'excellente base technique V1D2 Marine Services (Caen - Normandie). Après de nombreuses démarches, notre choix s'est porté sur Port Navy Service à Port-Saint-Louis-du-Rhône, où nous avons placé la préparation de notre Lagoon LOVE THE OCEAN sous la coordination de Frédéric Switala et de Benoît Gabriel (META Yachts Services). À quelques jours de larguer les amarres pour la première des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030, nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir fait le bon choix. Nous apprécions la collaboration avec les élus de la ville de Port-Saint-Louis-du-Rhône, en particulier avec le Maire, Martial Alvarez et ses équipes du Pôle Nautisme Mer & Développement (Nautismed). Sur le site de Port Navy Service - escale officielle du Club Lagoon - nous avons bénéficié de la présence de spécialistes compétents pour une préparation de qualité en vue de navigations océaniques au long cours sereines. Désormais, il faut attendre que la tempête "Louis" et ses conséquences méditerranéennes aillent souffler ailleurs pour que le LOVE THE OCEAN mette le cap au Sud-Ouest...

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Le catamaran Lagoon 570 LOVE THE OCEAN effectue sa manœuvre pour accoster au quai de Port Navy Service.

Photo de drone Maeve Fabre - Port Navy Service

Depuis mai dernier, Port Navy Service, dirigé par Philippe Froment, et le Club Lagoon ont marié leurs compétences pour offrir des avantages exclusifs aux propriétaires des catamarans produits par CNB (Groupe Bénéteau) membres du Club Lagoon. Cela garantit aussi bien une place au port de premier choix, que des remises exceptionnelles sur les services portuaires et bien d'autres privilèges encore. Ce partenariat est taillé sur mesure pour les amoureux des Lagoon, …comme nous ! D'ailleurs, LOVE THE OCEAN est un des Ambassadeurs du Club Lagoon. Cette communauté d'excellence offre à ses membres l'accès à un réseau de marinas prestigieuses dans de nombreux pays et des réductions exclusives sur la Boutique Lagoon en ligne.

 

Chez Port Navy Service, outre l'engagement multidisciplinaire de META Yachts Services - comparable à ce qui se pratique dans la préparation de voiliers de course océanique en Manche et Atlantique - nous avons bénéficié des services de la talentueuse et rigoureuse équipe de Christophe Ortin (Atelier Marine Services), qui est intervenue avec efficacité sur nos deux moteurs Yanmar, leurs saildrives et notre générateur Onan. Ils sont également en charge du suivi de la maintenance du moteur Suzuki qui équipe notre annexe Vanguard. Un tandem précieux à l'efficacité avérée pour réaliser les Expéditions OceanoScientific ADNe Méditerranée.

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Port Navy Service est une base technique de plus en plus réputée. Il est fréquent d'y rencontrer de célèbres marins comme Paul Meilhat qui y hiverne son catamaran personnel. Ou de célèbres navires, comme ici

la goélette TARA qui sort de sa campagne sur le Rhône et se prépare à retourner naviguer en mer.

Photo de drone Maeve Fabre - Port Navy Service

Tout le matériel Raymarine a été installé par Nicolas Escande (AD Nautic - The Wind Ship), qui a également contrôlé et remis en service l'éclairage intérieur, ainsi que quelques équipements électriques comme le guindeau, essentiel dans nos missions océanographiques. Quant aux travaux de sellerie, ils ont été réalisés par Stéphane Lebar (WBS Yacht Service - Global Nautic).

