Actualités 

Mercredi 20 novembre 2019

Álvaro de Marichalar dans le sillage de Juan Sebastián de Elcano

et de Fernand de Magellan

Álvaro de Marichalar, sympathique explorateur Espagnol aux quarante raids maritimes en scooter des mers, s'est élancé sur le parcours de l'expédition 1519WorldTour2019 pour célébrer le 500e anniversaire de la première circumnavigation (1519 - 1522). C'est le plus grand défi jamais tenté avec une telle embarcation : un tour du Monde dans le sillage de Fernand de Magellan (1480 - 1521), puis de Juan Sebastián de Elcano (1476 - 1526).

 

Álvaro de Marichalar a quitté Séville (Espagne) le 10 août, puis Sanlúcar de Barramedale 20 septembre. Après avoir navigué le long des côtes sud d'Espagne, du Portugal et du nord de l'Espagne, il est arrivé à Guetaria, près de San Sebastián, où il a rendu hommage à Juan Sebastián de Elcano.

 

Álvaro de Marichalar est passé au début du mois de novembre par le Yacht Club de Monaco, dont il est membre du Club des Explorateurs, pour y présenter son "petit navire": NUMANCIA, un scooter des mers BRP SEADOO FISH PRO de 155 chevaux spécialement préparé et équipé pour l'occasion. Yvan Griboval, Président de OceanoScientific, explorateur - circumnavigateur et lui aussi membre du Club des Explorateurs du Y.C.M., a engagé l'association philanthropique OceanoScientific à participer à l'ultime préparation de sa traversée de la Méditerranée, puis de l'Atlantique, en apportant une aide technique amicale à ce marin au grand cœur. Álvaro de Marichalar ajoute donc désormais le titre d'Ambassadeur OceanoScientific sur sa carte de visite d'explorateur de l'impossible.

De gauche à droite : Yvan Griboval, Président de OceanoScientific, Álvaro de Marichalar, François Fiat, armateur du super-yacht explorer M/Y YERSIN, tous trois membres du Club des Explorateurs du Yacht Club de Monaco, jeudi 7 novembre au départ de l'expédition 1519WorldTour2019 sur la cale de mise à l'eau du Y.C.M. Photo OceanoScientific

Álvaro de Marichalar y Sáenz de Tejadaest un explorateur espagnol de 58 ans, académicien de l'Académie Maritime Royale d'Espagne, membre de l'Explorers Club de New York et ancien aviateur. Après une expérience de chef d'entreprise dans le domaine des télécoms et communications par satellite, il s'est forgé une réputation d'explorateur au gré d'exploits en scooter des mers, dont la traversée de l'Atlantique en 2002 de Rome à New York. Parmi ses quarante expéditions menées avec succès depuis 1982, dont treize records du Monde, citons une navigation Hong-Kong - Tokyo, ou Barcelone - Odessa.

 

Plusieurs thèmes seront portés tout au long de cet incroyable périple par Álvaro à bord de NUMANCIA: "Je souhaite alerter le plus large public en dénonçant la contamination plastique en mer, la pêche illégale et le trafic des êtres humains", explique l'explorateur avec cette flamme dans le regard qui témoigne de son engagement passionné.

 

Fort de ses quarante expéditions sur son drôle de "petit navire", Álvaro de Marichalar n'en demeure pas moins très humble face à l'Océan. Il sait qu'il navigue en milieu hostile, dans des conditions où la vie parfois ne tient à pas grand-chose. "Seul à bord d'un tel bateau, la peur est omniprésente, surtout dans l'obscurité. Mais l’espoir domine", explique Álvaro. "Un espoir chargé de passion, de motivation, de détermination et de Foi. C’est cela qui doit toujours inspirer nos vies, en mer comme à terre !"

 

Jusqu'à s'engager aux côtés de Álvaro de Marichalar dans le cadre de cette expédition 1519WorldTour2019, les actions de OceanoScientific se concentraient sur des navigations à la voile, sans rejet de CO2.

 

Cependant, si Álvaro navigue au départ de France avec un moteur à essence à très basse émission de CO2 - le taux le plus faible du marché des scooters de mer - si tout va bien, il naviguera dans quelques semaines : soit au gaz liquide, soit au bioéthanol, avec l'ambition d'utiliser le plus tôt possible l'énergie hydrogène, sans rejet de CO2. Une première en ce domaine.

