Mardi 16 septembre 2014 - 12:57

Le Programme OceanoScientific au 6e FerryBox Workshop

Cette année encore, le Programme OceanoScientific® était invité à participer au FerryBox Workshop, qui se tenait, pour sa sixième édition, au Marine Systems Institute de l’Université Technologique de Tallinn (Estonie), les 8 et 9 septembre. Ce rendez-vous international est incontournable pour les concepteurs et fabricants de FerryBox, ces matériels embarqués sur des navires d’opportunité - principalement des ferries, d’où leur nom - qui permettent de recueillir des données scientifiques de plusieurs paramètres à l’interface océan - atmosphère, ainsi que pour les scientifiques qui bénéficient des données collectées par ces matériels. Il s’agit avant tout pour chacun de partager expériences et nouvelles idées autour de ces systèmes embarqués. La nouvelle édition de cet événement avait pour objectif de traiter des dernières évolutions des FerryBox, notamment en termes de systèmes, de capteurs intégrés, de lignes maritimes fréquentées. Il a également été question des résultats obtenus par ces FerryBox. Cette année, le Programme OceanoScientific® était représenté par Loïc Petit de la Villéon, responsable du Service des Systèmes d’Informations Scientifiques pour la MER (SISMER) au sein de l’IFREMER. Il y a tenu une présentation sur le thème : Le Programme OceanoScientific® : Acquisition de données scientifiques par des voiliers, résultats des campagnes 2013 et 2014 ; conjointement préparée par Fabienne Gaillard (LPO - IFREMER), Thierry Reynaud (LPO - IFREMER), Pierre Blouch (Météo-France) et Cindy Guillemet (SailingOne / Initiateur et développeur du Programme OceanoScientific®). Loïc Petit de la Villéon a ainsi présenté l’objectif du Programme OceanoScientific®, celui de collecter des données scientifiques dans des zones maritimes peu ou pas explorées à l’interface océan-atmosphère, grâce à un matériel innovant, l’OceanoScientific® System* (OSC System), une fois que la période de R&D sera terminée, soit à la mi-2015. L’OSC System fonctionne à bord de navires de quinze mètres et au-delà, principalement des voiliers. En cela, sa vocation est donc complémentaire à celle des FerryBox, généralement embarqués sur de grands navires d’opportunité, majoritairement des ferries. Après avoir présenté les paramètres étudiés par l’OSC System, Loïc Petit de la Villéon est revenu sur les résultats des dernières Campagnes OceanoScientific®, à bord du trois-mâts Bark EUROPA en 2013 - 2014 et du Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) en 2014. Saskia Heckmann (SubCtech), présente dans la salle, a pu répondre à quelques questions très techniques en son statut de membre du consortium  composée de : IFREMER, Météo-France, SailingOne et SubCtech, qui développe l’OSC System. L’événement a d’ailleurs également été l’occasion pour Saskia Heckmann de présenter les avancées de SubCtech en termes de monitoring environnemental. L’étude des données de l’OSC System a ainsi permis de mettre en exergue la fiabilité du système dans la durée. En effet, les premiers résultats observés sont en parfait accord avec les modèles climatologiques. Les avancées du Programme OceanoScientific® ont ainsi été saluées par la communauté scientifique et industrielle du FerryBox.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer, ainsi que du Ministère Allemand de l’Economie et de l’Energie.

Cette année, le Programme OceanoScientific® était représenté par Loïc Petit de la Villéon, responsable du Service des Systèmes d’Informations Scientifiques pour la MER (SISMER) au sein de l’IFREMER, qui y a tenu une présentation sur le thème : Le Programme OceanoScientific® : Acquisition de données scientifiques par des voiliers, résultats des campagnes 2013 et 2014. Photo SubCtech

