Actualités 2015

Vendredi 18 décembre 2015

En route vers un Monde meilleur...

L’OceanoScientific Explorer ”Boogaloo” en pleine collecte de données scientifiques à l’interface océan - atmosphère au large du Portugal au printemps dernier. Plus les scientifiques disposeront de données in-situ fiables, plus l’évidence du changement climatique sera démontrable. Photo OceanoScientific

Après des jours et des nuits de négociations, menées souvent au rythme d’une valse hésitation : un pas en avant et deux en arrière, la COP21 a accouché d’un accord à 196 : 195 pays et l’Union Européenne. Certains disent que c’est un échec parce que le texte signé n’est pas assez contraignant. D’autres, dont nous faisons partie, considèrent que c’est un grand succès, car mettre les représentants de 196 états - le monde entier - sur la même voie, tournés vers l’Avenir, avec les meilleures intentions, quel effort remarquable ! C’est un succès parce que nous sommes désormais tous sur une même ligne de départ avec un objectif commun devant nos étraves. Il est évident que certains pays s’engageront plus ou moins vite dans un cercle vertueux. Non pas qu’ils ne le veulent pas. Simplement parce qu’ils ne le peuvent pas. Tenons en compte sans pour autant les montrer du doigt. Essayons toutefois de les accompagner, en évitant qu’ils ne tournent casaque et repartent dans le mauvais sens. A nos gouvernants d’y veiller comme le lait sur le feu. Il ne faut d’ailleurs pas oublier que si on évoque l’écosystème, écologique par définition, il est utile également d’évoquer "l’écosystème financier” - si on peut se permettre le mariage de ces deux mots... - qui impose sa loi au monde entier et dont les ressources sont fondées en grande partie sur le commerce des matières premières fossiles destinées à la production de l’énergie. L’oublier reviendrait à mettre la tête dans le sable et les fesses au vent, à la manière des autruches. Inefficace. Et dangereux pour les fesses. Cela expose en partie la complexité de ce problème planétaire. Le fait que tous les états aient affiché lors de la Conférence de Paris, leur volonté de bâtir un Monde meilleur est donc en soi une belle victoire. Elle a été orchestrée avec panache par Laurent Fabius, ses équipes et toutes les ONG, souvent soutenues par des scientifiques incontestés, qui se sont impliquées corps et âme dans la bataille. Surtout à l’heure ou l’agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) vient de publier son rapport annuel qui fait état pour la saison 2015 du plus grand nombre d’ouragans de force majeure jamais détectés dans le Pacifique (9) depuis plus de 40 ans (1971), dont le plus violent de tous les temps au joli prénom de Patricia, avec des vents supérieur à 320 km/heure, conséquence du renforcement d'El Niño durant l’été. 2015 se termine donc sur une note très positive, historique même. 2016 sera ainsi l’An 1 d’un grand combat à 196, notamment en faveur de l’Océan, fruit de tous les efforts de la Plateforme Océan & Climat et de notre modeste contribution. Bonne et joyeuse année à tous...

Mardi 17 novembre 2015

Océan en bonne santé

Climat préservé

La Conférence de Paris sur le Climat 2015 (COP21) se tiendra du lundi 30 novembre au vendredi 11 décembre. C'est le plus grand événement diplomatique jamais accueilli par la France. Quarante mille personnes sont attendues, dont les chefs d'états de 195 pays, auxquels on ajoute la Communauté Européenne, soit 196 acteurs majeurs. Tous vont plancher sur la base des rapports du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), qui sont le fruit des travaux de plus de 2 500 experts, dont 35 prestigieux chercheurs français, parmi lesquels Jean Jouzel, vice-Président du GIEC et Prix Nobel de la Paix 2007 aux côtés de Al Gore. Soutenant l’ambition d’un accord universel et juridiquement contraignant, la Plateforme Océan & Climat, dont l'association OceanoScientific fait partie, rappelle que l’Océan demeure jusqu'ici le grand oublié des négociations climatiques.

"Agir pour un Océan en bonne santé et un Climat préservé", tel est le message des membres de la Plateforme
Océan & Climat, que ce soit pour la COP21 et bien au-delà. Afin que l'Océan que nous parcourons
avec gourmandise continue de nous apporter ses innombrables bienfaits. Photo OceanoScientific

En effet, à l'occasion des précédentes éditions de la COP et notamment de la COP15 à Copenhague en 2009, qui fut un fiasco malgré l'engagement volontariste du gouvernement français, l'Océan a été le parent pauvre des débats. Or, l’Océan est le principal régulateur du climat mondial. Couvrant 71% de la surface du Globe, il produit plus de 50% de l’oxygène de l’air que nous respirons, absorbe environ 30% du CO2 et 93% de l’excès de chaleur généré par les activités humaines. Parce qu’il y a désormais urgence à corriger ce paradoxe, la Plateforme Océan & Climat présente à la veille de la COP21 neuf recommandations concrètes, fondées sur l'excellent travail réalisé par son Comité Scientifique dans lequel on retrouve Françoise Gaill, Gilles Bœuf et Laurent Bopp, pour ne citer que trois de ses 25 membres.

 

Ces neuf recommandations en faveur de l’Océan, pierre angulaire de l’adaptation au changement climatique, sont :

 

1- Produire pour les décideurs un état de la science sur les enjeux et les mesures appropriées concernant les océans et les changements climatiques, notamment par le biais d’un Rapport Spécial du GIEC sur l’Océan.

 

2- Considérer l’importance d’écosystèmes sains et fonctionnels face au changement climatique, en accélérant la mise en place d’un réseau cohérent et résilient d’aires marines protégées.

 

3- Reconnaître le rôle des écosystèmes marins et côtiers en tant que puits naturels de carbone (carbone bleu).

 

4- Développer les Énergies Marines Renouvelables (EMR : éolien, hydrolien, énergies marémotrices et houlomotrices), tout en préservant la biodiversité marine.

 

5- Accompagner la transition énergétique du transport maritime et développer des solutions technologiques innovantes pour des navires plus sûrs et plus respectueux de l’Environnement.

 

6- Soutenir prioritairement les mesures d’adaptation pour les régions les plus vulnérables, en particulier les zones côtières des pays en développement (PED), les territoires et les petits états insulaires.

 

7- Renforcer le transfert de technologies vers les pays et les régions océaniques et côtières les plus vulnérables. La coopération internationale doit compter des projets d’adaptation et de préservation des écosystèmes marins.

 

8- Dédier explicitement une part du "Fonds Vert" aux projets marins et côtiers : protection des mangroves, zones humides et vulnérables dont la capacité de stockage du CO2 est très importante.

 

9- Mieux articuler la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) avec les accords existants relatifs à l’Océan, notamment les "Objectifs du Développement Durable" (ODD).