 

Cette (petite) exception à la règle de OceanoScientific répond à une volonté de fédérer des actions de diverses natures dont le but est commun : transmettre un message fort en faveur de la préservation de l'Océan, et perpétuer l'Esprit d'Aventure, comme l'exprime Yvan Griboval.

 

"Ce qui me séduit et que je respecte chez Álvaro, c'est d'abord sa détermination, sa volonté sans faille, son total engagement dans ce qu'il entreprend et qu'il réussit sur la mer. C'est un marin exceptionnel, même si sa monture ressemble plus à un engin de plage qu'à un navire océanique, convenons-en. Bien sûr, il va produire un peu de CO2 en sillonnant l'Océan. Et alors ? Comparé à ce qu'il transmet à chaque escale de passion, de foi en la capacité de l'Homme à se surpasser, de témoignage sur la beauté et l'utilité de l'Océan, ce peu de CO2 sera largement compensé ! Álvaro a cette folie qui nous anime tous lorsque nous larguons les amarres pour réaliser ce que le commun des terriens qualifie d'impossible. Nous sommes membres d'une même famille qui avons l'Océan pour mère nourricière de nos rêves. En cela nous devons nous entraider…"

 

De Gibraltar aux Caraïbes, Álvaro de Marichalar sera escorté et assisté par le M/Y YERSIN de François Fiat, commandé par Jean Dumarais. Ce super-yacht explorer de 76,60 mètres construit par les Chantiers Piriou, a servi aux toutes premières campagnes scientifiques des Explorations de Monaco initiées par le Prince Souverain Albert II de Monaco, en 2017-18. Sur le trajet Cap-Vert - Martinique, il a notamment permis d'étudier la prolifération des sargasses, d'une part et les contaminants de surface, d'autre part, avec les scientifiques embarqués en provenance du Mediterranean Institute of Oceanography (MIO) de Marseille et de l' Institut de Recherche pour le Développement (IRD), de Marseille également.

 

Cette navigation cinq cents ans après le premier tour du Monde réalisé au départ et retour de Séville, permet d'évoquer l'histoire incroyable de Juan Sebastián de Elcano et de Fernand de Magellan. Ils furent les premiers à contourner l'Amérique du Sud, non pas en doublant le Cap Horn, mais en se faufilant dans un canal inhospitalier où le vent souffle le plus souvent en tempête avec des rafales d'une extrême violence, les williwaws. Ce passage de l'Atlantique au Pacifique est dénommé depuis : Détroit de Magellan.

 

Ils furent donc les premiers à s'engager dans l'immense Océan Pacifique, le plus étendu de la Planète. Malheureusement, Fernand de Magellan fut assassiné d'une flèche empoisonnée sur l'Ile de Mactan (Philippines) le 27 avril 1521.

 

L'Honneur et la fidélité à son Roi Charles I d'Espagne, associée à la sympathie et l'immense respect qu'il portait à Fernand de Magellan engagèrent Juan Sebastián de Elcano à poursuivre la navigation au-delà des Philippines aux îles enchanteresses. Il considéra comme son devoir de boucler la boucle, de poursuivre la longue route jusqu'à atteindre le point de départ : Sanlúcar de Barrameda, le portmaritime de Séville, au nord de Cadix, le 6 septembre 1522. A son bord, seuls18 marins l'accompagnaient, rescapés des 237 partis de ce même port le 20 septembre 1519, après avoir quitté Séville le 10 août. La cargaison d'épices qu'ils rapportèrent couvrait le coût de l'aventure. Le roi d'Espagne a reconnu le grand exploit de Juan Sebastian de Elcano et l'a récompensé.

 

Cinq navires  avaient appareillé des côtes atlantiques espagnoles : le TRINIDAD, voilier-amiral commandé par Fernand de Magellan lui-même ; le SAN ANTONIO commandé par Juan de Cartagena, le CONCEPCIÓN commandé par Gaspar de Quesada, le SANTIAGO commandé par Juan Serrano et le VICTORIA commandé par Luis de Mendoza, avec Juan Sebastián de Elcano pour second.