Mercredi 18 juin 2014 - 13:57

Record d’endurance pour l’OSC System

Le prototype de la version 2.1 de l’OceanoScientific® System* (OSC System) a été débarqué du trois-mâts Bark EUROPA le 12 juin à Zaandam, au nord d’Amsterdam (Pays-Bas), au terme de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014. Il y a quelques jours, le trois-mâts néerlandais a bouclé 21 mois de navigation en parcourant 46 600 milles nautiques (85 000 km) autour des cinq continents. Bark EUROPA profite désormais de son retour au pays pour réaliser une importante opération de maintenance qui durera une grande partie de l’été. Après une première Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 entre Ushuaia (Patagonie - Argentine) et Cape Town (Afrique du Sud) de janvier à mai 2013, l’OSC System avait repris du service à bord du Bark EUROPA le 30 octobre 2013 à Sydney (Australie) pour une nouvelle campagne de collecte de données à l’interface océan-atmosphère. Le prototype de la version 2.1 de l’OSC System a ainsi été testé durant 223 jours à bord de Bark EUROPA qui a parcouru environ 13 300 milles nautiques (24 000 km) depuis Sydney. C’est un nouveau record de fonctionnement pour l’OSC System et un succès confirmé pour le consortium réuni par SailingOne et composé de la société allemande SubCtech et des instituts scientifiques français IFREMER et Météo-France.

De gauche à droite, sur le pont du Bark EUROPA en cale sèche à Zaandam (Pays-Bas) : Harko Lambarts (Capitaine), Ruud Blokzijl (second) et Tom Painchault (SailingOne) posent avec l’OSC System, qui vient d’être démonté pour partir lui aussi en maintenance avant une nouvelle campagne.

De Sydney aux îles Malouines, en passant par la péninsule Antarctique, cette nouvelle expédition test a été marquée par le passage du Cap Horn en décembre 2013, récemment reconnu “Voyage officiel du Cap Horn” par la Dutch Cape Horn Society. Cette distinction récompense Bark EUROPA pour avoir navigué au delà de 50 degrés Sud dans le Pacifique à 50 degrés Sud dans l’Atlantique sans jamais utiliser son moteur pour se propulser. Dans  ces conditions extrêmes, la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014 a pris toute son importance puisqu’elle a permis d’enrichir les informations de la communauté scientifique internationale au sujet des causes et conséquences du changement climatique, grâce à la collecte de données dans ces zones peu explorées scientifiquement à l’interface océan - atmosphère. Rappelons que les données collectées ont été transmises automatiquement par satellite toutes les heures rondes aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale, via l’IFREMER (données océanographiques) et par Météo-France (données météorologiques). Notons que l’OSC System version 2.1, antérieur à l’OSC System embarqué sur le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) aux couleurs de l’association philanthropique MEROCEANS, a subi une seule panne significative. C’était à la fin du mois d’avril, juste après que Bark EUROPA soit sorti des zones maritimes hostiles, après plus de sept mois de fonctionnement sans anicroche. Cette panne était due à la défaillance de la batterie de l’UPS (Uninterromptible Power Supply), destinée à garantir une alimentation électrique stable. Toutefois, l’efficace intervention de Terry van Kampen, second du Bark EUROPA, a permis de relancer l’OSC System jusqu’à son arrivée aux Pays-Bas. Désormais, les équipes de SailingOne et de SubCtech ont pris le relais, chacun dans son domaine de compétences. L’OSC System débarqué par Tom Painchault (SailingOne) jeudi 12 juin va maintenant faire l’objet d’une maintenance générale. L’OSC-Core et l’OSC-Water ont été rapatriés en Allemagne dans les ateliers de SubCtech, où Stefan Marx et son équipe vont étudier le matériel dans ses moindres détails pour établir un bilan de ce test d’endurance extrêmement long. Côté français, SailingOne a transmis les autres capteurs à Météo-France et à l’IFREMER pour analyse, calibration, puis étalonnage. Les données collectées sont transmises cette semaine à Fabienne Gaillard et à Thierry Reynaud du Laboratoire de Physique des Océans (LPO - IFREMER). La Réunion Générale n°9 du Programme OceanoScientific®, tenue à Brest - Plouzané la semaine dernière, a confirmé les bonnes performances de l’OSC System durant cette expédition. L’OSC System sera de nouveau installé à bord de Bark EUROPA à la fin du mois d’août, avant que ce superbe navire ne reprenne le large, cap au Sud, sur les routes maritimes traditionnelles, pour un nouveau tour du monde.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer, ainsi que du Ministère Allemand de l’Economie et de l’Energie.

Bark EUROPA en approche de Amsterdam (Pays-Bas) après 13 300 milles nautiques (24 000 km) parcourus depuis Sydney (Australie) avec l’OSC System à son bord.

