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Actualités 2024 

Mercredi 21 février 2024

Port Navy Super Services

Il y a tout juste un an, la tâche était délicate lorsque nous avons dû sélectionner une base technique sur le littoral méditerranéen pour transformer notre catamaran Lagoon 570 de 2001, tout juste acquis, en une plateforme OceanoScientific Explorer dénommée LOVE THE OCEAN, puis nous engager à y effectuer les maintenances annuelles sur un cycle de huit ans. Nous n'avions alors aucune réelle connaissance des professionnels du secteur. Plus de 45 ans d'activités professionnelles sur les côtes de Manche et d'Atlantique avaient forgé de solides habitudes dans cette zone, notamment auprès de l'excellente base technique V1D2 Marine Services (Caen - Normandie). Après de nombreuses démarches, notre choix s'est porté sur Port Navy Service à Port-Saint-Louis-du-Rhône, où nous avons placé la préparation de notre Lagoon LOVE THE OCEAN sous la coordination de Frédéric Switala et de Benoît Gabriel (META Yachts Services). À quelques jours de larguer les amarres pour la première des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030, nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir fait le bon choix. Nous apprécions la collaboration avec les élus de la ville de Port-Saint-Louis-du-Rhône, en particulier avec le Maire, Martial Alvarez et ses équipes du Pôle Nautisme Mer & Développement (Nautismed). Sur le site de Port Navy Service - escale officielle du Club Lagoon - nous avons bénéficié de la présence de spécialistes compétents pour une préparation de qualité en vue de navigations océaniques au long cours sereines. Désormais, il faut attendre que la tempête "Louis" et ses conséquences méditerranéennes aillent souffler ailleurs pour que le LOVE THE OCEAN mette le cap au Sud-Ouest...

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Le catamaran Lagoon 570 LOVE THE OCEAN effectue sa manœuvre pour accoster au quai de Port Navy Service.

Photo de drone Maeve Fabre - Port Navy Service

Depuis mai dernier, Port Navy Service, dirigé par Philippe Froment, et le Club Lagoon ont marié leurs compétences pour offrir des avantages exclusifs aux propriétaires des catamarans produits par CNB (Groupe Bénéteau) membres du Club Lagoon. Cela garantit aussi bien une place au port de premier choix, que des remises exceptionnelles sur les services portuaires et bien d'autres privilèges encore. Ce partenariat est taillé sur mesure pour les amoureux des Lagoon, …comme nous ! D'ailleurs, LOVE THE OCEAN est un des Ambassadeurs du Club Lagoon. Cette communauté d'excellence offre à ses membres l'accès à un réseau de marinas prestigieuses dans de nombreux pays et des réductions exclusives sur la Boutique Lagoon en ligne.

 

Chez Port Navy Service, outre l'engagement multidisciplinaire de META Yachts Services - comparable à ce qui se pratique dans la préparation de voiliers de course océanique en Manche et Atlantique - nous avons bénéficié des services de la talentueuse et rigoureuse équipe de Christophe Ortin (Atelier Marine Services), qui est intervenue avec efficacité sur nos deux moteurs Yanmar, leurs saildrives et notre générateur Onan. Ils sont également en charge du suivi de la maintenance du moteur Suzuki qui équipe notre annexe Vanguard. Un tandem précieux à l'efficacité avérée pour réaliser les Expéditions OceanoScientific ADNe Méditerranée.

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Port Navy Service est une base technique de plus en plus réputée. Il est fréquent d'y rencontrer de célèbres marins comme Paul Meilhat qui y hiverne son catamaran personnel. Ou de célèbres navires, comme ici

la goélette TARA qui sort de sa campagne sur le Rhône et se prépare à retourner naviguer en mer.

Photo de drone Maeve Fabre - Port Navy Service

Tout le matériel Raymarine a été installé par Nicolas Escande (AD Nautic - The Wind Ship), qui a également contrôlé et remis en service l'éclairage intérieur, ainsi que quelques équipements électriques comme le guindeau, essentiel dans nos missions océanographiques. Quant aux travaux de sellerie, ils ont été réalisés par Stéphane Lebar (WBS Yacht Service - Global Nautic).

 

Deux entreprises extérieures sont intervenues à bord de LOVE THE OCEAN durant son séjour à Port-Saint-Louis-du-Rhône. ROM-arrangé, LA référence de la capitale de la course océanique mondiale (Lorient) en matière d'équipements informatiques et de liaisons satellitaires, grâce à son antenne de Mauguio (près de Montpellier), a équipé notre catamaran du meilleur matériel en ce domaine. YACHTELEC, société basée à La Ciotat, réputée dans le milieu du yachting de prestige et des super yachts, mais également unique représentant sur le littoral méditerranéen français des dessalinisateurs de la marque italienne Idromar, a remis en état cette garantie d'autonomie sans limite en matière d'eau douce. Un complément important à l'autonomie énergétique produite par les 2 000 watts des panneaux solaires. De quoi naviguer et explorer sans émission de CO2, même au cœur de sites maritimes sanctuarisés…

 

À l'heure où nous mettons en ligne, alors que la tempête "Louis" risque de ravager le Nord de nos côtes atlantique et celles de la Manche jusqu'à loin dans les terres, sa partie Sud va engendrer une grosse tempête de Sud-Ouest, pile face aux étraves du LOVE THE OCEAN. La Nature impose son rythme qu'il faut respecter. Résultat, nous allons devoir attendre la fenêtre du jeudi 29 février qui se profile à l'horizon météorologique pour larguer les amarres. Quelques jours à demeurer au Ponton K de Port-Saint-Louis-du-Rhône où nous n'escomptons pas revenir à notre base technique de Port Navy Service avant la seconde moitié du mois d'août. Nous y effectuerons la maintenance annuelle avant d'entamer le Tour MER & MÉTIERS - Révéler les vocations de Demain. Un gros mois le long du littoral méditerranéen de Nice à La Grande Motte et nous rejoindrons Bordeaux à la mi-décembre. Ce sera l'occasion de participer à la célébration des 40 ans de la marque Lagoon (140 ans du Groupe Bénéteau) au ponton du chantier CNB, sur la rive droite de la Garonne.   

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Le Ponton K de Port-Saint-Louis-du-Rhône, spécialement conçu pour accueillir des catamarans, est exceptionnel douze mois sur douze, qu'il s'agisse d'hiverner face au Mistral ou de faire une escale au calme durant l'été, lorsque les marinas alentour débordent et sont excessivement bruyantes. Un site d'escale que nous recommandons !