 

Seul le VICTORIA, un trois-mâts de 28 mètres, reviendra à bon port, sous le commandement de cet extraordinaire Juan Sebastián de Elcano auquel Álvaro de Marichalar rend hommage aujourd'hui. Ce marin-explorateur basque espagnol réalisa ainsi la première circumnavigation autour du Globe, de 1519 à 1522.

 

La route est tracée. Reste maintenant à Álvaro à réussir son défi, porté par sa passion, par sa Foi en Dieu et son humilité ; sous la protection bienveillante de Geneviève Fiat. A n'en pas douter, Geneviève veille là-haut avec bienveillance sur les marins un peu fous qui s'engagent dans des défis hors du commun pour perpétuer l'Esprit d'Aventure, pour que les rêves se réalisent. Un superbe exemple de courage et de volonté auquel l'association OceanoScientific est fière de modestement participer. Bonne route NUMANCIA, bon vent ami Álvaro !...

Álvaro de Marichalar et NUMANCIA ont fait escale à Marseille à bord du M/Y YERSIN. Cette escale, prolongée du fait de la tempête sur le Golfe du Lion, a permis d'installer un AIS (Automatic Identification System) et une balise de suivi satellitaire (YB Tracking).

Photo Team Álvaro de Marichalar

Álvaro de Marichalar prêt à s'élancer pour son tour du Monde dans le sillage de Juan Sebastián de Elcano et de Fernand de Magellan sur son "petit navire" NUMANCIA, son scooter des mers. Photo Team Álvaro de Marichalar

Álvaro de Marichalar à Guetaria (Pays Basque espagnol) devant la statue de Juan Sebastián de Elcano, le seul capitaine de l'expédition de Fernand de Magellan survivant. Il ramena en effet à bon port le trois-mâts VICTORIA à Sanlúcar de Barrameda le 6 septembre 1522 au terme de ce qui fut le premier tour du Monde complet de l'Histoire.Photo Team Álvaro de Marichalar

Mercredi 2 octobre 2019

L'Expédition OceanoScientific Hiver Austral 2020 est lancée !

Vendredi 27 septembre, durant le Monaco Yacht Show, le Dr. Elena Ambrosiadou, un des Membres Fondateurs de l'association philanthropique monégasque OceanoScientific domiciliée au Yacht Club de Monaco, a reçu son Président, Yvan Griboval et sa Déléguée Général, Cécile d'Estais, à bord du superbe S/Y MALTESE FALCON (88 m / Le second plus grand voilier au Monde) pour une présentation officielle de l'Expédition OceanoScientific Hiver Austral 2020 (Juin - Septembre) à une quarantaine d'invités : partenaires et mécènes déjà engagés à soutenir cette campagne océanographique à la voile sans rejet de CO2, ou sur le point de le faire. Ce fut l'occasion d'évoquer ce tour du Monde de Monaco à Monaco avec cercle complet autour de l'Antarctique sans escale (voir carte). Cette navigation n'a encore jamais été réalisée depuis que l'Homme va sur la mer, a fortiori à vocation océanographique. Ce fut également l'occasion d'évoquer le nouvel OceanoScientific Explorer : un plan Botin Partners de 80 pieds (24,40 m) construit tout en carbone chez Cookson Boats en Nouvelle-Zélande, réputé sous le nom de BEAU GESTE à son lancement en 2013, puis baptisé CABRÓN depuis qu'il est basé à San Diego où Yvan Griboval et son équipe sont allés l'essayer au début du mois de septembre, avant d'en signer le contrat d'achat.

L'Expédition OceanoScientific Hiver Austral 2020 (Juin - Septembre) se compose d'un tour du Monde, complété d'un tour intégral de l'Antarctique dans le Courant Circumpolaire Antarctique avec un point d'entrée / sortie sur le 40e Sud.

Carte d'après Athelstan Frederick Spilhaus.

Depuis le 2 juin 2017, depuis que Yvan Griboval est revenu de son périple de 152 jours en solo autour du Monde de Monaco à Monaco, dont 60 d'une campagne océanographique inédite à la voile sous le 40e parallèle Sud dans le Courant Circumpolaire Antarctique sous les trois grands caps : Bonne-Espérance, Leeuwin et le Cap Horn dans le cadre de l'Expédition OceanoScientific 2016-2017, l'objectif est d'y retourner, cette fois-ci en équipage.