Vendredi 13 juin 2014 - 09:31

Neuvième Réunion Générale du Programme OceanoScientific à Brest - Plouzané

La neuvième Réunion Générale du Programme OceanoScientific® s’est tenue jeudi 12 juin à Brest - Plouzané dans les locaux de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) sur le site de l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER). Cette réunion a permis de revenir sur les faits marquants intervenus depuis la huitième Réunion Générale de mai 2013. Il a donc été question de la poursuite des tests d’endurance du prototype de la version 2.1 de l’OSC System installée sur le trois-mâts Bark EUROPA lors de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014, qui vient tout juste de s’achever à Amsterdam (Pays-Bas) au terme de 223 jours de tests. Le Laboratoire de Physique des Océans (LPO - IFREMER), représenté par Fabienne Gaillard et Thierry Reynaud, recevra les données de cette campagne à la fin juin et prévoit de les étudier rapidement. Quant à la campagne de tests de plus de quarante jours au fil de 10 000 milles nautiques (18 520 km) réalisée à bord du Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) aux couleurs de l’association MEROCEANS, qui a contribué à son financement, les premières observations des chercheurs sont positives : “La comparaison des données collectées durant les deux premières étapes sont majoritairement en accord avec les informations validées auxquelles nous les comparons”, indique Thierry Reynaud. Côté météorologie, Pierre Blouch, Météo-France, directeur adjoint au Centre de Météorologie Marine et responsable du Programme européen E-SURFMAR, confirme : ”Cela a très bien fonctionné, notamment durant les étapes 2 et 3 (retour de l’île de Grenade - Antilles). On remarque simplement que la vitesse du vent observée sur le NAVOSE® est supérieure à celle des modèles. Cela est tout à fait normal puisque le capteur est à 26 mètres d’altitude sur le NAVOSE®, ce qui n’est pas le cas du modèle, qui est calculé pour dix mètres“. Cette campagne a aussi fait l’objet de nombreux échanges au sujet de la chaîne de traitement des données BUFR, depuis l’émission jusqu’à l’insertion sur le Système Mondial de Télécommunications (SMT). La présence du Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée), en charge de la réalisation de l’OSC-Software, a permis un échange constructif sur le format des données. Il a ainsi été décidé de conserver la pleine résolution temporelle de six secondes et de figer le format d’échange des fichiers dans lesquels les données sont intégrées. Cela sera plus pratique à l’usage et la lisibilité sera meilleure. De nouveaux développements du logiciel sont envisagés pour la Version 3.1 de l’OSC System. Enfin, il a été question des modifications en termes de capteurs. Si le bilan sur le nouveau thermosalinographe Seakeeper de Seabird (en remplacement du SBE45) sera effectué prochainement, lorsque les données en temps différé auront été étudiées, il est désormais envisagé de compléter la liste de capteurs par celui du pCO2 dans l’atmosphère qui prendrait tout son sens en complément des données de pCO2 déjà collectées dans l’eau de mer en surface.  Un point à date au sujet de  l’évolution de l’OSC System sera l’objet d’une prochaine Réunion Générale, la dixième, en septembre prochain, toujours à Brest - Plouzané. Cette R10 permettra également de présenter les prochaines Campagnes OceanoScientific® 2014 - 2015.

De gauche à droite, devant l’entrée des locaux de l’IRD sur le site de l’IFREMER : Gilbert Emzivat (Météo-France), Thierry Reynaud (IFREMER), Fabienne Gaillard (IFREMER), Pierre Blouch (Météo-France), Margot Choquer (SailingOne), Yannick Aoustin (IFREMER), Cindy Guillemet (SailingOne), Martin Kramp (JCOMMOPS), Christophe Billon (Météo-France) et Dimitri Voisin (Mer Agitée).