Photo OceanoScientific

Mercredi 7 février 2024

Cap sur le Parc national de la Guadeloupe

Alors que la première des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030 était programmée de longue date à destination de l'île Juan de Nova (Océan Indien - Iles Éparses - France - TAAF), le Conseil d'Administration de l'association philanthropique d'intérêt général OceanoScientific a entériné ce mardi 6 février la mise en adéquation de ses campagnes tropicales avec sa stratégie globale. En lieu et place de Juan de Nova, cette première mission se fera de l'autre côté de l'Atlantique, dans le Parc national de la Guadeloupe, en étroite collaboration avec la direction de ce site exceptionnel et avec ses propres partenaires scientifiques et pédagogiques. Comme l'explique ci-dessous Yvan Griboval, Directeur des Expéditions OceanoScientific et skipper du catamaran Lagoon 570 LOVE THE OCEAN, c'est un changement de cap en totale cohérence avec notre orientation stratégique : axer toutes nos actions à vocation scientifique pour "Guider les jeunes vers les nouveaux métiers de l'Économie Bleue". La préparation de notre plateforme océanographique innovante - se déplaçant à la voile en totale autonomie énergétique sans émission de CO2 - se termine actuellement à Port-Saint-Louis-du-Rhône sous la coordination de Frédéric Switala et de Benoît Gabriel (META Yachts Services).

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Le Parc national de la Guadeloupe, dans lequel se situe l'anse de Grand Cul-de-Sac Marin au Nord de l'île,

est un site d'exploration riche d'une grande biodiversité. Il subit, comme tout l'arc antillais, la conjonction des conséquences du dérèglement climatique et de la pression anthropique. Y recueillir par séquençage ADN in-situ les données génétiques d'organismes marins en voie de disparition du fait de la Sixième Extinction, est de première importance pour sauvegarder précieusement ce patrimoine de la Guadeloupe.

Photo Anne Chopin avec l'aimable autorisation du Parc national de la Guadeloupe

"Comme nous souhaitons réaliser des Expéditions OceanoScientific dont la finalité soit directement liée au profit de la jeunesse des territoires explorés, Juan de Nova, une des cinq îles éparses inhabitées, dont l’intérêt scientifique est inchangé, ne répondait plus à nos priorités", expliquait Yvan Griboval au sortir du Conseil d'Administration, mardi 6 février au soir. "Mais ne pas pouvoir emmener des lycéennes et des lycéens découvrir la génétique moléculaire à bord de notre catamaran de 17 mètres, n'est pas la seule raison de ce changement d’objectif.

 

En effet, malgré l'enthousiasme sincère des scientifiques très compétents des universités de Mayotte et de La Réunion avec lesquels nous démarrions une collaboration, aucun programme scientifique ne pouvait abriter notre Expédition OceanoScientific, du fait de son caractère extrêmement innovant, hors les standards océanographiques traditionnels. Personne n'imagine que réaliser du séquençage ADN in-situ est possible et, surtout, utile pour favoriser la préservation et la valorisation de données génétiques d'organismes marins menacés par la Sixième Extinction et la pression anthropique !

 

Autodidacte, je suis un instinctif. Alors, j'ai tenu à faire spécialement le déplacement à Saint-Pierre à La Réunion pour un entretien le 21 septembre dernier avec Madame la Préfète des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) et avec ses responsables de départements. En 90 minutes d'entretien, j'ai perçu que l'accueil que nous réserverait l'Administration des TAAF ne serait pas à la hauteur de notre engagement. J'ai estimé que l'effort de nos mécènes et partenaires pour nous permettre de mener à bien cette mission d'exploration - par des fonds de cinq à huit mètres pour préserver des données génétiques inconnues - ne serait pas récompensé par une collaboration constructive pour mener cette entreprise au succès. J'en ai déduit que les deux fois 80-90 jours de navigation avec incursion dans les Quarantièmes Rugissants sous le Cap de Bonne-Espérance devait être a minima reporté lorsque l'administration des TAAF comprendrait l’enjeu. L'enthousiasme du Bureau de l'Action de l'État en Mer (BAEM) de la zone de l'Océan Indien Sud-Ouest n'a pas suffi à contrebalancer cette position des TAAF. 

 

L'idée de travailler à la réalisation d'une "preuve de concept" en Guadeloupe, toujours aux mêmes dates que celles retenues pour Juan de Nova : lundi 8 au vendredi 19 avril inclus, s'est imposée comme une évidence. Le premier contact avec Valérie Séné, Directrice du Parc national de la Guadeloupe et avec sa collaboratrice Sophie Bédel, a confirmé cette évidence. Autre élément en faveur de ce choix d'une mission dans le lagon de Grand Cul-de-Sac Marin, l'École de l'ADN, présidée par les Professeurs Philippe Berta et Christian Siatka, est en cours d'implantation en Guadeloupe pour favoriser l'accès des jeunes aux métiers de la génétique. Christian Siatka, vice-Président de l'association OceanoScientific, est aussi notre généticien référent embarqué en son statut de Directeur Scientifique. Réaliser la première des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030 dans cette île des Antilles Françaises accélèrera la mise en œuvre de ce projet au profit des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens.

 

Nous mettrons donc le cap sur la Guadeloupe fin février avec enthousiasme et ravis de pouvoir entamer une collaboration avec les équipes du Parc national de la Guadeloupe et avec ses partenaires scientifiques et pédagogiques".

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L'anse de Grand Cul-de-Sac Marin est un joyau de biodiversité marine du Parc national de la Guadeloupe,

au Nord de l'île. C'est probablement un des sites maritimes ultramarins français les plus contrôlés pour en assurer une préservation durable, grâce aux équipes qui le gèrent avec passion. Cependant, bon nombre de ses organismes sont encore méconnus, surtout en ce qui concerne leurs caractéristiques génétiques.

Carte publiée avec l'aimable autorisation du Parc national de la Guadeloupe

Mercredi 31 janvier 2024

Plastimo LOVE THE OCEAN

Plastimo fut le premier partenaire technique & fournisseur officiel du skipper d'usine du Chantier Bénéteau, Yvan Griboval, en juin 1981 à l'occasion de la TWOSTAR, la transat en double anglaise sur le trajet Plymouth (GB) - Newport (E-U), courue avec François Carpente sur FIRST, un First 35. Rien d'étonnant que 43 ans de fidélité plus tard, Plastimo s'engage à nouveau dans une aventure menée par Yvan Griboval, désormais Directeur des Expéditions OceanoScientific et skipper du catamaran Lagoon 570 LOVE THE OCEAN"Pour mener à bien des explorations océanographiques à la voile sans émission de CO2 dans des zones maritimes peu fréquentées et parfois hostiles, le premier souci concerne la sécurité à la fois du navire, mais également de son équipage. Or, Plastimo (Groupe Alliance Marine) offre la gamme des équipements les mieux adaptés pour garantir de naviguer en toute sécurité et de parer aux fortunes de mer auxquelles tout marin s'expose en quittant le port", explique Yvan Griboval. "Travailler avec les meilleurs en tous domaines augmente nos chances de succès et garantit à nos partenaires que nous veillons à mettre le maximum de chances de notre côté pour que nous portions fièrement leurs couleurs à bord du LOVE THE OCEAN".

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Mercredi 24 janvier une franche et cordiale poignée de mains entre Frédéric Blaudeau, Directeur Marketing & Communication de Plastimo (à gauche) et Yvan Griboval scelle l'accord de collaboration entre Plastimo et l'association OceanoScientific au titre des navigations d'intérêt général réalisées par le catamaran Lagoon 570 LOVE THE OCEAN sur le cycle des Expéditions OceanoScientific 2024-2030. Photo OceanoScientific - Plastimo

Qui aurait imaginé - et sûrement pas Antoine Zuliani, tout entrepreneur innovant qu'il était en créant Plastimo à Lorient en 1963 - que la marque morbihannaise serait 60 ans plus tard présente dans 90 pays avec pas moins de 1 600 revendeurs en France !