 

Espérons désormais que les 196 chefs d'états réunis à Paris sauront trouver la meilleure voie pour aider l'Humanité à se sortir de cette terrible situation dans laquelle nous nous sommes engagés. La tâche est immense, les enjeux colossaux et les intérêts divergents. Heureusement, nous avons, chevillé au corps, l'Espoir d'un monde meilleur et d'un Océan préservé…

 

Jeudi 15 octobre 2015

Préparation de l'expédition 2015-2016

L'équipe de V1D2 dirigée par Marc Lefebvre remet l'OceanoScientific Explorer "Boogaloo" dans son élément dans le port de Caen (Normandie). Photo OceanoScientific

Mercredi 14 octobre, l'OceanoScientific Explorer "Boogaloo" a retrouvé son élément naturel dans le port de Caen, au chantier V1D2 qui a effectué la maintenance annuelle qui a clos la période de deux années de navigation-tests durant laquelle la plateforme de l'OSC System a parcouru pas moins de 18 531 milles nautiques (34 000 km). Cette maintenance, réalisée par l'équipe de Marc Lefebvre, était également la préparation de ce voilier à vocation scientifique à la première expédition de la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025, programmée durant l'automne-hiver 2015-16 et le printemps prochain. Sans surprise, le contrôle de la quille et du gréement de l'OceanoScientific Explorer dessiné par le Cabinet Finot - Conq et construit tout en carbone en Normandie, a mis en exergue l'excellent état de ce voilier de performance. Désormais, une période d'un mois environ va permettre de procéder aux dernières mises au point et, notamment, à la remise à bord de l'OSC System. Ce matériel unique collecte automatiquement toutes les six secondes les données d'une dizaine de paramètres à l'interface océan - atmosphère pour mieux appréhender les causes et les conséquences du changement climatique, au profit de la communauté scientifique internationale, qui reçoit toutes les heures une série d'informations transmise automatiquement par satellite de l'OceanoScientific Explorer vers la terre. "Boogaloo" quittera donc Caen au début du mois de novembre pour Lorient, puis pour le Yacht Club de Monaco, d'où aura lieu le grand départ de cette première expédition d'environ cinq mois.

Jeudi 3 septembre 2015

Ségolène Royal sur le pont

Ségolène Royal a présidé la Conférence Nationale de la Transition Ecologique de la Mer et
des Océans pour la Croissance Bleue et le Climat, avec à sa droite Alain Vidalies, secrétaire d'Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche et, à sa gauche son conseiller scientifique :
Gilles Boeuf. Photo Bernard Suard (MEDDE/MLETR)

Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie, a réuni lundi 31 août en son ministère les acteurs du Maritime français, dont les membres de la Plateforme Océan & Climat, parmi lesquels l'association OceanoScientific, au titre de la Conférence Nationale de la Transition Ecologique de la Mer et des Océans pour la Croissance Bleue et le Climat. "J'ai proposé et obtenu qu'il y ait une journée de l'Océan durant la Conférence de Paris (COP21)", rappelait la Ministre en ouverture de la conférence. Puis Gilles Boeuf, désormais conseiller scientifique auprès de Ségolène Royal, rappelait les faits essentiels qui illustrent le dérèglement climatique : "La vie est née dans l'Océan il y a 3,9 milliards d'années et jusqu'il y a cinquante ans le taux d'acidité de l'Océan a été stable. Mais on constate désormais 30% d'acidité supplémentaire du fait de l'activité humaine". Françoise Gaill, Directrice de recherche du CNRS, Présidente du Comité spécialisé pour la recherche marine, maritime et littoral (COMER) et coordinatrice du comité scientifique de la Plateforme Océan & Climat, prenait également la parole en insistant particulièrement sur : "la nécessité de comprendre le "Système Mer", sur l'importance de soutenir la recherche et sur le besoin de maritimiser les esprits". Frédéric Moncany de Saint-Aignan, Président du Cluster Maritime Français, affirmait quant à lui : "il est fondamental que tous les acteurs de l'économie maritime s'impliquent dans la recherche océanique". S'ensuivait une longue série d'interventions des membres de la grande assemblée réunie à cette occasion, à la fois sur le thème des actions nécessaires au large et en haute mer, mais également au sujet des espaces côtiers et littoraux. L'objectif déclaré de Ségolène Royal étant de "déterminer dix à douze actions prioritaires à mettre en œuvre dès 2016 pour réussir la transition écologique, pour s'adapter au changement climatique, pour faire co-exister les différentes activités et usages dans une optique de croissance bleue et pour faire rayonner les initiatives de la France, deuxième espace maritime mondial après les Etats-Unis avec onze millions de kilomètres carrés sous sa juridiction, dont 97% en outre-mer et 7 200 kilomètres de côtes". Par cette action, Ségolène Royal manifeste sa réelle préoccupation relative au changement climatique et à ses causes et conséquences telles qu'observées sur l'Océan et sa volonté d'agir efficacement. Renforçant notamment l'action de Monseigneur le Prince Albert II de Monaco, la Ministre française de l'Ecologie entend bien faire de l'Océan un sujet majeur de la prochaine Conférence des Parties sur le Climat (COP21), programmée à Paris du lundi 30 novembre au vendredi 11 décembre 2015, avec l'objectif d'obtenir un engagement formel des 196 pays participants à réduire significativement et au plus tôt les émissions de gaz à effet de serre (GES).

 

Mardi 18 août 2015

OceanoScientific au PMO-5 au Chili

Pierre Blouch (Météo-France), responsable du Programme E-SURFMAR, présente les caractéristiques de sa base de données, parmi lesquelles figurent celles collectées par l'OSC System à bord de l'OceanoScientific Explorer.
Photo Martin Kramp - JCOMMOPS

La cinquième rencontre internationale des Port Meteorological Officers (PMO) s'est tenue du 20 au 24 juillet 2015 à Vina del Mar, au Chili. Les PMO sont chargés d'encadrer les programmes d'observation des océans mis en œuvre à bord de bateaux d'opportunité tels que l'OceanoScientific Explorer. Ils sont notamment responsables du recrutement de nouveaux bateaux d'opportunité, principalement des cargos et s'assurent de la bonne qualité de leurs observations. Cette cinquième rencontre internationale des PMO a ainsi permis à la cinquantaine de participants venus du monde entier de vérifier et de confirmer que les procédures standard fournies par l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) sont effectivement respectées au sein du réseau des Voluntary Observing Ships (VOS), que les données produites correspondaient bien à ces standards. Cette rencontre a également été l'occasion pour Pierre Blouch (Météo-France) et Martin Kramp (JCOMMOPS) d'évoquer la contribution efficace du Programme OceanoScientific au sein du réseau VOS, notamment lors de la Campagne OceanoScientific - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014, menée à bord de l'OceanoScientific Explorer "Boogaloo" - qui s'apprête à reprendre la mer pour la première expédition autour du monde de la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025.