Mercredi 28 mai 2014 - 09:52

Bark EUROPA cap sur Amsterdam

Après avoir quitté la Péninsule Antarctique à la fin du mois de février et après plusieurs semaines de remontée de l’Atlantique, Bark EUROPA a fait une rapide escale à Horta (Faial - Açores) du mercredi 21 au samedi 24 mai. Le trois-mâts néerlandais mettait ainsi un terme à une navigation de 31 jours depuis sa dernière escale dans l’île de l’AscensionBark EUROPA poursuit donc sa remontée de l’Atlantique Nord au gré de conditions météorologiques plutôt favorables, avec à son bord le prototype de la version 2.1 de l’OSC System*, toujours en test d’endurance. Après presque sept mois de fonctionnement continu - il a été installé à Sydney le 10 octobre 2013 - l’OSC System a subi une panne significative seulement à la fin du mois d’avril. Celle-ci était due à la défaillance de la batterie de l’UPS (Uninterromptible Power Supply), destinée à garantir une alimentation électrique stable. La précieuse intervention de Terry van Kampen, le second du Bark EUROPA, a permis de relancer l’OSC System. Désormais, seul le capteur de pCO2 dans l’eau de mer ne collecte plus de données. Le retour du Bark EUROPA en Atlantique marque le terme de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014. La collecte de données de l’OSC System aura permis d’enrichir les informations de la communauté scientifique internationale dans le but de mieux appréhender les causes et conséquences du changement climatique. Rappelons que les données collectées sont ensuite transmises automatiquement par satellite, toutes les heures rondes, aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Il est temps, maintenant, pour les équipes de SailingOne et de SubCtech, de préparer la maintenance de l’OSC System. En effet, celui-ci sera démobilisé le 12 juin à Zaandam (Pays-Bas), où se trouve le chantier de maintenance du Bark EUROPA. Une maintenance générale de l’OSC-Core et de l’OSC-Water sera effectuée en Allemagne, dans les ateliers de SubCtech. SailingOne rapatriera certains capteurs en France pour calibration et étalonnage, réalisés par Météo-France et IFREMER. De son côté, Bark EUROPA vient tout juste de rejoindre le Tecla, son “petit frère” néerlandais, un ketch d’une longueur de 38 mètres hors-tout, qui arrivait lui aussi à Horta au terme de sa circumnavigation. Tous deux ont maintenant repris le large, et Bark EUROPA a cette fois le cap sur sa destination finale : Amsterdam (Pays-Bas), son port d’attache. C’est donc le terme d’une longue navigation de presque deux ans qui aura permis aux scientifiques de bénéficier de données précieuses pour l’étude des causes et des conséquences du changement climatique. L’aventure reprendra bientôt puisque l’OSC System sera de nouveau installé à bord du trois-mâts Bark EUROPA dès le mois de septembre, pour de nouvelles navigations entre le Cap Horn et la Péninsule Antarctique.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer, ainsi que du Ministère Allemand de l’Economie et de l’Energie.

Après quelques jours d’escale à Horta, Bark EUROPA a repris le large samedi 24 mai en fin de journée, pour sa dernière navigation, cap direct sur Amsterdam (Pays-Bas), son port d’attache, où il est attendu le 11 juin. Photo Bark EUROPA

Bark EUROPA poursuit sa remontée de l’Atlantique en provenance du Grand Sud à destination des Pays-Bas, en profitant des vents légers et portants pour déployer les 1 250 mètres carrés de son immense voilure. Photo Jordi Plana Morales - Bark EUROPA

Mercredi 21 mai 2014 - 13:58

Bilan concluant et projets ambitieux

Entamée de Brest le 28 novembre 2013, la Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014, menée sur le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) de seize mètres aux couleurs de l’association MEROCEANS, s’est achevée à Monaco le 26 avril 2014. Outre les tests de l’OceanoScientific® System (OSC System) Version 3.0, un matériel unique au monde de collecte de données de dix paramètres scientifiques de qualité à l’interface océan - atmosphère, cette expédition de 10 000 milles nautiques (18 520 km) a permis de déployer des instruments scientifiques dérivants selon les directives du JCOMMOPS, une agence de l’UNESCO. Cette campagne réalisée en quatre parties est concluante et permet d’envisager désormais des expéditions plus ambitieuses, dans des zones océaniques peu ou pas explorées.

La Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014 a représenté 10 000 milles nautiques (18 520 km) en une quarantaine de jours de navigation océanique entre Brest et Monaco, en quatre parties : Brest - Grenade / Grenade - Horta / Horta - Palma / Palma - Monaco. Cartographie Barme - MEROCEANS

Yvan Griboval, concepteur du Programme OceanoScientific® il y a plus de sept ans maintenant, a mené lui-même, en double, d’abord avec un navigateur, puis avec un équipier sur la fin, cette expédition qui s’est décomposée en quatre parties, entrecoupées de séjours à terre, notamment exploités pour optimiser l’OSC-Software, l’intelligence innovante de l’OSC System.