 

Le matériel imaginé en 2006 par Yvan Griboval sous la dénomination de OceanoScientific System (OSC System) a démontré son efficacité dix ans plus tard. Sa particularité est la capacité de collecter et d'enregistrer automatiquement des données de précision à l'interface Océan - Atmosphère toutes les six secondes, avec transfert automatique en temps quasi réel, toutes les heures. Ces données sont offertes en open source à la communauté scientifique internationale via Météo-France et le Global Telecom System (GTS) de la World Meteorological Organization (WMO).

 

Cet OSC System, largement optimisé depuis 2017 en collaboration avec Denis Diverrès (IRD Plouzané - France), va encore évoluer considérablement ces cinq prochains mois grâce aux fruits du partenariat avec un groupe de jeunes et brillants étudiants de l'Ecole d'Ingénieurs SeaTech (Université de Toulon - France) encadré par le Professeur Didier Léandri. C'est cet OSC System qui fera du nouvel OceanoScientific Explorer un réel voilier océanographique.

 

Dans un équipage qui comprendra neuf à onze membres, dont Yvan Griboval, skipper et chef d'expédition, une jeune océanographe fera le lien avec les scientifiques à terre. Elle sera en charge de veiller au bon fonctionnement de l'OSC System, à la parfaite calibration des capteurs scientifiques les plus sensibles et à la récolte de très nombreux échantillons pour permettre une multitude d'analyses croisées et des comparaisons avec les informations satellitaires en possession des scientifiques. Rappelons en effet que cette immense zone maritime du Courant Circumpolaire Antarctique, la plus vaste de la Planète, est encore méconnue, peu ou pas explorée scientifiquement. 

 

Avec de telles ambitions pour exploiter au mieux cette capacité à recueillir à l'interface Océan - Atmosphère des informations relatives aux causes et aux conséquences du Changement Climatique et à la pollution plastique, désormais avérée à l'échelle de l'Océan Global, fallait-il encore trouver le voilier idéal, sans pour autant y consacrer une somme déraisonnable.

 

"Trouver la parfaite plateforme a été un véritable parcours du combattant", expliquait Yvan Griboval à bord du S/Y MALTESE FALCON, "je ne m'attendais pas à tant galérer ! Critère de base : que le prix soit abordable. Nous ne sommes pas une puissante écurie de course océanique, ni un riche armateur de super-yachts. Critère primordial : que ce voilier dispose, outre d'évidentes qualités de solidité et de fiabilité, de la capacité d'être rapide. Voire très rapide ! En effet, la vitesse est le premier atout de sécurité pour l'équipage. Il faut en effet être capable de se maintenir le plus longtemps possible en avant des fortes dépressions des Quarantièmes Rugissants et des Cinquantièmes Hurlants".

 

"A la différence de l'Eté Austral (Décembre - Mars) où les vents sont toujours portants dans le sens Ouest - Est, il est vraisemblable que durant l'Hiver Austral (Juin - Septembre) nous soyons confrontés des vents violents de face et des vagues déferlantes de plus de dix mètres. La meilleure solution pour échapper à ces redoutables tempêtes réside dans la capacité du bateau et de l'équipage à esquiver ce risque en se déplaçant assez rapidement pour s'écarter de la route de ces "killing winds / killing waves". Pour cela, il faut être capable de naviguer paisiblement entre 15 et 20 nœuds, à 40-60% des polaires de vitesse, puis d'accélérer plusieurs heures au-dessus de 25 nœuds pour prendre la tangente", rappelait le circumnavigateur qui affirme souvent : "Ce Pays des Albatros, où si peu de navigateurs s'aventurent, est ma partie. Je m'y sens bien et j'ai hâte d'y retourner !"