 

Lundi 20 juillet 2015

Préparation au grand départ

L'OceanoScientific Explorer "Boogaloo" a été mis à terre au chantier V1D2 de Marc Lefebvre, dans le port de Caen, pour procéder à la grande maintenance annuelle. Photo OceanoScientific

Ces deux mois d'été, juillet et août, seront désormais consacrés, chaque année à partir de cette saison, à la grande maintenance de l'OceanoScientific Explorer "Boogaloo", à Caen dans le chantier V1D2 dirigé par Marc Lefebvre et, pour l'OSC System, à Kiel chez SubCtech, l'entreprise dirigée par Stefan Marx. Evidemment, cet été 2015 marquera durablement le Programme OceanoScientific étant donné que cette maintenance est le prélude au départ de la première expédition autour du monde de la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025, qui est programmée pour quitter le port de Caen-Ouistreham vers le 5 septembre, pour aller à la Marina du Château, à Brest où l'OceanoScientific Explorer a sa base scientifique (IFREMER, Météo-France, INSU/CNRS, JCOMMOPS, etc.), puis Monaco, où le départ officiel sera donné à la fin du prochain mois d'octobre du quai du Yacht Club de Monaco. Destination Cape Town, ensuite, la base arrière du tour de l'Antarctique, le plat de résistance du menu de cette campagne scientifique d'un nouveau genre. A Caen, chez V1D2, "Boogaloo" va être inspecté dans le détail. Son mât a déjà été mis à terre et sa quille démontée. Après plus de 18 500 milles nautiques (34 000 km) de navigation-test aucune avarie n'est à signaler. Ce qui atteste du très bon état général de l'OceanoScientific Explorer et de sa capacité d'aller affronter les mers hostiles du Grand Sud. Chez SubCtech, à Kiel, l'équipe de Stefan Marx va procéder au contrôle des éléments constitutifs de l'OSC System et, notamment de l'OSC-Water et de l'OSC-Core. Les capteurs vont être étalonnés et les pièces mécaniques remplacées par des éléments neufs. Au terme de neuf ans de R&D, le Programme OceanoScientific va donc désormais entrer dans sa phase opérationnelle pour collecter automatiquement toutes les six secondes les données scientifiques de qualité d'une douzaine de paramètres essentiels à la compréhension des causes et conséquences du changement climatique, dans des zones maritimes peu ou pas explorées à l'interface océan - atmosphère. Ce sera également l'occasion d'une grande première : la transmission automatique par satellite en temps quasi réel (toutes les heures) des données collectées sur l'ensemble du tour du monde, dont le tour de l'Antarctique de Cape Town à Cape Town.

 

Stefan Marx (à gauche), Président de SubCtech, a réceptionné l'OSC System 3.1 dans son atelier de Kiel en présence de Yvan Griboval. Photo OceanoScientific

Jeudi 2 juillet 2015

OSC System 3.1 validé

A bord de l'OceanoScientific Explorer "Boogaloo" dans la Marina du Château (Brest), de gauche à droite : Pierre Blouch (Météo-France), Thierry Reynaud (IFREMER), Dimitri Voisin (Mer Agitée) près de l'écran de contrôle de l'OSC System sur l'ordinateur de bord, Cindy Guillemet (SailingOne) et Martin Kramp (JCOMMOPS). Photo OceanoScientific

Avec très exactement 18 531 milles nautiques (34 000 km) au compteur en s'amarrant à Caen mardi 23 juin au quai de V1D2, depuis sa remise en service à la mi-septembre 2013, l'OceanoScientific Explorer "Boogaloo" et son OSC System embarqué peuvent considérer à juste titre avoir bouclé leur période de tests avant d'entamer la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025, dont la première expédition autour du monde et, surtout de Cape Town à Cape Town autour de l'Antarctique débutera en septembre-octobre prochain, pour se terminer à Caen-Ouistreham à la fin mai 2016. Ce 23 juin marquait aussi la fin de la préparation de son skipper, Yvan Griboval, revenu ainsi à la navigation océanique après une interruption de 25 ans. Désormais homme et matériels sont donc en situation d'entamer le cycle des navigations océaniques à vocation scientifique sous les directives des partenaires scientifiques du Programme OceanoScientific initié le 14 novembre 2006. Il se sera donc écoulé tout juste neuf ans, à une cinquantaine de jours près, entre le démarrage effectif de cette démarche et le début de la phase opérationnelle dont l'objet est de transmettre gratuitement à la communauté scientifique internationale les données d'une dizaine de paramètres, collectées à l'interface océan - atmosphère dans des zones maritimes peu ou pas explorées, grâce à un matériel unique au monde : l'OSC System. Neuf années durant lesquelles l'assistance et le pilotage de l'IFREMER et de Météo-France, ainsi que la collaboration avec le LOCEAN (INSU/CNRS), le JCOMMOPS, puis avec le Laboratoire d'Océanographie de Villefranche-sur-Mer, ont été des éléments moteurs et des facteurs de réussite… dans une permanente bonne humeur et dans une ambiance enthousiaste. Notons également que la collaboration entre la société française SailingOne, initiatrice du Programme OceanoScientific et responsable de son développement - mais aussi de son financement - et la société allemande SubCtech (Kiel), créée et dirigée par Stefan Marx, a été très productive. D'ailleurs, l'OceanPack® de SubCtech, dont une évolution équipe l'OSC-Core 3.1 de l'OSC System, est un matériel commercialisé désormais dans le monde entier et particulièrement réputé, notamment grâce à son capteur pCO2 innovant. Enfin, le succès de la mise au point de l'OSC System réside en grande partie du fait du mariage réussi qu'a réalisé SailingOne entre les spécialistes des matériels à vocation purement scientifique, dont l'équipe de SubCtech et ceux de l'informatique embarquée à bord des voiliers océaniques, dont le Docteur Dimitri Voisin, qui officie aux côtés du champion Michel Desjoyeaux au sein de la société Mer Agitée (Bretagne) est l'artisan talentueux. Désormais les deux mois du plein été vont permettre une maintenance générale en guise d'ultime préparation à la première expédition autour du monde. En un mot comme en cent : les choses sérieuses vont commencer…

 

Pierre Blouch (Météo-France) : "La situation météorologique du 4 mai à 14h00 UTC, au plus fort de la tempête subie par Boogaloo, dont les observations transmises automatiquement en temps quasi réel sont pointées ici sur la carte. La veille au soir, le Bulletin Météorologique Spécial "Large" de 19h25 de Météo-France, annonçait, pour la zone Porto : "Force 8 à certains moments entre 09h00 et 21h00 UTC le 4 mai." Les bulletins suivants ont maintenu ce niveau d'alerte jusqu'au 4 mai en soirée. Boogaloo a subi un force 9 durant près de trois heures
ce jour-là"
. Carte Météo-France

 

Le Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée) a réalisé l'OSC-Software qui pilote l'OSC System, sa collecte automatique de données et leur transmission, automatique elle aussi, toutes les heures par satellite. Le Programme OceanoScientific a ainsi innové en mariant efficacement la technologie dédiée aux instruments scientifiques des océanographes, météorologues, climatologues et celle développée au plus haut niveau de performance sur les voiliers de course océanique exposés aux conditions hostiles des tours du monde en solitaire. Photo OceanoScientific

Mercredi 10 juin 2015

Océan et Climat : BETTER TOGETHER

S.A.S. Le Prince Souverain Albert II de Monaco à la tribune du siège de l'UNESCO à Paris le 8 juin pour appuyer l'Appel de l'Océan pour le Climat, un combat qui est le sien depuis de longues années à titre personnel, comme Souverain de la Principauté et en tant que Président de sa fondation dédiée : Fondation Prince Albert II de Monaco. Photo P. Chiang-Joo - UNESCO.