 

Tout comme Benjamin Bénéteau, grand-père de Madame Annette Roux, ne pouvait pas imaginer en créant son chantier sur les bords de la Vie en Vendée en 1884, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, que 140 ans plus tard sa petite-fille en aurait fait un mastodonte international de l'industrie nautique, accumulant les titres de leaders mondiaux, à commencer par celui de constructeur de catamarans de plaisance avec la marque Lagoon, qui fête cette année ses quarante ans !

 

Marque emblématique de la plaisance, Plastimo accompagne les navigateurs et les professionnels du nautisme sur toutes les mers du Globe. Les gammes propriétaires portent l’ADN de la marque et sont complétées par une sélection de marques spécialistes réputées, dont bon nombre sont issues de l'univers du Groupe Alliance Marine.

 

Plastimo, ce sont 12 000 produits qui mettent en exergue les quatre valeurs fondamentales de l’équipage Plastimo : Sécurité - Ergonomie - Plaisir du Pratiquant - Service au Professionnel. Quatre points cardinaux de Plastimo, société réputée par ailleurs pour ses fameux compas toujours réalisés dans ses propres ateliers historiques, non loin de la base des sous-marins de Lorient, désormais à quelques encablures des immenses bâtiments des plus grandes écuries de course océanique au Monde devenue la célèbre Sailing Valley - Lorient La Base.

 

La sécurité est au cœur même de l'ADN de Plastimo depuis son origine, lorsque ses brassières de sauvetage "Plein Ciel" étaient l'uniforme de l'emblématique École de Voile Les Glénans. La sécurité a toujours été le fil conducteur du développement de la marque, comme en témoignent les derniers gilets de sauvetage, longes et harnais nés dans le département R&D de Lorient.

 

Plastimo et OceanoScientific partageant les valeurs fondamentales relatives à la nécessaire préservation de la biodiversité marine, il est donc naturel que Plastimo embarque sur le catamaran Lagoon 570 LOVE THE OCEAN …pour de longues navigations…

Mercredi 24 janvier 2024

Guider les jeunes vers les nouveaux métiers

de l'Économie Bleue

Après avoir présenté le nouveau Conseil d'Administration de l'association OceanoScientific dans la Newsletter du 10 janvier ; en ayant évoqué les objectifs scientifiques du cycle de sept ans de 2024 à 2030 dans celle du 17 janvierYvan Griboval, à la fois Président de l'association philanthropique d'intérêt général OceanoScientific, Directeur des expéditions et skipper du catamaran Lagoon 570 adapté en plateforme océanographique LOVE THE OCEAN, présente désormais l'objectif majeur de OceanoScientific sous forme d'une interview, validée par les membres du Conseil d'Administration. C'est le fruit d'un long parcours qui a débuté il y a bientôt vingt ans, en 2005, lorsqu'a germé le projet de profiter des voiliers qui naviguent dans des zones maritimes peu fréquentées et spécifiquement sous les trois grands caps continentaux : Bonne-Espérance, Leeuwin et le Cap Horn, pour recueillir des données océanographiques d'intérêt, tout en utilisant ces aventures humaines pour sensibiliser le plus large public à respecter et à aimer l'Océan. La première grande évolution, telle qu'évoquée le 17 janvier dernier, a été la décision d'assister les scientifiques sous réserve que les données recueillies aient un usage direct au profit de l'Humanité. La finalité de notre démarche consiste désormais à tout mettre en œuvre : nos Expéditions OceanoScientific, comme tous les autres événements de l'association et les prises de parole qui en résultent, pour une unique cause de grande envergure : favoriser l'accès des jeunes aux nouveaux métiers de l'Économie Bleue.

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Si le célèbre artiste-photographe-plongeur niçois Greg Lecoeur a saisi-là une scène merveilleuse de la vie d'un récif corallien en bonne santé, nous y décelons l'objet des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030.

C'est-à-dire des organismes marins dont de minuscules échantillons recueillis sans les blesser vont permettre au Professeur Christian Siatka d'en séquencer l'ADN pour, à terme, rechercher les molécules d'intérêt pour la Santé, le Bien-être et les Services à l'Environnement au profit des jeunes en faveur des nouveaux métiers de l'Économie Bleue.

Photo Greg Lecoeur (Tous droits réservés)

Question - Pourquoi orienter les missions de l’association vers une sensibilisation des jeunes lycéens et étudiants aux nouveaux métiers de l’Économie Bleue ?

 

Yvan Griboval - "Lorsque je suis revenu le 2 juin 2017 au Yacht Club de Monaco au terme de l'Expédition OceanoScientific Tour du Monde 2016-2017, j'ai rapporté un seul mot de mon aventure : "EFFICACITÉ", que j'essaye depuis de décliner …le plus efficacement possible ! 

 

Orienter nos campagnes océanographiques pour qu'elles soient fléchées au service de l'Humanité est une première étape. Nous avons effectivement démarré sur ce thème l'an dernier à l'occasion de l'Expédition OceanoScientific ADNe Méditerranée 2023.

 

En 2005-2006, s'il y a cette volonté de s'orienter vers une activité philanthropique relative à une meilleure connaissance de l'Océan pour mieux le préserver pour les générations futures, c'est parce que je vais à nouveau devenir Papa. Parce que je prends conscience que mon fils ou ma fille ne connaitra jamais la Nature telle qu'elle était dans les années 60-70, lorsque je passais l'essentiel de mon temps libre sur l'estran des rivages du Pays de Caux (Normandie) et dans la bande côtière d'un mille nautique tout au plus (1 852 mètres) où les ressources halieutiques prospéraient à profusion et paraissaient inépuisables.

 

Lorsque que l'enfant attendu s'est avéré être deux vrais jumeaux et leur sœur, donc des triplés (!), mes convictions se sont renforcées. J'ai alors peu-à-peu abandonné mon univers d'origine : la Communication Événementielle dans le domaine de la voile sportive, pour me consacrer progressivement, puis à 100%, au développement de ce qui est devenu l'association philanthropique d'intérêt général OceanoScientific. Dans cette démarche, Cécile d'Estais-Griboval, mon épouse et la Super Maman des Triplés, a rejoint très tôt l'association OceanoScientific, animée de la même énergie que moi pour œuvrer avec passion en pensant évidemment à la génération de nos enfants de bientôt 17 ans, mais surtout aux générations futures, sans distinction aucune, ni d'origine ni de nationalité.

 

Deux autres étapes ont été décisives.