La première étape de la Campagne OceanoScientific® a duré près de 19 jours, avec 4 700 milles nautiques (8 700 km) au programme entre le Port du Château - Brest et l’île de Grenade, au sud de l’arc antillais, en passant par le Pot au Noir et en respectant un parcours précis, déterminé par les scientifiques qui avaient donné pour mission à l’équipage de déployer six instruments scientifiques : quatre bouées météo dérivantes de surface et deux flotteurs Argo qui ont la particularité de plonger à deux mille mètres de profondeur avant de refaire surface pour transmettre automatiquement par satellite les données collectées dans la colonne d’eau, puis de plonger à nouveau et ainsi de suite pendant des mois et des mois. Durant ce trajet, bouclé le 17 décembre, seule la partie collecte automatique de l’OSC System a été testée, avec succès, ainsi que l’alimentation électrique du système par les hydro-générateurs (Watt & Sea) qui a démontré que les Campagnes OceanoScientific® ainsi réalisées sont totalement autonomes en énergie et ne réclament aucunement l’usage du moteur diesel. Cela permet de mener ces expéditions sans le moindre rejet de carbone dans l’atmosphère.

Démarré le 30 janvier de Grenade, le second trajet, long de 3 000 milles nautiques (5 500 km), a relié les Grenadines à Horta, le célèbre port de l’île de Faial dans l’Archipel des Açores, en effectuant une longue remontée cap au Nord, face à un alizé soutenu, jusqu’au-dessus des Bermudes, pour pénétrer dans les flux portants qui soufflent d’Ouest en Est au gré des dépressions de l’Atlantique Nord. Durant cette navigation de près de douze jours, les résultats encourageants des tests effectués précédemment ont été confirmés et la transmission automatique des données par satellite à destination des plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale a été testée à son tour, par des transmissions réalisées toutes les heures. Là encore, le succès a été au rendez-vous, sanctionnant de manière positive plusieurs années de travail.

Durant ces deux longues navigations, le NAVOSE® a exploité efficacement ses caractéristiques de voilier océanique de performance : 10,4 nœuds de moyenne pour le premier trajet et 10,6 nœuds pour le deuxième, malgré quasiment la moitié du parcours face à un fort vent et à une mer escarpée. Les moyennes réalisées ensuite ne sont guère significatives. Les conditions atmosphériques ont été aléatoires sur le trajet Horta - Palma - Monaco.

Le troisième trajet, long de 1 600 milles nautiques (3 000 km) en route directe entre l’île de Faial en Atlantique et celle de Majorque en Méditerranée, s’est transformé en un parcours complexe de 1 900 milles nautiques (3 500 km). Le vent a soufflé soit pile de face au NAVOSE®, soit juste dans son axe arrière. Dans les deux cas, l’équipage a été obligé de louvoyer, en s’écartant de 70 degrés de la route directe pour exploiter cette brise capricieuse, qui fit aussi défaut pendant deux jours entiers. De surcroît, le passage du Détroit de Gibraltar fut sportif, face à un vent de 25-30 nœuds réels (force 6-7) et à une mer désordonnée. Ils ont contraint l’équipage à tirer beaucoup de petits bords pour se glisser en Méditerranée entre les cargos, qui passent d’une mer à l’autre comme des camions fréquentent l’autoroute aux abords d’une capitale. Pendant ces huit jours et douze heures de navigation l’OSC System a fonctionné sans interruption, tant en collecte qu’en transmission, automatiques l’une comme l’autre.

Le quatrième et dernier parcours, entre Palma de Majorque (Espagne) et le Yacht Club de Monaco, long de 300 milles nautiques (550 km), aurait pu être une simple formalité d’une grosse journée de navigation. Un violent Mistral en a décidé autrement. Le NAVOSE® a fait face à cette occasion à une des situations les plus hostiles de tout son périple. L’OSC System a prouvé sa capacité à fonctionner sans broncher, même lorsque les éléments malmènent autant la plateforme sur laquelle il est installé.

Au fil de cette navigation, trente échantillons d’eau de mer de surface ont été collectés, puis transmis dès l’arrivée à Monaco au laboratoire brestois de l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER) pour être analysés. Il s’agit de les comparer aux données de salinité de surface collectées au même moment et au même endroit par l’OSC System, ainsi qu’à d’autres données, notamment en provenance d’engins scientifiques dérivants.