 

Le choix s'est donc enfin porté à la mi-août sur un prototype moderne de 80 pieds (24,40 m) de course océanique, spécialement conçu pour courir de grandes classiques dans des régions hostiles, comme la Rolex Sydney-Hobart Race en Mer de Tasmanie. Il s'agit du S/Y BEAU GESTE du propriétaire hongkongais Karl Kwok, lancé en 2013. C'est un plan du cabinet espagnol Botin Partners, calculé par le cabinet néo-zélandais Pure - Design & Engineering et construit comme un Stradivarius par Cookson Boats (NZ) tout en carbone. Il est équipé d'une quille basculante à 45°, de ballasts et de deux dérives. "Dans l'esprit, c'est à 40% un proto de Volvo Ocean Race 2014-2015 et à 60% un IMOCA 60 de la même époque", explique Alex Higby, broker et équipier du S/Y CABRÓN, mais également membre navigant de Abu Dhabi Racing, vainqueur de la Volvo Ocean Race 2014-2015. Sa coque volumineuse permettra d'y loger un OSC System très développé et concourra au "confort" de l'équipage. 

 

Actuellement cette superbe machine est basée à San Diego. Ce 80' est la propriété d'un Texan qui, après avoir fait carrière dans le secteur Oil & Gas, consacre d'importants moyens financiers à transformer les déchets, notamment les ordures ménagères, en énergie hydrogène. L'évolution de son voilier d'exception taillé pour les plus prestigieux podiums - dont il fréquentait encore récemment la plus haute marche des épreuves de la Côte Sud-Ouest des Etats-Unis - est donc une situation qu'il encourage avec enthousiasme …et générosité !

 

Reste maintenant à rapatrier le S/Y CABRÓN en Méditerranée. Il y subira quelques transformations. Il recevra le très novateur OSC System 2020, qui sera testé au cours d'une Expédition OceanoScientific Contaminants Plastiques Méditerranée 2020 en mai, en guise de préparation à la Grande Aventure de l'Hiver Austral.

 

Mais, d'ici-là, rendez-vous est donné pour le baptême de l'OceanoScientific Explorer, jeudi 26 mars en fin de matinée au ponton d'honneur du Yacht Club de Monaco.

Ce 80 pieds Botin - Cookson BEAU GESTE/ CABRÓN de 2013 est un voilier d'exception. C'est la plateforme idéale pour en faire le nouvel OceanoScientific Explorer. Il sera baptisé le 26 mars 2020 au Yacht Club de Monaco. Photo Howard Wright

De gauche à droite à bord du S/Y MALTESE FALCON : Alberto Vitale (Membre Fondateur - Vice-Président OceanoScientific Monaco) ; Laura Hampton (OceanoScientific Reporter) ; Isidoro Miele (Membre Fondateur - Secrétaire Général OceanoScientific Monaco) ; Dr. Elena Ambrosiadou (Armateur du S/Y MALTESE FALCON - Membre Fondateur OceanoScientific Monaco) ; Cécile d'Estais (Membre Fondateur - Déléguée Générale OceanoScientific Monaco) ; Yvan Griboval (Membre Fondateur - Président OceanoScientific Monaco et skipper des OceanoScientific Explorer), Olivier Campana (Représentant du Yacht Club de Monaco au Conseil d'Administration OceanoScientific Monaco) ; Ioannis Coward (Fils de Dr. Elena Ambrosiadou) avec la carte du parcours de l'Expédition OceanoScientific Hiver Austral 2020 (juin - Septembre) de Monaco à Monaco autour de l'Antarctique. Photo Mesi - Yacht Club de Monaco

Vendredi 28 juin 2019

OceanoScientific s'installe à Monaco

Vendredi 21 juillet, le Journal de Monaco a officialisé la création de l'association OceanoScientific Monaco domiciliée au Yacht Club de Monaco. Ce même vendredi, à l'heure du déjeuner, Yvan Griboval (Président), Alberto Vitale (Vice-Président), Isidoro Miele (Secrétaire Général) et Cécile d'Estais (Déléguée Générale) réunissaient quelques personnalités monégasques et mécènes afin de leur présenter le Programme OceanoScientific.

De son côté, l'association OceanoScientific France, créée le 7 janvier 2011 et domiciliée à la Maison des Océans à Paris, continue de se développer au profit de l'organisation d'expéditions océanographiques au service de la communauté scientifique internationale.