 

La première, lorsque nos triplés nés en juin 2007 avaient une dizaine d'années et que je revenais de mon périple en solo autour de la Planète. Je leur ai exposé la nécessité de s'intéresser à un maximum de sujets en prévision de leur vie professionnelle dans des métiers, qui, probablement n'existaient pas encore. D'où l'impérieuse nécessité d'être curieux et de ne limiter d'aucune manière leurs rêves. Car l'impossible d'un jour se révélera une évidence le lendemain, à force de volonté, à condition de n'être contraint ni dans sa propre réflexion, ni dans ses actions.

 

La seconde étape est plus récente. Ce fut il y a tout juste un an. Lorsque les trois têtes blondes, bien ancrées dans cette période "exquise" qu'est l'adolescence, se sont trouvées en Seconde Générale en situation de choisir trois spécialités. Ce choix fondamental étant le préambule de l'abandon d'une des trois spécialités au terme de la Première. Pour clore une Terminale avec une sélection resserrée de matières afin de s'adapter au moule de Parcoursup. Bref, tout l'inverse de ce que je recommandais à nos triplés cinq ans plus tôt !

 

Alors que des milliers de nouveaux métiers émergent en tous domaines, notamment du fait d'outils sans cesse plus performants - sans oublier l'apport de l'Intelligence Artificielle !... - pourquoi devrait-on limiter les acquis scolaires de cette jeune génération sous prétexte de s'adapter à un moule fondé sur des filières pédagogiques d'un autre siècle ?

 

Lorsque j'avais de vingt à trente ans en 1970-90, être autodidacte en ne disposant d'aucun diplôme s'avérait potentiellement un gros handicap. Ce ne fût pas mon cas et j'en suis fier. Aujourd'hui, le statut d'autodidacte est plutôt un atout qu'un frein à une carrière passionnante dans un nouveau métier. Une activité professionnelle à concevoir et à développer soi-même grâce aux nombreux atouts dispensés tant par l'État français que par les collectivités territoriales. Aucun autre pays que la France, n'offre de telles opportunités aux jeunes. Aidons-les à s'en saisir à bon escient."

 

Question - Comment allez-vous concilier les missions majeures de l’association OceanoScientific avec cet élan vers les nouveaux métiers émergeants de l’Économie Bleue ?

 

Yvan Griboval - "D'abord un constat. De nombreux adolescents développent une phobie scolaire et se retrouvent totalement démotivés au point d'avoir strictement aucune appétence pour les cours dispensés au lycée" alors qu'il y tout ce qu'on veut sur Internet", comme cela est répété à l'envi par les ados récalcitrants. 

 

Force est de constater autour de nous que le nombre de ceux que nous dénommons "Les "Naufragés de l'Éducation Nationale" est significatif : enfants démotivés, jeunes étudiants désabusés.

 

Or, jamais le domaine maritime et ses extensions n'a été autant synonyme d'emplois d'avenir, si ce n'est peut-être à la fin du XIXe et au début du XXe. Et encore, j'en doute. Il n'y avait pas alors à disposition de moyens de communication universels qui offrent aujourd'hui une audience internationale à la moindre prise de parole sur les réseaux sociaux, outils de développement mondial parmi d'autres...

 

Un exemple simple. Les Australiens ont rompu le contrat avec la France qui devait leur livrer des sous-marins. Américains et Anglais ont pour cela argué de je ne sais quels arguments pour décrédibiliser notre pays et nos compétences en ce domaine. Avant de se rétracter récemment et d'annoncer l'impossibilité de livrer les fameux sous-marins anglo-saxons. La raison ? Une absence de main-d'œuvre qualifiée, faute de filières pédagogiques adaptées aux nouvelles technologies développées par des ingénieurs toujours plus créatifs, à des matériaux toujours plus sophistiqués. 

 

Dans notre domaine de l'usage de la génétique appliquée à des organismes marins issus des récifs français coralliens, de nombreuses tâches, expressions du biomimétisme, sont à inventer pour établir un lien efficace entre : la collecte des minuscules échantillons ; le séquençage ADN ; la recherche et la valorisation de molécules d'intérêt ; l'usage industriel et commercial qui pourrait en être fait in-fine.

 

Dans les projets très innovants que nous portons, précisons, en ce qui concerne la valorisation de données génétiques (numériques) et la commercialisation de produits issus de celles-ci, que nous militons ardemment auprès des autorités françaises de tutelle pour que tout brevet relatif à l'usage du vivant demeure inaliénablement détenu à un tiers par le territoire d'origine des échantillons séquencés. Pas moins. Soit une avancée majeure par rapport aux règles internationales régies par le fameux Protocole de Nagoya, que je considère, en ce qui me concerne, malheureusement aussi efficace qu'une raquette de tennis sans cordage.

 

Bien évidemment, nous n'avons, directement ou indirectement, strictement aucun intérêt financier ou d'une autre nature, dans l'exploitation de ces données numériques issues du vivant.

 

Nous travaillons à ce projet depuis deux ans sous la dénomination de REssources FRAnçaises CORalliennes - REFRACOR 2030. Nous aurons l'occasion d'en exposer les tenants et les aboutissants dans quelques semaines, une fois que nous serons en mer sur la route de notre première mission tropicale.

 

Grâce à l'apport déterminant du Professeur généticien Christian Siatka - présenté dans sa fonction de vice-Président de l'association OceanoScientific dans la Newsletter du 10 janvier - et à son expérience, à la fois comme Directeur de la plateforme de Génotypage et de Génomique de l’École de l’ADN, mais également de concepteur et de fournisseur de kits d'ADN à plusieurs centaines de professeurs de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) de collèges et de lycées, il sera possible, les 17, 18 et 19 avril prochain, de sensibiliser des jeunes de 15-19 ans à l'usage de l'ADN appliqué aux organismes marins des récifs situés devant chez eux.

 

Nous réaliserons en effet à bord du Lagoon 570 transformé en OceanoScientific Explorer LOVE THE OCEAN des ateliers de séquençage in-situ dans le lagon, sous les directives du Professeur Christian Siatka, Directeur Scientifique des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030.

 

L'objectif est donc bien de motiver ces jeunes à considérer les récifs coralliens non pas seulement comme des sites touristiques pour les Métropolitains et les étrangers, mais comme la promesse d'emplois, la garantie de pouvoir développer une activité professionnelle sans avoir besoin de se laisser aimanter par la Métropole et ses chimères."

Mercredi 17 janvier 2024

Mettre la Science au service de l'Humanité

Comme annoncé dans la Newsletter hebdomadaire du mercredi 10 janvier à l'occasion de la présentation du nouveau Conseil d'Administration, cette semaine nous évoquons les objectifs scientifiques de l'association OceanoScientific pour un cycle de sept ans, de 2024 à 2030 inclus. A l'occasion de la Newsletter du mercredi 24 janvier, nous révèlerons la finalité des actions OceanoScientific et des expéditions éponymes. De la création du Programme OceanoScientific, le 14 novembre 2016 à l'Expédition OceanoScientific Contaminants Méditerranée 2020, l'objectif prioritaire a été de collecter des données océanographiques physico-chimiques, notamment lors du tour du monde en solitaire destiné à réaliser l'Expédition OceanoScientific 2016-2017 qui fut la première campagne de collecte de données scientifiques à l'interface Air-Mer à la voile sans émission de CO2 sous le 40e Sud, dans le Courant Circumpolaire Antarctique, sous les trois grands caps continentaux : Bonne-Espérance, Leeuwin et le Cap Horn. Yvan Griboval, à la fois Président de l'association philanthropique d'intérêt général OceanoScientific, Directeur des expéditions et skipper de la plateforme océanographique LOVE THE OCEAN, adaptée à partir d'un catamaran Lagoon 570,  présente ci-après ces objectifs sous forme d'une interview, validée par les membres du Conseil d'Administration.