Le 8 juin 2015 demeurera une date historique, célébrant le lancement d'une nouvelle vaste campagne de sensibilisation mondiale du plus large public, à commencer par les 193 chefs d'états de l'ONU, sur le thème de l'importance de l'Océan dans la machine climatique et, par conséquent de l'impérieuse nécessité que cet Océan, c'est-à-dire 71% de la Planète, soit intégré aux négociations relatives au climat, comme celle qui se prépare à échéance du prochain mois de décembre : PARIS CLIMAT 2015 - COP21. Cette Journée Mondiale des Océans - ou de l'Océan serait-on plutôt tenté d'écrire - a été l'occasion d'une célébration officielle au siège de l'UNESCO. Son point d'orgue a été le lancement de l'Appel de l'Océan pour le Climat, à l'initiative de la Plateforme Océan & Climat et de ses 57 membres - dont l'association OceanoScientific - ainsi que de la Commission Intergouvernementale Océanographique de l'UNESCO (COI-UNESCO). Laurent Fabius, organisateur de la COP21 et Ministre des Affaires Etrangères de la France, a ouvert cette journée historique, notamment en confirmant qu'une journée de la COP21 serait spécifiquement dédiée à l'Océan et que des fonds spécifiques devraient être dédiés à la protection de ses écosystèmes. Quant au chef d'état sans nul doute le plus actif en ce domaine : SAS le Prince Souverain Albert II de Monaco, il a conclu les prises de parole entouré de chefs d'états de petites îles frappées de plein fouet par le changement climatique, dans le Pacifique comme aux Caraïbes, et de Karmenu Vella, le Commissaire européen pour l'Environnement, les Affaires Maritimes et la Pêche, lui même sensibilisé à ce fléau en tant qu'originaire de Malte. Ce petit territoire de Méditerranée subit les effets directs du changement climatique et il est en première ligne face à l'exode des populations africaines chassées de leurs terres par la sécheresse, la raréfaction des ressources naturelles, la famine.

 

Toute la journée des tables rondes et des conférences se sont enchaînées à un rythme soutenu, dans une ambiance harmonieuse de partage. Ce fut l'occasion pour Yvan Griboval, Président de l'association OceanoScientific de prendre la parole dans un atelier animé par Catherine Chabaud sur le thème : "L'Océan : Source d'éco-innovations et d'engagement citoyen pour bâtir la Blue Society". A cette occasion, le Programme OceanoScientific a été présenté, ainsi que ce que sera la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025 qui débutera à la fin de l'été prochain. La collaboration avec la communauté scientifique et tout particulièrement avec l'IFREMER, Météo-France, le LOCEAN (INSU/CNRS) et le Laboratoire d'Océanographie de Villefranche-sur-Mer, placée sous la tutelle du JCOMMOPS, a été évoquée. Hommage a été rendu également à SubCtech, le partenaire allemand de SailingOne dans le développement de l'OSC System, en présence de Stefan Raimund, le représentant français de cette entreprise innovante basée à Kiel.

 

Reste désormais, d'une part à recueillir le plus grand nombre de signatures au titre de cet Appel de l'Océan pour le Climat et, d'autre part, à continuer d'intensifier les efforts convergents du monde entier pour que l'Océan soit à une place de choix à la table des négociations pour le Climat durant la COP21 et les suivantes. La COP22 aura lieu au Maroc en 2016. Tous ont rappelé à la tribune que "L'Océan c'est la Vie, c'est notre Futur", comme le soulignait l'éminent scientifique Gilles Boeuf. Il ajoutait "le taux d'acidité de l'Océan n'a pas varié durant 36 millions d'années et désormais on observe son augmentation", en concluant en ces termes : "ayons moins d'arrogance et plus d'humilité envers l'Océan". Dans un long plaidoyer pour des solutions de bon sens, la Suédoise Lisa Emelia Svensson, Ambassadrice pour l'Océan, la Mer et l'Eau douce, insistait sur le fait que la lutte pour la préservation de l'Océan repose en réalité sur la nécessité de repenser notre société sur le thème : "BETTER TOGETHER".

 

Téléchargez ici le communiqué de presse de l'Appel de l'Océan pour le Climat.

Photo de famille de la Plateforme Océan & Climat, dans le Jardin Japonais du siège de l'UNESCO, le 8 juin à Paris, autour de Catherine Chabaud (Innovations Bleues), Romain Troublé (Tara Expéditions) et Stéphane Latxague (Surfrider Foundation Europe), trois de ses initiateurs parmi les 57 membres que regroupe cette association destinée à porter haut et fort la Voix de l'Océan. Photo Cyril Fresillon - CNRS.

Mardi 26 mai 2015

Un Nobel à bord en Gironde

De gauche à droite : Catherine Chabaud, Jean Jouzel et Yvan Griboval à bord de l'OceanoScientific Explorer en route vers Bordeaux sur les eaux limoneuses de la Gironde. Photo Allyson Noll - Innovations Bleues.

A l'invitation de son amie Catherine Chabaud (Innovations Bleues), organisatrice du Tour de France des Solutions pour le Climat sous l'égide de la Plateforme Océan & Climat, l'éminent climatologue Jean Jouzel, Prix Nobel de la Paix en 2007 avec Al Gore, est venu naviguer à bord de l'OceanoScientific Explorer "Boogaloo" à l'occasion de la remontée de la Gironde, puis de la Garonne, entre Royan et Bordeaux. Après Sète, puis Bayonne, la grande boucle orchestrée par la navigatrice Catherine Chabaud, par ailleurs membre du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) aux côtés de Jean Jouzel, fait donc escale à Bordeaux, concomitamment avec les quarante skippers de La Solitaire du Figaro - Eric Bompard, qui en prendront le départ dimanche 31 mai. C'est l'occasion pour Catherine Chabaud - qui vient tout juste de recevoir le titre prestigieux de "Femme de l'Année 2015 de Monaco" au Yacht Club de Monaco - de confier des pavillons Plateforme Océan & Climat aux Figaristes, qui vont ainsi sillonner le Golfe de Gascogne, la Mer d'Irlande et la Manche en arborant les couleurs de ce regroupement d'associations et d'organisations non gouvernementales qui portent la voix de l'Océan en prévision de la grande conférence internationale PARIS CLIMAT 2015 - COP21. Cette manifestation de deux semaines est placée sous l'égide du Groupement d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), dont Jean Jouzel, médaillé d'or du CNRS, est vice-Président. Evidemment, le changement climatique a été un sujet majeur tout au long des boucles du fleuve, mais l'équipage s'est également régalé des paysages d'exception de cette partie de la France mondialement connue, en passant devant le Médoc, Saint-Estèphe et Saint-Julien face aux Côtes de Blaye, puis les Côtes de Bourg à bâbord et Margaux à tribord… Force est de constater que si le niveau de la mer s'élève comme les rapports du GIEC le prévoient sur la base d'études qui font l'unanimité de la communauté scientifique internationale, toute cette belle région sera directement impactée. Et comme chacun sait, mettre de l'eau dans de si grands crus serait bien malheureux…

Jeudi 7 mai 2015

Atlantique Express et Force 10

Le gros mauvais temps est passé, le ciel s’ouvre sur un arc-en-ciel et l’Atlantique n’est plus agité que par un vent de 43 à 45 nœuds (Force 9). L’OceanoScientific Explorer a repris sa cavalcade sous un jet d’embruns permanent, se jouant des déferlantes et traçant un sillage de puissance qui témoigne de sa capacité à aller vite et bien dans des conditions extrêmes. Photo OceanoScientific