 

L'objet social de cette association monégasque est très proche de celui de l'association OceanoScientific France : "OceanoScientific témoigne, sensibilise et éduque le plus large public aux causes et aux conséquences du dérèglement climatique et de la pollution plastique en appelant à respecter, à aimer et à préserver l'Océan et sa biodiversité au profit des générations futures. OceanoScientific effectue des observations océanographiques selon les normes et recommandations des agences de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et de la communauté scientifique internationale dans des zones maritimes peu ou pas explorées. OceanoScientific concourt au rayonnement mondial de la Principauté de Monaco et promeut ses actions de sauvegarde de l'Environnement".

 

Deux Expéditions OceanoScientific sont d'ores et déjà programmées de Monaco à Monaco. 

L'Expédition OceanoScientific Sargasses & Contaminants Plastiques 2019 consistera en une navigation en Atlantique Nord entre Mindelo (Sao Vincente - Cap-Vert) et les Antilles françaises durant le mois d'octobre, avec étude des sargasses en plongée et grâce à deux drones, dont un équipé d'une caméra hyperspectrale. 

 

L'Expédition OceanoScientific - Tour de l'Antarctique - Hiver Austral 2020 consistera en un tour du monde, dont un tour complet de l'Antarctique durant l'hiver austral (juin - octobre). A ce jour, aucun équipage n'a encore jamais réalisé ce périple sans escale durant cette saison animée de dépressions extrêmes dans la zone maritime la plus inhospitalière au Monde. Ce sera à la fois un défi humain et un grand challenge océanographique, car la communauté scientifique internationale ne dispose d'aucune donnée à l'interface océan-atmosphère pendant plus de trois mois à cette saison.

Le nouvel OceanoScientific Explorer retournera exactement deux ans plus tard dans le sillage des Explorations de Monaco 2017.

Photo Olivier Borde - Explorations de Monaco 2017

Lundi 8 avril 2019

IXe Symposium Environnemental : Mission accomplie

La 3e Monaco Ocean Week s'est tenue du 24 au 30 mars à l'initiative de la Fondation Prince Albert II ; du Musée et de l'Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco ; du Centre Scientifique de Monaco ; du Yacht Club de Monaco. L'association OceanoScientific a participé activement à la conception et à la réalisation du IXe Symposium Environnemental La Belle Classe Superyachts du Yacht Club de Monaco, auquel la journée du jeudi 28 mars était consacrée.

 

Cet événement a été créé il y a une dizaine d'années par Bernard d'Alessandri, Secrétaire Général du Y.C.M. avec Cristina Ruiz Martinez, en charge des Relations Super-yachts et, de ce fait, en contact permanent avec armateurs et capitaines.

 

Notre Président : Yvan Griboval, lui-même sociétaire du prestigieux Yacht Club de Monaco et Cécile d'Estais, Déléguée Générale de notre association, ont collaboré à l'élaboration d'une journée complète d'échanges à la manière d'un talk show TV dans le but de développer cet événement pour qu'il devienne un marqueur majeur de la Monaco Ocean Week. Quatre grands thèmes ont été abordés par 24 intervenants internationaux, tous spécialistes dans leur domaine d'activités : 

 

- Nouvelles destinations 

- Mouillages durables : Respect & Préservation des zones côtières 

- Maintenance courante au port et en navigation : Préservation, Entretien & Gestion des déchets gazeux

- Nouvelles énergies de propulsion : Voile, Électricité & Hydrogène

 

Plus de deux cents personnes, majoritairement des capitaines de super-yachts et des professionnels réunis au sein du Cluster Yachting Monaco et du Sustainable Yachting Network, ont assisté à ce talk show animé avec brio par la journaliste Cyrielle Hariel. Cette journée a été clôturée par la remise par le Prince Souverain des premiers Y.C.M. Explorer Awards.

Chacun des quatre plateaux du Symposium Environnemental qui s'est tenu dans la Meeting Room du Yacht Club de Monaco a permis les interventions très complémentaires de spécialistes de renommée, comme Mike Horn évoquant ici dans le Plateau A l'état de l'environnement tel qu'il le découvre dans le cadre de ses expéditions.

Photo Mesi - Yacht Club de Monaco

De gauche à droite : Cristina Ruiz Martinez, en charge des relations avec les armateurs et capitaines de super-yachts au Y.C.M. ; Yvan Griboval, Président de OceanoScientific ; Bernard d'Alessandri, Secrétaire Général du Yacht Club de Monaco ; Cyrielle Hariel, journaliste médiatrice du Symposium Environnemental 2019 ; Mike Horn, explorateur et conférencier sur le thème des "Nouvelles destinations", Président du Jury des premiers Y.C.M. Explorer Awards.