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Les Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030 vont se concentrer sur l'étude des éponges qui peuplent le patrimoine récifal français. Toujours avec un voilier se déplaçant en autonomie énergétique sans émission de CO2. Il s'agira de recueillir de minuscules échantillons, sans tuer ni blesser les organismes marins étudiés, pour en effectuer un premier séquençage ADN à bord du catamaran LOVE THE OCEAN grâce à la cabine de génétique moléculaire

conçue par notre vice-Président, Christian Siatka. Photo Thierry Pérez, Directeur de Recherches CNRS

de la Station Marine d’Endoume - IMBE (Marseille).

Question - Pourquoi vous intéresser désormais aux organismes marins récifaux ?

 

Yvan Griboval - "Tout d'abord, il est important de préciser que nous n'avons pas abandonné la collecte de données physico-chimiques. D'ailleurs, une quatrième version de l'OceanoScientific System (OSC System) a été développée et nous comptons l'installer dès que possible à bord du catamaran Lagoon 570 LOVE THE OCEAN. Mais, ce n'est plus l'axe prioritaire de nos Expéditions OceanoScientific.

 

Dans cet esprit, nous sommes actuellement en cours d'équipement de notre Lagoon 570 du système OCEANO VOX développé par Antoine Cousot en étroite relation avec Thierry Reynaud, chercheur de l'Ifremer qui a efficacement participé à l'élaboration de l'OSC System et à l'encadrement de l'Expédition OceanoScientific Tour du Monde 2016-2017. Grâce à un financement de la fondation PURE OCEAN du fait d'un appel à projets remporté en 2023, nous allons tester deux boîtiers OCEANO VOX sur de longues distances océaniques afin de permettre à Antoine de finaliser ce produit. Il est destiné in fine aux bateaux de plaisance dans le cadre d'une vaste opération pilotée par Lucie Cocquempot, porteuse de ce projet lauréat : "Citizen into Science" en tant que Coordinatrice de l'observation océanographique au sein de l'Ifremer, qui encourage la science participative depuis près de vingt ans.

 

Notons que ces données physico-chimiques sont de première importance lorsqu'on souhaite évaluer la pression anthropique sur la biodiversité marine, l'impact de l'Homme sur la Nature. Par conséquent, que le Lagoon 570 LOVE THE OCEAN soit équipé d'un tel matériel innovant est un véritable atout à faire fructifier au profit des instituts et des chercheurs qui consacrent d'importantes ressources à ces études. Cependant, il est complexe de recueillir des fonds pour cet usage…

 

Néanmoins, de 2018 à 2022, deux réflexions se sont progressivement enchaînées. La première est relative au retour d'expérience au gré des nombreuses conférences de restitution de mon tour du monde en solitaire de l'Expédition OceanoScientific 2016-2017.

 

Que je m'adresse à des élèves de CE2-CM1-CM2 - notre cible prioritaire ces années-là - ou à des adultes, à chaque évocation de la mission scientifique réalisée au profit de nos partenaires : Ifremer, Météo-France, IRD et CNRS, la même question fusait : "A quoi ça sert ce que vous avez collecté ?"

 

Je reconnais un certain malaise lorsque je lisais l'intérêt pour mon aventure décroître dans le regard de mes interlocutrices et interlocuteurs, quel que soit leur âge ; quand j'expliquais que ces données scientifiques recueillies loin de toute terre dans des mers hostiles, sous-entendu au péril de ma vie, étaient destinées à alimenter des bases de données totalement absconses pour le public. Au mieux - car c'était un engagement initial des excellents chercheurs qui encadraient les Expéditions OceanoScientific en question - il en résultait une publication scientifique à destination des "quelques" scientifiques concernés par le sujet. "Quelques", car on ne peut pas comparer raisonnablement l'audience d'une publication scientifique à celle d'un magazine d'informations générales.

 

Quand j'expliquais que ces données océanographiques, rares et de grande valeur scientifique, n'ont aucune valeur marchande ; que les chercheurs concernés ne déboursent pas le moindre euro pour y accéder et les utiliser, ni même pour participer significativement au financement des campagnes qui permettent de les recueillir, l'intérêt déjà entamé de mon auditoire devenait franchement critique sur le thème : "Tout ça pour ça ? ..."

 

Ce constat alimenta une profonde réflexion.

 

En effet, une des finalités des Expéditions OceanoScientific est d'utiliser l'aventure maritime de ses missions scientifiques innovantes à la voile dans des zones maritimes méconnues et peu fréquentées, pour sensibiliser le plus large public afin que chacune et chacun s'intéressent à l'Océan dans le but de le respecter, de le préserver pour les générations futures, d'aimer l'Océan. D'où, désormais, le nom de notre catamaran : LOVE THE OCEAN. Sans une adhésion aisée du public, l'objectif n'est pas atteint.

 

C'est durant le premier confinement, prisonnier de la situation dans notre maison de Cabourg (Normandie) avec interdiction formelle de fouler le sable humide de l'immense plage normande que la mer découvre si loin à marée basse (quel supplice !), que j'ai pris conscience que le dénominateur commun de l'Humanité était en fait la peur de la maladie, la peur de mourir, voire de vieillir.

 

Or, n'étant pas plongeur et ne fréquentant donc pas les merveilles des eaux tropicales, c'est grâce au talent de chercheur et de conteur de Denis Allemand, Directeur Scientifique du Centre Scientifique de Monaco que j'ai appris que les organismes marins qui peuplent les récifs coralliens recèlent potentiellement des molécules d'intérêt pour la santé humaine et le bien-être : dermatologie, cosmétologie, nutrition. Une porte s'ouvrait alors devant ma route d'autodidacte…

 

Si ma première intention, inspiré par l'expression de la passion communicative de Denis Allemand, a été de m'intéresser naturellement au corail, j'ai progressivement abandonné l'idée d'en faire l'Alpha et l'Omega des Expéditions OceanoScientific pour de multiples raisons, dont la plus décisive fut une conversation avec Gilles Boeuf mardi 8 février 2022 à Brest sur le chemin d'Oceanopolis durant le One Ocean Summit. Elle peut se résumer à ces quelques mots : "Yvan, si tu vas sur les récifs coralliens, intéresse-toi en priorité aux éponges, ce sont des animaux extraordinaires dont on ne sait peu de choses si ce n'est qu'ils peuvent apporter par biomimétisme des solutions au profit des humains…"

 

Il a suffi ensuite d'une autre rencontre, celle-là mercredi 17 août 2022, avec le Professeur Thierry Pérez, Spongiologue de renommée internationale établi à Marseille dans le quartier d'Endoume au sein de l'Institut Méditerranéen de Biodiversité et d'Écologie marine et continentale (IMBE), pour être définitivement gagné par le virus des éponges, ces fantastiques animaux apparus en pionniers sur la Planète, il y aurait 650 millions d'années. 