 

Deux entreprises extérieures sont intervenues à bord de LOVE THE OCEAN durant son séjour à Port-Saint-Louis-du-Rhône. ROM-arrangé, LA référence de la capitale de la course océanique mondiale (Lorient) en matière d'équipements informatiques et de liaisons satellitaires, grâce à son antenne de Mauguio (près de Montpellier), a équipé notre catamaran du meilleur matériel en ce domaine. YACHTELEC, société basée à La Ciotat, réputée dans le milieu du yachting de prestige et des super yachts, mais également unique représentant sur le littoral méditerranéen français des dessalinisateurs de la marque italienne Idromar, a remis en état cette garantie d'autonomie sans limite en matière d'eau douce. Un complément important à l'autonomie énergétique produite par les 2 000 watts des panneaux solaires. De quoi naviguer et explorer sans émission de CO2, même au cœur de sites maritimes sanctuarisés…

 

À l'heure où nous mettons en ligne, alors que la tempête "Louis" risque de ravager le Nord de nos côtes atlantique et celles de la Manche jusqu'à loin dans les terres, sa partie Sud va engendrer une grosse tempête de Sud-Ouest, pile face aux étraves du LOVE THE OCEAN. La Nature impose son rythme qu'il faut respecter. Résultat, nous allons devoir attendre la fenêtre du jeudi 29 février qui se profile à l'horizon météorologique pour larguer les amarres. Quelques jours à demeurer au Ponton K de Port-Saint-Louis-du-Rhône où nous n'escomptons pas revenir à notre base technique de Port Navy Service avant la seconde moitié du mois d'août. Nous y effectuerons la  maintenance annuelle avant d'entamer le Tour MER & MÉTIERS - Révéler les vocations de Demain. Un gros mois le long du littoral méditerranéen de Nice à La Grande Motte et nous rejoindrons Bordeaux à la mi-décembre. Ce sera l'occasion de participer à la célébration des 40 ans de la marque Lagoon (140 ans du Groupe Bénéteau) au ponton du chantier CNB, sur la rive droite de la Garonne.   

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Le Ponton K de Port-Saint-Louis-du-Rhône, spécialement conçu pour accueillir des catamarans, est exceptionnel douze mois sur douze, qu'il s'agisse d'hiverner face au Mistral ou de faire une escale au calme durant l'été, lorsque les marinas alentour débordent et sont excessivement bruyantes. Un site d'escale que nous recommandons !

Photo OceanoScientific

Mercredi 7 février 2024

Cap sur le Parc national de la Guadeloupe

Alors que la première des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030 était programmée de longue date à destination de l'île Juan de Nova (Océan Indien - Iles Éparses - France - TAAF), le Conseil d'Administration de l'association philanthropique d'intérêt général OceanoScientific a entériné ce mardi 6 février la mise en adéquation de ses campagnes tropicales avec sa stratégie globale. En lieu et place de Juan de Nova, cette première mission se fera de l'autre côté de l'Atlantique, dans le Parc national de la Guadeloupe, en étroite collaboration avec la direction de ce site exceptionnel et avec ses propres partenaires scientifiques et pédagogiques. Comme l'explique ci-dessous Yvan Griboval, Directeur des Expéditions OceanoScientific et skipper du catamaran Lagoon 570 LOVE THE OCEAN, c'est un changement de cap en totale cohérence avec notre orientation stratégique : axer toutes nos actions à vocation scientifique pour "Guider les jeunes vers les nouveaux métiers de l'Économie Bleue". La préparation de notre plateforme océanographique innovante - se déplaçant à la voile en totale autonomie énergétique sans émission de CO2 - se termine actuellement à Port-Saint-Louis-du-Rhône sous la coordination de Frédéric Switala et de Benoît Gabriel (META Yachts Services).

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Le Parc national de la Guadeloupe, dans lequel se situe l'anse de Grand Cul-de-Sac Marin au Nord de l'île,

est un site d'exploration riche d'une grande biodiversité. Il subit, comme tout l'arc antillais, la conjonction des conséquences du dérèglement climatique et de la pression anthropique. Y recueillir par séquençage ADN in-situ les données génétiques d'organismes marins en voie de disparition du fait de la Sixième Extinction, est de première importance pour sauvegarder précieusement ce patrimoine de la Guadeloupe.