Préparer l’avenir

La finalité prioritaire de cette longue navigation en Atlantique et un peu en Méditerranée consistait à trouver le maximum d’éléments de comparaison possibles pour vérifier que les données collectées par l’OSC System sont conformes aux modèles utilisés par les chercheurs : soit dans le cadre de l’océanographie opérationnelle et de la météorologie ; soit en matière d’étude des causes et des conséquences du changement climatique.

L’objectif nautique était de mettre en évidence que le NAVOSE® est une plateforme fiable pour ce type de navigation à vocation scientifique. Après 10 000 milles nautiques (18 520 km) et 41 jours et 12 heures de navigation, la réponse est grandement positive. L’usage intensif du logiciel Navimail2 de Météo-France (fourniture de fichiers météo d’un maillage très fin) a été un élément déterminant pour atteindre cet objectif aisément.

Rappelons que le Programme OceanoScientific® est né en novembre 2006. Dès l’origine l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER) et Météo-France se sont associés à la démarche initiée par Yvan Griboval (SailingOne). Depuis, l’objectif n’a pas varié. Il s’agit de fournir gratuitement à la communauté scientifique internationale des données in situ de qualité, recueillies à la voile dans des zones maritimes peu ou pas explorées scientifiquement à l’interface océan - atmosphère, pour concourir aux travaux du GIEC*, sous l’égide du JCOMMOPS, le centre d’assistance de la Commission Technique Mixte : COI - UNESCO** / OMM*** d’Océanographie et de Météorologie Marine (JCOMM).

Les données collectées automatiquement toutes les six secondes par l’OSC System sont, dans l’atmosphère : Pression atmosphérique ; Température de l’air ; Humidité ; Direction du vent réel et Force du vent réel / Dans l’eau de mer en surface : Température ; Salinité ; Pression partielle en dioxyde de carbone (pCO2) ; Potentiel hydrogène (pH) ; Fluorescence (Chl a). Elles sont transmises automatiquement toutes les heures aux plateformes scientifiques internationales dédiées via Météo-France, qui les transfère au Système Mondial de Télécommunications (données atmosphériques) et les met à disposition du centre de données Coriolis (données océanographiques).

Plusieurs campagnes ont permis de valider les précédentes versions de l’OSC System. En 2009 avec le NAVOSE® ; en 2012 avec La Louise, skippée par Thierry Dubois en Arctique ; pendant 96 jours au début 2013 en Antarctique et au sud du Cap Horn avec le trois-mâts de 56 mètres : Bark EUROPA. Mais aussi depuis le 31 octobre 2013, entre Auckland, le Cap Horn, la péninsule Antarctique, puis les Pays-Bas, toujours sur le Bark EUROPA, construit en 1911.

Cette Version 3.0 de l’OSC System est née grâce au consortium réuni par SailingOne et composé de la société allemande SubCtech, dirigée par Stefan Marx et des instituts scientifiques français IFREMER et Météo-France. Puis SailingOne a travaillé avec IBM à la définition d’un logiciel spécifique à l’OSC System. Au terme de cette phase d’étude, la réalisation du logiciel en question a été confiée au Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée), réputé pour ses compétences en informatique embarquée, comme les succès du Team Michel Desjoyeaux dans le Vendée Globe le démontrent. C’est également une équipe mixte SailingOne / Mer Agitée qui a procédé à la préparation du NAVOSE®, notamment des hydro générateurs qui lui permettent de naviguer en totale autonomie énergétique.

Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer. L’OSC System a été récompensé par le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 dans la catégorie Environnement.

Durant cette expédition, le NAVOSE® a donc porté les couleurs de l’association philanthropique MEROCEANS (Mesure - Expéditions - Recherche OCEan & Atmosphère en Navigations Scientifiques), présidée par Jean-François Leprince-Ringuet. Cette association d’intérêt général a pour objet de concourir à la défense de l’environnement océanique naturel en sensibilisant et en éduquant le plus large public aux causes et aux conséquences du changement climatique au gré d’observations à l’interface océan - atmosphère dans des zones maritimes peu ou pas explorées scientifiquement.