 

Par ailleurs, j'avais été frappé par le dépit de mes auditoires de tous âges, comme des prospects chefs d'entreprises, que générait la prise de conscience que ces données océanographiques réputées uniques et de grande valeur n'ont en fait aucune valeur marchande. Et quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise, il est difficile, voire impossible dans notre société consumériste, de justifier qu'il faille se battre pour la préservation de quelque chose, en fait, "qui ne vaut rien" à leurs yeux...

 

Grâce à l'hypothèse, justifiée par treize Prix Nobel de Médecine - ce n'est pas rien ! - que les organismes marins recèlent potentiellement des molécules d'intérêt pour la santé et le bien-être humains, il me semblait possible de valoriser ces animaux oubliés sur leurs rochers récifaux, donc de mobiliser pour leur préservation, à commencer par travailler à mieux les connaître."

 

Question - Mais plus vous démontrerez que ce qui est en libre accès dans la mer a de la valeur, plus vous augmenterez le pillage, la destruction de la biodiversité des récifs coralliens, à l'opposé du message que vous souhaitez véhiculer ?

 

Yvan Griboval - "C'est en effet un sujet qui m'a occupé de nombreuses nuits. Plutôt blanches et angoissantes ! Une équation qui me paraissait impossible à résoudre. Toutes les informations que je glanais de-ci, de-là mettaient en évidence que la recherche de molécules d'intérêt issues d'organismes marins nécessitait l'usage de centaines de kilos, de tonnes d'animaux vivants du fait des techniques de biologie utilisées pour cette recherche mortifère.

 

En autodidacte qui considère que ce qui est impossible n'est en fait ce qui n'a pas encore été réalisé, j'imaginais qu'en ayant recours à la génétique, en travaillant sur l'ADN des organismes marins, il y avait probablement une piste pour identifier ces fameuses molécules à forte valeur ajoutée …sans tuer ni blesser le moindre animal. A terre, je me bats au quotidien pour ne jamais tuer ni araignées, ni mouches, ce n'est donc pas pour, en mer, trucider des colonies d'animaux dont certains, comme les spongiaires, sont réputés être les premiers animaux multicellulaires à avoir élu domicile sur notre planète…

 

Mais lorsque je m'ouvrais de cette idée auprès de nos interlocuteurs chercheurs, il m'était poliment recommandé de "m'occuper de mon bateau à voile et de laisser les spécialistes faire de la Science". Pour le moins, c'est ainsi que je l'ai perçu...

 

Or, quand un autodidacte estime instinctivement qu'il y a un chemin là ou tout un chacun ne voit que la jungle la plus dense, il est parfois utile de demeurer attentif à ce qu'il va réaliser. La volonté, associée à une bonne dose d'obstination et à de l'enthousiasme, offre parfois des opportunités insoupçonnées… 

 

Comme l'univers de l'océanographie française moquait mon idée d'usage de données génétiques d'organismes marins, je me suis tourné dans le courant du mois de septembre 2021 vers un généticien qui ne connaissait rien d'autre des organismes récifaux que les superbes images des magazines vantant ces fonds marins enchanteurs. C'est ainsi que je me suis adressé au Professeur Christian Siatka, co-fondateur et Président du conseil scientifique de l'École de l'ADN et, entre autres fonctions prestigieuses, membre de l’Unité Propre de Recherche CHROME (UPR CHROME), …devenu en octobre dernier vice-Président de l'association OceanoScientific et Directeur Scientifique des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030.

 

Lorsque Christian m'expliqua qu'un cheveu, une rognure d'ongle, un peu de salive permet de recueillir avec précision l'ADN d'un être humain et donc, par conséquent, qu'il suffirait de quelques millimètres d'éponges pour recueillir leurs données génétiques desquelles il serait ensuite possible d’étudier les caractéristiques moléculaires, pour permettre de rechercher les « fameuses » molécules d'intérêt, j'ai pris conscience qu'une voie s'ouvrait en effet devant moi. Plutôt sous forme d'autoroute que de chemin vicinal !"

 

Question - Désormais quels sont précisément les objectifs scientifiques de l'association OceanoScientific ?

 

Yvan Griboval - "Nous avons deux objectifs en un. En un, parce que dans les deux cas il s'agit de génétique, de traitement, d'exploitation de l'ADN des organismes marins sans jamais les prélever de leur environnement, sans les blesser et encore moins les tuer.

 

Si la maturation du projet concernant les récifs coralliens a été progressive et plutôt longue à définir précisément, la décision relative à la collecte d'échantillons d'ADNe* a été beaucoup plus rapide.

 

Comme toujours dans la vie d'un autodidacte, ce sont les mystères de la Vie : les Rencontres, qui guident vers certaines voies plutôt que vers d'autres. En l'occurrence, un long échange vendredi 16 septembre 2022 à La Ciotat en marge du Festival Lumexplore avec Pierre Boissery, Expert en eaux côtières et littoral méditerranéen de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse a été déterminant. Nous nous sommes rapprochés l'un de l'autre sur le thème : "La Méditerranée n'est pas une poubelle, faisons-le savoir pour que cette mer à la riche biodiversité soit respectée comme elle le mérite, plutôt que d'être vilipendée comme un des espaces maritimes les plus pollués au Monde, une mer où tout est foutu, où il ne servirait à rien de se battre pour en préserver la biodiversité…"

 

Rapidement, Pierre Boissery m'a mis en contact avec le Professeur David Mouillot, chercheur de l'Unité Mixte de Recherche Marbec (UMR Marbec) établi au sein de l'Université de Montpellier. Coup de foudre professionnel mercredi 26 octobre 2022 au sein de son laboratoire avec ce pionnier de l'usage de l'ADNe* pour identifier avec précision les espèces qui peuplent des zones maritimes côtières.

 

C'est ainsi que l'association OceanoScientific a joué pleinement son rôle de logisticien de la science dans la Mission BioDivMed, réalisant sa première Expédition OceanoScientific ADNe* Méditerranée en juillet dernier, avant de s'engager sur un cycle de quatre années complémentaires sur ce thème en 2024-2027 pour créer des "Sentinelles de biodiversité", de Menton à La Grande Motte en ce qui nous concerne.

 

La Mission BioDivMed 2023 a consisté à réaliser un inventaire du vivant synchronisé et standardisé sur le littoral méditerranéen français et le sanctuaire Pelagos par l’utilisation de l’ADNe*, sous l’impulsion conjointe de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, de l’Université de Montpellier et d’un laboratoire commun financé par l’ANR entre l’Unité Mixte de Recherche Marbec (UMR Marbec) et l’entreprise SpyGen.

 

Ce partenariat inédit et exemplaire au service de la biodiversité marine a associé également la société Andromède Océanologie, à l’alliance Vigilife et à deux associations philanthropiques de Nice : We are Méditerranée de Greg Lecoeur et OceanoScientific.