Entre le passage du Détroit de Gibraltar, samedi 2 mai en milieu de journée, celui du Cap Saint-Vincent (pointe sud-ouest du Portugal) en milieu de nuit de dimanche à lundi, puis en doublant le Cap Finisterre (pointe nord-ouest de l’Espagne) mardi en milieu de matinée et en arrivant au port de Lorient La Base mercredi 6 mai vers 23h00 (heure locale), l’OceanoScientific Explorer "Boogaloo", a mis le turbo sur cette partie atlantique du tour de la péninsule ibérique pour relier le bassin méditerranéen aux côtes bretonnes. L’atterrissage était originellement programmé à Bayonne, mais l’équipage a préféré rallier Lorient pour raisons personnelles, avant de reprendre le "Tour de France des Solutions pour le Climat", organisé par Catherine Chabaud (Innovations Bleues) sous l’égide de la Plateforme Océan & Climat. La connexion se fera à l’embouchure de la Gironde. Une remontée vers Bordeaux s’ensuivra. L’OceanoScientific Explorer y accostera vendredi 22 mai. De ce fait, les 1 600 milles nautiques (3 000 km) du parcours de cette liaison Sète - Lorient auront été couverts en dix jours, dont 34 heures d’escale à Cartagena. Un véritable record, grâce à des conditions musclées, dont trois heures d’une brise soufflant entre 50 et 55 nœuds - peut-être plus dans les rafales (Force 10 / Tempête) - et creusant une mer chaotique.

 

"Le pilote automatique ne pouvait pas négocier les pentes abruptes des vagues déferlantes", expliquait Yvan Griboval, skipper de l’OceanoScientific Explorer, ce jeudi matin à Lorient. "C’était en effet des conditions rares. J’ai donc barré pendant le plus gros des trois heures de cette situation qui fleurait bon l’Hémisphère Sud. Des conditions quelque peu extrêmes, mais limitées à une zone réduite, que ne programmaient pas nos bulletins météo. Exception faite de la force du vent, qui n’est pas exceptionnelle pour un voilier de performance conçu pour caracoler dans les mers hostiles du Grand Sud, c’est l’état de la mer qui posait problème. Nous nous trouvions en effet entre 30 et 50 milles nautiques de la côte Portugaise, là où les fonds passent de 3 000 mètres à 1 500, puis brutalement à moins de 100 mètres. Le résultat est une mer déferlante avec un cycle de houle très court. "Houle" étant même un terme inapproprié. "Marmite du Diable" serait plus juste ! Dans ces conditions, en naviguant avec seulement la grand-voile au troisième ris, nous avions ce qu’il fallait de puissance pour éviter de subir les déferlantes. Mais si nous dévalions une de ces grosses vagues, cela se terminait obligatoirement par un plantage brutal. Deux fois j’ai tenté la manœuvre et deux fois j’ai engagé l’avant de Boogaloo jusqu’au mât. Nous ne pouvions donc pas abattre (s’écarter du lit du vent pour aller vent arrière) et il fallait se maintenir travers à la brise, en remplissant plus ou moins la voile, c’est-à-dire en jouant sur la puissance de Boogaloo. Cela revenait à circuler dans des couloirs de vagues et à se maintenir sur les crêtes sans tenter de les dévaler, même s’il fallait souvent pénétrer en force dans les déferlantes, que nous encaissions de plein fouet. A tel point qu’à une occasion nous avons été totalement submergés par une vague qui déferlait sur au moins deux mètres de hauteur et sur une longueur supérieure aux seize mètres de notre OceanoScientific Explorer. Equipé d’un gilet-harnais Spinlock (réellement un must !) amarré court au poste de barre, porte du cockpit close, le déclencheur du gonflement automatique du gilet s’est retrouvé assez noyé pour me croire à la mer …et pour percuter la petite bouteille d’air comprimé. J’ai donc passé ensuite une bonne paire d’heures avec un drôle de collier-oreiller gonflé jaune fluo autour de la nuque. Ça tient chaud. Au fond, ce n’était pas désagréable, mais surprenant…", rapportait encore Yvan Griboval, plutôt ravi de cette bonne expérience avant se s’attaquer à la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025, dont la première expédition autour du monde partira du Yacht Club de Monaco en octobre prochain.

 

Durant cette navigation dynamique, l’OSC System Version 3.1 a continué inlassablement sa collecte automatique, toutes les six secondes, des données d’une dizaine de paramètres à l’interface océan - atmosphère pour les transmettre, automatiquement aussi, par satellite toutes les heures, aux plateformes dédiées des agences spécialisées de l’UNESCO.

 

Dans deux semaines, l’OceanoScientific Explorer va quitter Lorient pour reprendre son rôle d’ambassadeur de la Plateforme Océan & Climat dans le cadre du Tour de France des Solutions pour le Climat, au titre de la promotion de la conférence internationale PARIS CLIMAT 2015 - COP21, avec Catherine Chabaud à la barre pour l’occasion.

 

Déjà près de 2 000 milles nautiques parcourus depuis le 2 avril lorsque l’OceanoScientific Explorer a quitté le Yacht Club de Monaco, pour réaliser le Tour de France des Solutions du Climat, organisé par l’équipe de l’association Innovations Bleues. Carte Sailwx

 

Lundi 4 mai 2015

Retour en Atlantique

Doubler le Rocher de Gibraltar à la voile, même avec un navire performant, c’est comme aller faire du vélo sur l’autoroute, il faut se méfier des gros camions et éviter de se placer sur leur trajectoire ! C’est toujours un épisode intense de navigation... Photo OceanoScientific

Depuis le milieu de la journée du samedi 2 mai, l’OceanoScientific Explorer "Boogaloo", actuellement aux couleurs des partenaires du "Tour de France des Solutions pour le Climat" organisé par Catherine Chabaud (Innovations Bleues) et coordonné par Jean-Ronan Le Pen, est de retour en Atlantique. Il a donc doublé Gibraltar quasiment un mois après avoir salué ce cap dans l’autre sens, le 3 mars, en provenance de la Marina du Château (Brest) et à destination du Yacht Club de Monaco. Support de ce tour de France inédit, Boogaloo a quitté Monaco le 2 avril, après que Catherine Chabaud et une pléiade d’invités prestigieux aient tenu la conférence officielle de lancement de cette opération de promotion de la conférence internationale PARIS CLIMAT 2015 - COP21, en présence de Monseigneur le Prince Albert II de Monaco, dans les prestigieux salons du Yacht Club de Monaco, dont Boogaloo porte fièrement le pavillon.

 

La première escale fut celle de Nice. Puis la Dream team de Catherine Chabaud, skipper de l’OceanoScientific Explorer pour l’occasion, a quitté Nice pour La Seyne-sur-Mer en Rade de Toulon. A cette occasion, quelques personnalités sont venues témoigner au sujet du changement climatique, comme l’éminente scientifique Françoise Gaill (CNRS) du comité scientifique de la Plateforme Océan & Climat qui parraine ce tour de France, ou au sujet des efforts entrepris de longue date pour préserver l’environnement marin, comme Patricia Ricard, Présidente ultra-passionnée de la Fondation Océanographique Paul Ricard établie dans le cadre enchanteur de l’Ile des Embiez. De La Seyne-sur-Mer, l’OceanoScientific Explorer a rejoint le port de Sète, au cœur de la ville. Une fois encore, l’accueil des personnalités locales fut excellent, mettant en évidence la réelle préoccupation des uns et des autres face au changement climatique et à ses conséquences. Quant à Catherine Chabaud, elle a continué sa riche moisson de Solutions pour le Climat émanant de collectivités comme d’initiatives privées ou associatives.