Photo Mesi - Yacht Club de Monaco

Plateau sur le thème "Nouvelles destinations", de gauche à droite : Murat Vargi, Daniela Matheus-Holland, Sonia Torland, Patrick Farcy, Christian Kempf, Mike Horn. 

Photo Mesi - Yacht Club de Monaco

Plateau sur le thème "Mouillages durables : Respect & Préservation des zones côtières", de gauche à droite : Frédéric Villiers, Thierry Duchesne, Armelle Roudaut Lafon, Anne Vissio, Laurent Certaldi. Photo Mesi - Yacht Club de Monaco

Plateau sur le thème "Mouillages durables :

Respect & Préservation des zones côtières / Sustainable Yachting Network - Charte Bleue", de gauche à droite :

Florestan Fillon, Cristina Ruiz Martinez.

Photo Mesi - Yacht Club de Monaco

Plateau sur le thème "Maintenance courante au port et en navigation : Préservation, Entretien & Gestion des déchets gazeux", de gauche à droite : Gérard Abidh, Kaj van Alem, Christophe Morote, Margaret Hepburn.

Photo Mesi - Yacht Club de Monaco

Plateau sur le thème "Nouvelles énergies de propulsion : Voile, Électricité & Hydrogène", de gauche à droite : Jonathan McDonnell, Alain Janet, Philippe Briand, Marc Van Peteghem, Derek Munro, Richard Tatlow.

Photo Mesi - Yacht Club de Monaco

Plateau sur le thème "Nouvelles énergies de propulsion : Voile, Électricité & Hydrogène", de gauche à droite : Jérémie Lagarrigue, Arnaud Vasquez.

Photo Mesi - Yacht Club de Monaco

S.A.S. le Prince Souverain Albert II, Président du Yacht Club de Monaco, a remis les premiers Y.C.M. Explorer Awards jeudi 28 mars en présence des membres du jury international, dont Richard Wiese, Président de l'Explorers Club américain (3e en partant de la droite) et de Pierre Casiraghi, vice-Président du Yacht Club de Monaco (1er en partant de la droite). Photo Mesi - Yacht Club de Monaco

Jeudi 7 mars 2019

OceanoScientific participe à la Monaco Ocean Week

A l'initiative de S.A.S. le Prince Souverain Albert II, les forces vives monégasques relatives à l'étude de l'Océan et à sa préservation : Fondation Prince Albert IIMusée et Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de MonacoCentre Scientifique de Monaco et le lien de la Principauté à la Mer : le Yacht Club de Monaco ; préparent activement la Monaco Ocean Week, troisième du nom, programmée du 24 au 30 mars.

 

Parmi une quarantaine d'événements, il faut noter l'initiative de Robert Calcagno, Directeur général de l'Institut océanographique, qui réunira mardi 26 mars pour la première fois les dirigeants des plus grands instituts océanographiques européens à l'occasion d'une journée de concertation et de stratégie en vue d'optimiser la collaboration scientifique entre les états.

 

Autre grand rendez-vous, le IXe Symposium Environnemental La Belle Classe Superyachts du Yacht Club de Monaco, jeudi 28 mars. Bien avant que naisse la Monaco Ocean Week, Bernard d'Alessandri, Secrétaire Général du Y.C.M. souhaitait "rendre le Yachting responsable ; mobiliser armateurs, capitaines et équipages à la nécessité d'innover pour naviguer propre, pour naviguer mieux", selon son expression. Avec Cristina Ruiz, sa collaboratrice en charge des relations Superyachts, Bernard d'Alessandri a peu-à-peu développé ce symposium.

 

Avec le concours de notre Président : Yvan Griboval, lui-même membre du prestigieux Yacht Club de Monaco et de Cécile d'Estais, Déléguée Générale de notre association, le IXe Symposium Environnemental va se tenir une journée entière de 9h00 à 18h30, à la manière d'un talk show TV. 