Photo Anne Chopin avec l'aimable autorisation du Parc national de la Guadeloupe

"Comme nous souhaitons réaliser des Expéditions OceanoScientific dont la finalité soit directement liée au profit de la jeunesse des territoires explorés, Juan de Nova, une des cinq îles éparses inhabitées, dont l’intérêt scientifique est inchangé, ne répondait plus à nos priorités", expliquait Yvan Griboval au sortir du Conseil d'Administration, mardi 6 février au soir. "Mais ne pas pouvoir emmener des lycéennes et des lycéens découvrir la génétique moléculaire à bord de notre catamaran de 17 mètres, n'est pas la seule raison de ce changement d’objectif.

 

En effet, malgré l'enthousiasme sincère des scientifiques très compétents des universités de Mayotte et de La Réunion avec lesquels nous démarrions une collaboration, aucun programme scientifique ne pouvait abriter notre Expédition OceanoScientific, du fait de son caractère extrêmement innovant, hors les standards océanographiques traditionnels. Personne n'imagine que réaliser du séquençage ADN in-situ est possible et, surtout, utile pour favoriser la préservation et la valorisation de données génétiques d'organismes marins menacés par la Sixième Extinction et la pression anthropique !

 

Autodidacte, je suis un instinctif. Alors, j'ai tenu à faire spécialement le déplacement à Saint-Pierre de La Réunion pour un entretien le 21 septembre dernier avec Madame la Préfète des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) et avec ses responsables de départements. En 90 minutes d'entretien, j'ai perçu que l'accueil que nous réserverait l'Administration des TAAF ne serait pas à la hauteur de notre engagement. J'ai estimé que l'effort de nos mécènes et partenaires pour nous permettre de mener à bien cette mission d'exploration par des fonds de cinq à huit mètres pour préserver des données génétiques inconnues - ne serait pas récompensé par une collaboration constructive pour mener cette entreprise au succès. J'en ai déduit que les deux fois 80-90 jours de navigation avec incursion dans les Quarantièmes Rugissants sous le Cap de Bonne-Espérance devait être a minima reporté lorsque l'administration des TAAF comprendrait l’enjeu. L'enthousiasme du Bureau de l'Action de l'État en Mer (BAEM) de la zone de l'Océan Indien Sud-Ouest n'a pas suffi à contrebalancer cette position des TAAF. 

 

L'idée de travailler à la réalisation d'une "preuve de concept" en Guadeloupe, toujours aux mêmes dates que celles retenues pour Juan de Nova : lundi 8 au vendredi 19 avril inclus, s'est imposée comme une évidence. Le premier contact avec Valérie Séné, Directrice du Parc national de la Guadeloupe et avec sa collaboratrice Sophie Bédel, a confirmé cette évidence. Autre élément en faveur de ce choix d'une mission dans le lagon de Grand Cul-de-Sac Marin, L'École de l'ADN, présidée par les Professeurs Philippe Berta et Christian Siatka, est en cours d'implantation en Guadeloupe pour favoriser l'accès des jeunes aux métiers de la génétique. Christian Siatka, vice-Président de l'association OceanoScientific, est aussi notre généticien référent embarqué en son statut de Directeur Scientifique des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030. Réaliser la première des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030 dans cette île des Antilles Françaises accélèrera la mise en œuvre de ce projet au profit des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens.

 

Nous mettrons donc le cap sur la Guadeloupe fin février avec enthousiasme et ravis de pouvoir entamer une collaboration avec les équipes du Parc national de la Guadeloupe et avec ses partenaires scientifiques et pédagogiques".

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L'anse de Grand Cul-de-Sac Marin est un joyau de biodiversité marine du Parc national de la Guadeloupe,

au Nord de l'île. C'est probablement un des sites maritimes ultramarins français les plus contrôlés pour en assurer une préservation durable, grâce aux équipes qui le gèrent avec passion. Cependant, bon nombre de ses organismes sont encore méconnus, surtout en ce qui concerne leurs caractéristiques génétiques.

Carte publiée avec l'aimable autorisation du Parc national de la Guadeloupe

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