 

C’est donc de Sète, dimanche 26 avril, à la nuit tombante, sous la pluie, dans une grisaille digne de la Mer d’Iroise et par une solide brise de 20-25 nœuds de vent réel, que l’OceanoScientific Explorer a repris la route, cette fois-ci avec son équipage traditionnel : Yvan Griboval, skipper et Président bénévole de l’association philanthropique OceanoScientific et son fidèle second, Maxime Dreno. Cap était mis sur Bayonne, soit un périple de plus de 1 600 milles nautiques (3 000 km) autour de la péninsule ibérique, qui devrait être réalisé en une douzaine de jours de navigation. La descente vers Gibraltar a été assez simple et rapide, avec juste une escale à Cartagena - port très apprécié de l’équipage, à tel point qu’on pourrait se demander si les raisons techniques de ses escales multiples ne dissimulent pas en fait un réel attachement pour ce port particulièrement accueillant... Toujours est-il que la raison invoquée cette fois-ci, outre la nécessité de remplir la cuve de gas-oil pour affronter les calmes de la Mer d’Alboran, était de se préserver d’un fort vent contraire pour profiter, une douzaine d’heures plus tard, de brises portantes annoncées par le service Navimail (Météo-France) utilisé à bord de l’OceanoScientific Explorer. C’est ainsi que la fin du trajet en Méditerranée, en Mer d’Alboran, puis dans le Détroit de Gibraltar, traversé d’abord dans une brume épaisse, puis sous un chaud soleil au vent arrière, s’est joué pour le tandem de l’OceanoScientific Explorer. Avec, quand même, une jolie pointe de vitesse de 26,1 nœuds, à seulement trois petits dixièmes du record absolu de ce navire à voile à vocation scientifique ! Les deux cent premiers milles en Atlantique ont été couverts au louvoyage, face à un vent de 8 à 15 nœuds, jusqu’au Cap Saint-Vincent, à la pointe sud-ouest du Portugal, où l’équipage va entrer dans un puissant flux de sud-ouest - ouest avec des brises annoncées de 30 à 40 nœuds qui devraient propulser l’OceanoScientific Explorer tout schuss en un temps record vers le Cap Finisterre, la pointe nord-ouest de l’Espagne.

 

Durant ce "Tour de France des Solutions pour le Climat" : de Monaco à Sète, puis de Bayonne à Dunkerque en passant par Brest et Caen-Ouistreham - deux bases scientifiques et techniques du Programme OceanoScientific - en faisant le long tour de la Péninsule Ibérique, l’Oceanoscientific Explorer est équipé de l’OSC System Version 3.1 qui collecte automatiquement toutes les six secondes les données d’une dizaine de paramètres à l’interface océan - atmosphère et les transmet, automatiquement aussi, par satellite toutes les heures aux plateformes dédiées des agences spécialisées de l’UNESCO. C’est un ultime test de ce matériel unique au monde avant que ne débute la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025, dont la première expédition autour du monde et autour de l’Antarctique partira de Monaco en octobre prochain.

 

L'OceanoScientific Explorer a pris le départ du "Tour de France des Solutions pour le Climat" le jeudi 2 avril à Monaco. Après plusieurs escales, dont la dernière à Cartagena (Espagne), il a rejoint l'Océan Atlantique ce samedi 2 mai. Carte Sailwx

 

Vendredi 24 avril 2015

La Campagne OceanoScientific 2015 - 2025
présentée
au SOT-8 de Cape Town

L'équipe du SOT de la JCOMM lors de sa huitième réunion à Cape Town (Afrique du Sud) le 20 avril 2015 avec Cindy Guillemet (SailingOne - OceanoScientific) au premier plan à gauche. Photo JCOMM

La JCOMM, Commission Technique Mixte d'Océanographie de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l'UNESCO (COI) et de Météorologie Marine de l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), a organisé la huitième réunion du SOT (Ship Observations Team) du 20 au 24 avril à Cape Town (Afrique du Sud). Cette année encore, le Programme OceanoScientific était convié à présenter ses actions à la communauté scientifique internationale. Ce fut l'occasion pour Cindy Guillemet (SailingOne - OceanoScientific) d'évoquer les résultats des dernières Campagnes OceanoScientific menées à bord du trois-mâts Bark EUROPA et de l'OceanoScientific Explorer "Boogaloo". Il s'agissait dans les deux expéditions de collecter automatiquement toutes les six secondes les données d'une dizaine de paramètres à l'interface océan - atmosphère, destinées à mieux appréhender les causes et les conséquences du changement climatique. A ses côtés, Pierre Blouch, Responsable du programme européen E-SURFMAR et Responsable météorologie du Programme OceanoScientific, ainsi que Martin Kramp, Ship Coordinator du JCOMMOPS, le centre d'assistance du JCOMM, ont pu répondre aux questions scientifiques et techniques des participants, notamment au sujet de la transmission automatique des données en temps réel et en temps différé, qui intéressent au plus haut point les scientifiques des quatre coins du monde. Cette réunion aura également permis à Cindy Guillemet de présenter le programme de la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025 autour du monde, qui fera escale chaque année à Cape Town, avant de s'élancer autour de l'Antarctique et dont la première expédition partira en octobre prochain de Monaco.

Vendredi 10 avril 2015

A la rencontre des écoliers de Nice

Yvan Griboval, Président de l'association OceanoScientific, présente aux élèves d'une classe de Nice les spécificités de l'OceanoScientific Explorer et son rôle au profit de la communauté scientifique internationale. Photo Allyson Noll - Innovations Bleues

 

 