 

Cette opération exceptionnelle a permis de cartographier pour la première fois à fine échelle et de manière synchrone la biodiversité marine de la zone côtière de Méditerranée française, y compris les lagunes, les embouchures de fleuves et les ports, jusqu’au Sanctuaire Pelagos entre la Corse et le continent afin de mieux comprendre les occurrences des espèces de poissons, de crustacés et de mammifères marins.

 

Jamais auparavant un tel inventaire synchronisé et standardisé en faveur de la biodiversité marine n’avait été engagé sur le territoire français. A ce titre, OceanoScientific a réalisé un record de 104 prélèvements de trente minutes en 52 Stations (voir carte ci-dessous) sur le parcours de 465 milles nautiques (862 km) de l'Expédition OceanoScientific ADNe Méditerranée 2023 consacrée à cette collecte inédite d'ADNe* le long de la côte méditerranéenne française."

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Remise des échantillons d'ADN environnemental (ADNe) dans le port de La Grande Motte en juillet 2023 dans le cadre de l'Expédition OceanoScientific ADNe Méditerranée 2023. De gauche à droite : David Mouillot (Directeur Scientifique / UMR Marbec - Université de Montpellier), Yvan Griboval (Directeur de l'Expédition OceanoScientific & Skipper), Léa Griboval (Responsable Vitesse & Profondeur), Pierre Friant (Second & Pilote du Vanguard-Suzuki), Léni Guillotin (Biologiste marin / Responsable Scientifique), Justine Camus (Coordinatrice de l'Expédition OceanoScientific / Responsable trajectoire GPS). Photo OceanoScientific

Question - A vous écouter on comprend l'intérêt des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens pour l'Humanité. Au sujet des collectes d'échantillons d'ADNe, l'intérêt pour les êtres humains semble moins évident. Expliquez-nous…

 

Yvan Griboval - "En effet, les Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens vont permettre de valoriser les données génétiques pour la Santé (Humaine - Animale), le Bien-être (Dermatologie - Cosmétologie - Nutrition) et les Services à l'Environnement (Agriculture - Aquaculture - Dépollution).

 

Si aujourd'hui l'ADNe* est un outil de qualité avérée pour identifier les espèces présentes dans des volumes d'eau jusqu'à 30 mètres de profondeur, ce qui demeure une grande innovation scientifique et qui a mis en évidence que des espèces imaginées disparues peuplent toujours effectivement les rivages côtiers français de la Mer Méditerranée, dans peu de temps le Professeur David Mouillot, aidé par les équipes de SpyGen, sera en mesure d'identifier non plus seulement la présence des espèces sur un site donné, mais également leur densité.

 

Cette information deviendra donc un fantastique atout à usage des pêcheurs côtiers - ceux de la "petite pêche" - qui pourront mettre leurs sites de pêche en jachère. C'est-à-dire supprimer un temps la pression de pêche sur leurs sites favoris, prospectés parfois sans relâche de grand-père en petit-fils, pour laisser la ressource halieutique se reconstituer, en allant pêcher ailleurs, sur les conseils des scientifiques, là où la ressource est plus abondante. Tout le monde y gagnera. La Nature d'abord. Le pêcheur ensuite, tant en chiffre d'affaires, car accédant à une ressource plus importante, qu'en garantie de disposer d'une ressource durable. Cela permettra à des jeunes de lui succéder sans crainte d'un lendemain sans poisson.

 

Ainsi, nous favoriserons à moyen ou court terme la mise en œuvre d'une pêche durable pour une alimentation durable.

 

En conclusion, nos travaux serviront toujours la Science Fondamentale - puisque notre statut de "Logisticiens de l'Océanographie" renforcera l'accès des chercheurs français à des données scientifiques de qualité. Mais notre vocation désormais prioritaire est d'encourager ce que je dénomme la "Science de l'usage", qui a pour finalité de "servir à quelque chose au plus vite pour l'Humanité".

 

Ainsi, je ne lirai plus dans le regard des jeunes qui m'interrogent sur le thème : "Monsieur ça sert à quoi ce que vous faites ? ..." une déception, mais au contraire un intérêt certain, voire la prise de conscience que des métiers d'Avenir de l'Économie Bleue sont en création, que de nouvelles voies professionnelles les concernent. Ce sera là l'objet de notre Newsletter du mercredi 24 octobre…"

*ADN environnemental

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En juillet 2023, OceanoScientific a réalisé un record de 104 prélèvements d'échantillons de trente minutes en 52 Stations sur le parcours de 465 milles nautiques (862 km) de l'Expédition OceanoScientific ADNe Méditerranée 2023 consacrée à cette collecte inédite d'ADNe* le long de la côte méditerranéenne française. Photo OceanoScientific

10/01/24 Nouveau CA

Mercredi 10 janvier 2024

Remaniement du Conseil d'Administration

En ce début janvier, treizième anniversaire de l'association OceanoScientific (07/01/2011) où remanier est d'actualité en France, nous sommes heureux d'annoncer que notre Conseil d'Administration est désormais composé : de Yvan Griboval, Président ; du Professeur Christian Siatka, vice-Président ; de Béatrice Witvoet, Secrétaire Générale ; de Charlotte Bouery, Trésorière ; de Philippe de Boucaud et Richard Houbron. Saluons par ailleurs avec respect et gratitude, en les remerciant chaleureusement, les membres sortants : Rupert Schmid, co-Fondateur de cette ONG, Rémi Bollack, Juliette Declercq et Manon Praud. Précisons qu'au fil des treize années écoulées, les remarques, conseils et contributions de Rupert Schmid ont permis à OceanoScientific de grandir, parfois de doubler des caps difficiles, en allant sans cesse de l'avant dans l'esprit de conquête qui sied à une association philanthropique d'intérêt général dont l'objectif prioritaire est à la fois l'exploration d'espaces maritimes méconnus à la voile sans émission de CO2, mais également la sensibilisation des jeunes à l'impérative nécessité de RESPECTER et d'AIMER l'Océan.

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Le 27 décembre 2023 au coucher de soleil sur une Mer Méditerranée apaisée, le catamaran Lagoon 570 

LOVE THE OCEAN, mené en solitaire par Yvan Griboval, pointe ses étraves sur le Cap Lardier, la pointe Sud de la presqu'île de Saint-Tropez, en route vers le Pôle Nautisme de Port-Saint-Louis-du-Rhône pour parfaire la préparation au départ effectif de la première des Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030. Photo OceanoScientific

Voici quelques précisions au sujet du nouveau Conseil d'Administration de l'association philanthropique d'intérêt général OceanoScientific, domiciliée à Nice, ville d'accueil du 5 au 15 juin 2025 de la troisième Conférence des Nations Unies pour l'Océan - UNOC Nice 25.

 

Yvan Griboval, Président, Directeur des Expéditions OceanoScientific et skipper du catamaran Lagoon 570 LOVE THE OCEAN, a souhaité avoir à ses côtés un vice-Président scientifique qui puisse assumer trois misions en une.