 

Quatre grands thèmes seront débattus par pas moins de 25 intervenants internationaux 

 

              - Nouvelles destinations ; 

 

              - Mouillages durables : Respect & Préservation des zones côtières

              - Maintenance courante au port et en navigation : Préservation, Entretien & Gestion des                               déchets solides / gazeux 

              - Nouvelles énergies de propulsion : Voile, Électricité & Hydrogène

 

Cette journée se clôturera par la remise par le Prince Souverain des premiers Y.C.M. Explorer Awards.

visuels_MOW2018_700x591px_FR.jpg

Vendredi 8 février 2019

OceanoScientific référencé par le POGO

Le Programme OceanoScientific est désormais supporté officiellement par le Partnership for Observation of the Global Ocean (POGO), constitué des 38 instituts scientifiques de vingt pays. Yvan Griboval, Président de OceanoScientific atteint donc ainsi son objectif tel qu'imaginé en 2005-2006 : servir la communauté scientifique internationale en collectant des données océanographiques de qualité à l'interface océan - atmosphère à la voile sans rejet de CO2 dans des zones maritimes peu ou pas explorées, dont le Courant Circumpolaire Antarctique sous les trois grands caps continentaux : Bonne-Espérance, Leeuwin et le Cap Horn. Dans le cadre de l'Annual Meeting 2019 du POGO qui s'est tenu dans les locaux de l'Ocean Science Center Mindelo (OSCM) à Mindelo, sur l'île de São Vicente dans l'archipel du Cap-Vert, Gérard Eldin (CNRS/INSU) a présenté le Programme OceanoScientific devant une salle remplie de scientifiques du monde entier. Il a présenté le Programme OceanoScientific le 22 janvier en évoquant les résultats de l'Expédition OceanoScientific 2016-2017, ainsi que les deux prochaines campagnes durant l'été austral 2019-2020 et, surtout, durant l'hiver 2020. Si cette dernière est réussie, ce sera une grande première en matière d'océanographie, mais également sur le plan maritime, car jamais aucun équipage n'a réussi le tour de l'Antarctique sans escale durant l'hiver austral. C'est pourquoi Yvan Griboval souhaite s'engager dans ces nouveaux défis à la barre d'un maxi-catamaran de 33,50 mètres - le cata océanique plus rapide au Monde à ce jour - pour avoir la capacité : soit de se maintenir dans des conditions navigables en avant des terribles dépressions australes ; soit de pouvoir s'échapper à 25-30 nœuds et plus d'une situation scabreuse due à la présence d'un centre dépressionnaire loin de son positionnement théorique sur la carte météo. Il est en effet peu probable qu'aucun navire, même rapide et conçu pour naviguer dans les Quarantièmes Rugissants et les Cinquantièmes Hurlants, puisse faire face à des vents de 60 à 80 nœuds et plus, sur un Ocean déchaîné, dans les zones maritimes les plus inhospitalières - et les plus méconnues scientifiquement - de la Planète.

L'Annual Meeting du Partnership for Observation of the Global Ocean (POGO) s'est tenu à la fin janvier à l'Ocean Science Center de Mindelo (Cap-Vert), réunissant les représentants des 38 instituts scientifiques de vingt pays. Photo Andreas Villwock - GEOMAR

Au nom du Comité Scientifique Fabienne Gaillard, Gérard Eldin du CNRS/INSU a présenté le Programme OceanoScientific dans son ensemble, dont l'Expédition OceanoScientific 2016-2017, ainsi que les deux prochaines Expéditions OceanoScientific programmées durant l'été austral 2019-2020 et l'hiver austral 2020. Photo Andreas Villwock - GEOMAR

L'assemblée était très attentive aux propos de Gérard Eldin durant sa présentation du Programme OceanoScientific

Au premier rang, de gauche à droite: Professeur Dr. Karen Wiltshire, Présidente sortante du POGO et Vice-Directeur du Alfred Wegener Institute (AWI) ; Professeur Dr. Peter M. Herzig, Executive Directeur du GEOMAR Helmholtz Centre for Ocean Research Kiel ; Professeur Dr. Arne Körtzinger, Responsable de d'Océanographie Chimique au GEOMAR et Responsable Scientifique de la coopération Germano-Capverdienne au  GEOMAR ; Cordula Zenk, Coordinator de la coopération Germano-Capverdienne. .

Photo Andreas Villwock - GEOMAR