A l'occasion de l'escale de Nice du "Tour de France des Solutions pour le Climat", organisé par l'association Innovations Bleues présidée par la navigatrice et ancienne sportive de haut niveau, Catherine Chabaud, Yvan Griboval, Président de l'association OceanoScientific, est allé à la rencontre d'élèves niçois des classes de CM1/CM2 jusqu'à la troisième pour évoquer avec eux le phénomène du changement climatique, les fonctions spécifiques de l'OceanoScientific Explorer devant lequel ils se trouvaient et son rôle au profit de la communauté scientifique internationale au gré de la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025 qui partira de Monaco à la fin du prochain mois d'octobre. Cette démarche s'inscrivait dans le cadre de la cinquième édition de l'opération "L'Ecole au Port", organisée par la CCI Nice Côte d'Azur, au cours de laquelle un millier de jeunes faisait le tour du port de Nice en allant d'ateliers en ateliers tout au long de la journée du jeudi 9 avril. Trois thèmes étaient abordés aux abords de l'OceanoScientific Explorer. Jean-Ronan Le Pen (Innovations Bleues), cheville ouvrière de l'équipe de Catherine Chabaud et coordinateur de ce tour de France, expliquait la vocation de cette opération, évoquait avec les élèves les causes du changement climatique, insistait sur l'importance de la conférence internationale Paris Climat 2015 - COP21, puis clôturait son intervention en présentant le "Voilier du Futur". De son côté, Catherine Chabaud rencontrait chefs d'entreprises et élus, notamment Eric Ciotti, Président du département des Alpes-Maritimes, qui est venu rendre visite à l'équipe du "Tour de France pour le Climat" et l'encourager à "poursuivre efficacement sa mission" entamée le 1er avril au Yacht Club de Monaco. Après l'intervention de Yvan Griboval, Lars Stemmann, éminent chercheur du Laboratoire d'Océanographie de Villefranche-sur-Mer (LOV - INSU/CNRS) évoquait avec les jeunes le rôle essentiel du plancton dans le climat, en leur présentant en des termes accessibles à tous, même aux plus jeunes de 8-9 ans, très attentifs, le rôle essentiel de ces organismes dans la fabrication de l'oxygène que nous respirons. Au terme de cette journée marathon, Catherine Chabaud manifestait son enthousiasme : "Ce tour de France démarre fort ! Nous rencontrons une écoute attentive d'un large auditoire et nous avons ainsi confirmation que les causes et conséquences du changement climatique sont une préoccupation réelle des Français de tous âges. A nous de décupler cet élan au gré de nos prochaines escales, dans le but de participer au développement de solutions efficaces au regard de ce fléau qui nous concerne tous, au profit des générations futures". Prochaine escale : La Seyne-sur-Mer / Toulon, avec un départ de l'OceanoScientific Explorer skippé par Catherine Chabaud sous les couleurs de la Plateforme Océan & Climat, de Nice samedi 11 avril au matin.

 

Vendredi 3 avril 2015

Tour de France des Solutions pour le Climat

Pierre Casiraghi (Yacht Club de Monaco) a été le premier barreur du "Tour de France des Solutions pour le Climat", à bord de l'OceanoScientific Explorer, de Monaco à Nice, aux côtés de Catherine Chabaud. Photo OceanoScientific

Jeudi 2 avril, l'OceanoScientific Explorer exceptionnellement skippé par Catherine Chabaud, avec Pierre Casiraghi à la barre, a quitté son poste d'amarrage du Yacht Club de Monaco pour Nice, première étape du "Tour de France des Solutions pour le Climat", initié par Catherine Chabaud et Yvan Griboval avec le concours de la Fondation Prince Albert II de Monaco et de nombreux partenaires privés et publics, dont COFELY Services (Groupe GDF - SUEZ). La veille, mercredi 1er avril à 18h30, cette opération organisée par l'association Innovations Bleues (Membre de la Plateforme Océan & Climat), a été officiellement lancée au gré d'une conférence tenue dans la Meeting Room du Yacht Club de Monaco, en présence de S.A.S. Le Prince Albert II de Monaco, dont l'engagement en faveur de l'environnement, notamment océanique, fait référence dans le monde entier. A l'occasion de ce Tour de France, parrainé par le climatologue Jean Jouzel et l'océanographe Françoise Gaill, Catherine Chabaud ira à la rencontre des populations, des élus et des acteurs économiques pour échanger sur les solutions d’avenir pour lutter et s’adapter au changement climatique : Transition énergétique, gestion de l’eau, économie circulaire, préservation de la biodiversité, aménagement du territoire, mobilité, etc. Avec l’équipe d’Innovations Bleues, son association, et la complicité des partenaires institutionnels, privés et médias qui l’accompagnent, elle mettra en valeur les pratiques exemplaires déjà à l’œuvre ou en cours sur ces territoires, au travers de conférences, de rencontres avec le public et d’interviewes. Ces solutions recueillies feront l’objet d’un "Livre Bleu des Solutions du Littoral pour le Climat" qui sera valorisé lors de la conférence internationale Paris Climat 2015 - COP21 en décembre prochain, afin de mobiliser les chefs des 193 états de l'ONU réunis à cette occasion à une meilleure prise en compte et une généralisation des solutions du littoral et de leurs impacts positifs sur l'Océan et le Climat. Le parcours de ce Tour de France pour le Climat permettra de faire fonctionner l'OSC System embarqué sur l'OceanoScientific Explorer et de recueillir des données scientifiques de qualité d'une dizaine de paramètres à l'interface océan - atmosphère, justement pour mieux appréhender les causes et conséquences du changement climatique.

Mercredi 1er avril 2015

En mode scientifique

Les premiers tests de l'OSC System Version 3.1 ont été effectués dans les eaux monégasques, devant le Musée Océanographique, en hommage au Prince Albert 1er de Monaco, grand inspirateur de la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025. Photo OceanoScientific

Les derniers jours du mois de mars ont été occupés à la remise à bord de l'OceanoScientific System (OSC System) - désormais la Version 3.1 - à bord de l'OceanoScientific Explorer "Boogaloo", amarré pour cela au ponton de Monaco Marine où il a été chaleureusement accueilli durant une quinzaine de jours d'escale, dans le port de la Principauté, avant qu'il ne rejoigne, le 31 mars en fin d'après-midi, son mouillage événementiel devant le superbe Yacht Club de Monaco. Pour l'occasion, Stefan Marx (SubCtech / Kiel - Allemagne) est venu superviser en personne cette installation et remise en service, après avoir apporté préalablement quelques modifications à la Version 3.0 qui a été testée entre novembre 2013 et mai 2014, sur un parcours en Atlantique et Méditerranée d'environ 10 000 milles nautiques (18 520 km) entre la Marina du Château à Brest, le Pot-au-Noir, Grenada Island, Horta (Açores - Portugal), Palma (Baléares / Espagne) et Monaco. De son côté, le docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée) a procédé lui aussi à quelques aménagements dans l'OSC-Software à la demande des scientifiques qui pilotent ce projet au sein de l'IFREMER et de Météo-France. L'OSC-Software est d'ailleurs testé parallèlement en endurance dans l'atelier de Dimitri Voisin (Port-La-Forêt) au sein de l'écurie de Course au large de Michel Desjoyeaux. L'OceanoScientific System (OSC System) est ce matériel unique qui permet la collecte automatique de données scientifiques de qualité à l'interface océan-atmosphère toutes les six secondes et leur transmission automatique en temps quasi réel toutes les heures aux plateformes dédiées des agences de l’UNESCO. Ce matériel a été mis au point par SailingOne, en collaboration avec SubCtech (Allemagne), IBM France et Mer Agitée. Les données ainsi collectées sont offertes gracieusement à la communauté scientifique internationale par l’association d’intérêt général OceanoScientific. Rappelons que l'OSC System a remporté le Prix Franco-Allemand de l'Economie - Catégorie "Environnement" 2013. Désormais cet OSC System 3.1 va subir une trentaine de jours de tests en navigation tout au long des côtes de France, Espagne et Portugal en arborant les couleurs de la Plateforme Océan & Climat, entre Monaco et Caen, la base technique de l'OceanoScientific Explorer "Boogaloo" où il arrivera à la mi-juillet pour procéder à la grande maintenance annuelle chez V1D2, avant la première expédition autour du monde de la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025, de Monaco à Monaco en passant par Cape Town et le tour de l'Antarctique, d'octobre 2015 à avril 2016.