 

Sa première mission : Guider l'association pour favoriser l'usage de la science et spécifiquement de la génétique des organismes marins récifaux au profit de la Santé (Humaine - Animale), du Bien-être (Dermatologie - Cosmétologie - Nutrition) et des Services à l'Environnement (Agriculture - Aquaculture - Dépollution).

 

Sa deuxième mission : Concevoir la cabine de biologie moléculaire du catamaran LOVE THE OCEAN de 17 mètres pour réaliser lui-même le séquençage ADN in-situ des échantillons dès leur sortie de l'eau, lorsque les scientifiques plongeurs les rapporteront à bord au terme de leurs explorations des récifs coralliens. Ce sera une réelle innovation scientifique.

 

Sa troisième mission : Réaliser des ateliers d'initiation à la génétique appliquée aux organismes marins et de séquençage ADN à bord ou à terre à proximité du catamaran LOVE THE OCEAN, afin de promouvoir les nouveaux métiers de l'Économie Bleue auprès des jeunes avant qu'ils ne s'engagent dans les filières identifiées de Parcoursup. Cette troisième activité sera une des spécificités innovantes des prochaines escales du Tour MER & MÉTIERS - Révéler les vocations de Demain. Elle sera mise en œuvre dès avril prochain. 

 

Le vice-Président est donc le Professeur Christian Siatka : Généticien, toxicologue, Professeur des Universités à l’Université de Nîmes, Directeur Adjoint du Master BIOTIN, Responsable de la Licence Professionnelle des Métiers de la Biotechnologie et membre de l’Unité Propre de Recherche CHROME (UPR CHROME). Il enseigne la Génétique Moléculaire, la Biotechnique, la Toxicologie et la Réglementation/Qualité. Christian Siatka est Directeur de la plateforme de Génotypage et de Génomique de l’École de l’ADN, présidée par le Professeur Philippe Berta, par ailleurs député de la sixième circonscription du Gard. Il est impliqué dans des programmes de recherche en Génétique Humaine, Génétique Environnementale et Génomique Fonctionnelle. Christian Siatka est Lieutenant-Colonel de la Réserve citoyenne - Pôle Judicaire de la Gendarmerie Nationale et il est Expert auprès de la Commission Européenne.

 

Secrétaire Générale, Béatrice Witvoet, avocate au Barreau de Paris depuis 1992, est diplômée de l’Université Paris II en Droit Européen, en collaboration avec la Universidad Complutense de Madrid dans le cadre du programme Erasmus. Elle est titulaire d’un master éco-droit de Transports Internationaux à Paris I. Béatrice exerce au sein du Cabinet Bouloy Grellet et Associés pendant huit ans avant de fonder avec deux confrères le Cabinet LBEW. C'est un cabinet de niche spécialisé dans le secteur maritime : transport, logistique et risques industriels. Il œuvre pour des opérateurs de transport, acteurs de l’assurance maritime et industriels, en France comme à l’étranger. En 2004, Béatrice a fondé avec quatre autres femmes la branche française du réseau WISTA (Women International Shipping and Trading Association), forte aujourd’hui d’une centaine de membres. WISTA est présente dans quarante pays et compte trois mille membres. Administratrice du Cluster Maritime Français et de l’École Nationale Supérieure Maritime (ENSM), Béatrice Witvoet travaille sur divers grands projets d'envergure : promotion de l’assurance maritime française ; environnement juridique des Énergies Marines Renouvelables (EMR) ; attractivité des métiers de la mer auprès des femmes.

 

Trésorière, Charlotte Bouery, fille d'un officier de marine, a passé sa jeunesse sur les côtes françaises dans les grands ports militaires, à Cherbourg d'abord et Toulon ensuite. Diplômée d'une Maitrise en Sciences et Gestion de la faculté Paris-Dauphine, Charlotte a effectué une carrière dans la finance internationale comme négociante actions chez CDC IXIS. Après une pause de quelques années pour se consacrer à ses trois enfants, Charlotte Bouery s'est installée à Monaco en 2005 pour orienter sa carrière dans l'immobilier.

 

Diplômé de l’école française des nouveaux métiers de la communication (EFAP), Philippe de Boucaud a complété sa formation académique en management culturel à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), puis en relations internationales à Buenos Aires. Il s'est orienté ensuite simultanément vers le marché de l’art à New-York et la communication évènementielle à Paris. Cependant Philippe a réalisé un break de six ans pour partir à l'Aventure, naviguant sur tous les océans à bord de tous types de voiliers. Ces circonstances le mèneront par exemple à financer et à installer l’électricité dans Soweto ; à collaborer avec les équipes de Paul-Émile Victor : comme à intégrer le Cabinet du Président Carlos Menem. Homme de réseau, Philippe dirige aujourd’hui le cabinet BeCLAM influence & Culture et accompagne des entreprises privées et publiques dans l’élaboration de leur stratégie de communication, marketing digital, gestion de crise, lobbying, dans les conduites du changement, avec l’art comme levier de performance. Agitateur culturel, producteur de programmes télévisés, créateur de foires et commissaire d’exposition, cet entrepreneur incorrigible a également créé une maison de négoce de vins !

 

Richard Houbron est associé co-fondateur du multi-family office parisien : Experts en patrimoine. Il est professeur de finances à l'École d'Économie de la Sorbonne. Son parcours professionnel l'a tout d'abord conduit en banque d'investissement où il a exercé pendant quinze ans dans le secteur des Technologies - Médias Télécommunications (TMT), avant de devenir à son tour entrepreneur garant des intérêts patrimoniaux de ses clients dirigeants et de leur famille. 

 

Après avoir ainsi musclé son Conseil d'Administration, l'association OceanoScientific s'engage avec enthousiasme et de multiples compétences sur la période 2024-2030 dont le programme sera constitué de trois grandes actions : Expéditions OceanoScientific Récifs Coralliens 2023-2030Expéditions OceanoScientific ADNe* 2023-2027 ; Tour MER & MÉTIERS 2023-2030 - Révéler les vocations de Demain.

 

Les deux prochaines newsletters hebdomadaires du mercredi de l'association OceanoScientific seront consacrées à ce qui pourrait s'apparenter à une déclaration de politique générale.

 

En deux temps, sous forme d'une interview relue et validée par ce nouveau Conseil d'Administration, Yvan Griboval exposera : d'abord les grands axes de l'exploration scientifique à la voile sans émission de CO2 de ces sept prochaines années, mercredi 17 janvier ; ensuite, la finalité de toutes les actions de OceanoScientific, à savoir : orienter les jeunes et prioritairement les lycéens et bacheliers jusqu'à Bac + 3 vers les nouveaux métiers de l'Économie Bleue générés par l'impérative adaptation aux conséquences du réchauffement/dérèglement climatique.

 

*ADN environnemental

Photo_02-Massif_de_lEsterel-Lt.jpg

Longer les côtes du littoral méditerranéen français est un pur enchantement, notamment lorsqu'on passe au large

du majestueux massif de l'Esterel, comme sur cette image prise en milieu d'après-midi du 27 décembre 2023.

Photo OceanoScientific

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