 

 

Mardi 10 mars 2015

Amarré au Yacht Club de Monaco

L’OceanoScientific Explorer a été accueilli chaleureusement au Yacht Club de Monaco par les enfants de la Section Sportive et par des membres du club monégasque. Derrière eux, de gauche à droite : Gary Papageorgiou, du staff du Y.C.M., invité à bord de l’OceanoScientific Explorer pour réaliser cette navigation Brest - Monaco, Yvan Griboval (skipper), Pierre Casiraghi (chargé de mission auprès du Comité Directeur du Y.C.M.), venu en ami accueillir l’équipage et Maxime Dréno (équipier-préparateur). Photo Cécilia Conterno - Yacht Club de Monaco

 

En fin de matinée ce mardi 10 mars, l’OceanoScientific Explorer "Boogaloo" a accosté au ponton d’honneur du Yacht Club de Monaco (Y.C.M.), son  équipage étant accueilli chaleureusement par les jeunes de la Section Sportive et des membres du club monégasque. L’occasion d’avoir une pensée émue pour la navigatrice française Florence Arthaud, disparue tragiquement la veille. Parti de Brest, où il était amarré à la Marina du Château, une de ses bases scientifiques, jeudi 26 février dernier, les  2 000 milles nautiques (3 700 km) ont été parcourus en un peu moins de douze jours et seulement deux escales : Cartagena (Espagne) et Toulon pour refaire, à chaque fois, le plein de carburant. La Méditerranée aux vents capricieux, nécessite en effet d’alterner parfois voile et moteur pour arriver à bon port dans des délais raisonnables. Durant la dernière semaine de ce mois de mars, l’OceanoScientific Explorer va être équipé au Y.C.M. de la Version 3.1 de l’OceanoScientific System (OSC System), qui collecte automatiquement toutes les six secondes les données scientifiques d’une dizaine de paramètres à l’interface océan - atmosphère, pour les transmettre, automatiquement, par satellite toutes les heures aux plateformes dédiées des agences de l’UNESCO, afin de mieux appréhender les causes et conséquences du changement climatique. Dans ce cadre, une collaboration est en développement avec le Laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer (LOV). L'objectif est d’ajouter quelques capteurs océanographiques et atmosphériques à l'OSC System (Version 4.0) avant que l’OceanoScientific Explorer ne quitte Monaco, à la fin du prochain mois d’octobre, pour s’élancer autour du monde et de l’Antarctique. Cette navigation de près de six mois sera la première des dix expéditions de la Campagne OceanoScientific 2015 - 2025. En attendant, l’OceanoScientific Explorer "Boogaloo" servira de support au "Tour de France des Solutions pour le Climat", dans la perspective de la Conférence Internationale Paris-Climat 2015 - COP 21 et dans le cadre des actions thématiques de la Plateforme Océan & Climat. Cette opération, initiée et coordonnée par la navigatrice Catherine Chabaud (Innovations Bleues), -  également skipper de l’OceanoScientific Explorer pour l’occasion - sera lancée mercredi 1er avril (18h30) au gré d’une Conférence maritime du Yacht Club de Monaco, en collaboration avec la Fondation Prince Albert II de Monaco, sur le thème : "Enjeux et Solutions pour le Climat, les Océans et le Littoral".

 

Mercredi 4 mars 2015

Gibraltar dans le sillage

L’OceanoScientific Explorer glisse à vive allure entre les cargos devant le rocher de Gibraltar, passant de l’Atlantique à la Méditerranée dans des conditions exceptionnelles. Ce n’est pas toutes les fois le cas… Rarement, même !
Photo Yvan Griboval - OceanoScientific

 

"Boogaloo", l’OceanoScientific Explorer parti de Brest, où il était amarré à la Marina du Château, une de ses bases scientifiques, jeudi 26 février, à destination du Yacht Club de Monaco (YCM) et du Laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer (LOV), a dépassé le rocher de Gibraltar mardi 3 mars en fin d’après-midi, après cinq jours et trois heures de navigation. Un temps plutôt court pour effectuer environ 1 000 milles nautiques (1 952 km) si on tient compte d’un passage du Nord-Ouest de l’Espagne au louvoyage face à une solide brise de sud-ouest, et pas moins de 18 heures de moteur dans les calmes à faible allure, car ce voilier de performance n’est guère véloce propulsé par son moteur dédié principalement aux entrées et sorties de port. Le passage du fameux rocher ouvrant la porte de la Méditerranée demeurera dans les meilleurs souvenirs de navigation de l’équipage composé de Yvan Griboval (skipper), Maxime Dréno (équipier-préparateur) et Gary Papageorgiou (invité YCM). En effet, d’une part l’entrée en Méditerranée s’est faite au portant, en louvoyant au vent arrière en de longues glissades aux trajectoires rectilignes… entre les cargos. D’autre part, soleil et ciel bleu étaient de la partie après une navigation de plus de quatre jours dans une froide grisaille humide. Enfin, un vent de 30 à 35 nœuds réels a permis à l’OceanoScientific Explorer de maintenir une vitesse comprise entre 20,5 et 24 nœuds sous grand-voile haute et spi maxi de 320 mètres carrés sur toute la fin du Détroit, devant Gibraltar. Un beau souvenir ! Désormais, l’équipage doit composer avec zones de calmes - qui nécessiteront probablement de refaire le plein de gas-oil à Cartagena (Espagne) - vents de face et queue d’une forte dépression qui va sérieusement agiter le plan d’eau en milieu de semaine. L’arrivée au quai du Yacht Club de Monaco est toujours programmée ce week-end ou en tout début de semaine : Eole et Neptune en décideront avec précision…

 

Lundi 2 mars 2015

L’OceanoScientific Explorer repart en campagne

 

L’OceanoScientific Explorer quitte Brest jeudi 26 février à 15h30, avec Yvan Griboval (skipper), Maxime Dréno (Equipier-Préparateur) et un invité : Gary Papageorgiou du staff du Yacht Club de Monaco, où il devrait arriver au terme d’une petite dizaine de jours de mer pour couvrir environ 2 000 milles nautiques. Photo OceanoScientific

Après une longue période de maintenance de la fin de l’été au début de l’hiver, dans sa base technique chez V1D2 à Caen, où il fut mis à l’eau pour la première fois en 2007, l’OceanoScientific Explorer est actuellement en route pour Monaco et Villefranche-sur-Mer (Laboratoire d’Océanographie de Villefranche - LOV), après être parti jeudi 26 février de Brest, où il a fait sa traditionnelle escale dans la cité de ses principaux partenaires scientifiques (IFREMER, Météo-France, JCOMMOPS, etc.) au ponton de la Marina du Château où l’accueil fut une fois encore chaleureux. Profitant d’une minuscule fenêtre météo favorable, "Boogaloo", de son nom de baptême, s’est échappé du Golfe de Gascogne à vive allure pour éviter un méchant coup de Sud-Ouest sur la pointe nord-ouest de l’Espagne, qu’il a quand même été nécessaire de doubler au louvoyage dans une solide brise. Ensuite, la descente le long des côtes espagnoles et portugaises s’est faite dans une quinzaine de nœuds, principalement face au vent, mais sur la route directe pour doubler le Cap da Roca à la latitude de Lisbonne. La météo devrait demeurer clémente dans les trois jours qui viennent, passage du Détroit de Gibraltar compris.