Dans l’absolu, c’est-à-dire avec les financements nécessaires pour cela, l’objectif du Programme OceanoScientific® avec le NAVOSE® consiste à réaliser tous les ans une première expédition, à la fin de l’été (septembre - octobre), sur la “Route des cyclones” : entre les Iles du Cap Vert et Grenade, au sud de l’arc antillais. Ensuite, objectif suprême, il s’agira de s’engager dans une expédition plus périlleuse encore que de flirter avec les cyclones, en naviguant sous les trois caps continentaux (Bonne-Espérance - Leeuwin - Horn) autour de l’Antarctique, durant l’été austral (novembre - février), en double (deux marins) sur un, puis sur deux NAVOSE®, au départ et au retour d’Europe. Soit un grand tour du monde annuel. Outre cette collecte de données dans le courant circumantarctique, l’équipage déploiera également des instruments scientifiques sous les directives du JCOMMOPS.

Auparavant, il est nécessaire de vérifier en atelier et en laboratoire si les éléments constitutifs de l’OSC System n’ont pas subi une usure anormale, en ce qui concerne la partie mécanique ou les pompes, ni une dérive suspecte, en ce qui concerne les capteurs scientifiques - choisis par les chercheurs eux-mêmes pour équiper l’OSC System. C’est l’objet du travail en cours, qui prendra plusieurs semaines.

Ensuite, une évolution de l’OSC System consistera à ajouter un onzième capteur, capable de mesurer la teneur en carbone dans l’atmosphère. Il sera alors possible de comparer la teneur en carbone à la surface de la mer à la teneur en carbone dans l’air, juste à l’interface océan - atmosphère. Cette comparaison est un élément clé de l’étude du changement climatique.

Enfin, il restera à collecter les fonds nécessaires pour engager des Campagnes OceanoScientific® à répétition, sur la “Route des Cyclones” comme dans le courant circumantarctique sous les trois grands caps continentaux (Bonne-Espérance - Leeuwin - Horn). Dans ce cadre, l’association philanthropique MEROCEANS d’intérêt général jouera un rôle primordial de collecte de fonds à cet usage, au profit de la communauté scientifique internationale.

*     Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC / ONU)

**     Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO (COI - UNESCO)

***     Organisation Météorologique Mondiale (OMM / ONU)

La cellule de vie du Navire A Voile d’Observations Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) est réduite au strict minimum pour un solitaire ou un équipage en double. La “cuisine” comporte juste un petit réchaud pour réchauffer les plats en sachets dans une petite cocotte minute avec de l’eau de mer puisée grâce à la pompe près de l’évier (à gauche sur l’image), ou pour chauffer de l’eau désalinisée afin de préparer les sachets de repas lyophilisés. Il n’y a même pas d’évier, juste une cuvette amovible. Par contre, la table à cartes et le siège du navigateur sont à la taille du programme océanique du NAVOSE®. Spartiate, efficace et suffisant, mais on est loin du confort des voiliers de croisière ! Photo Yacht Club de Monaco

Mercredi 30 avril 2014 - 14:06

Campagne OceanoScientific 2013-14 réussie

Prototype OSC System 3.0 validé

La Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014, démarrée le 28 novembre 2013 du Port du Château à Brest, s’est achevée le 26 avril 2014 au Yacht Club de Monaco, au terme de 10 000 milles nautiques (18 520 km) d’une navigation réalisée en quatre tronçons entre la Bretagne, passage par le Pot au Noir à destination de Grenade, au sud de l’arc antillais ; Horta (Faial) dans l’Archipel des Açores ; Palma (Majorque - Espagne), puis Monaco, territoire intimement lié à l’exploration des océans depuis la fin du XIXe siècle sous l’impulsion du Prince Albert 1er (fondateur de l’Institut Océanographique) et fortement mobilisé aujourd’hui pour sa sauvegarde par son Prince Souverain, Son Excellence Albert II de Monaco. Cette grande campagne de tests de l’OSC System* Version 3.0 menée par Yvan Griboval, a permis de valider avec succès toutes ses fonctions d’acquisition et de transmission automatiques de données scientifiques de dix paramètres différents (cinq océano. / cinq atmo.) collectées à l’interface océan - atmosphère. Le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) a lui aussi démontré ses qualités de véritable voilier à vocation scientifique. Il a été ponctuel et précis aux rendez-vous fixés par les chercheurs, sous l’égide du JCOMMOPS, le centre d’assistance de la Commission Technique Mixte : Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO (COI - UNESCO) et Organisation Météorologique Mondiale (OMM), d’Océanographie et de Météorologie Marine (JCOMM). Cette expédition, entamée tout juste sept ans après la création du Programme OceanoScientific®, est donc un réel succès. Il marque une étape importante dans le développement de cette démarche innovante relative à l’étude des causes et des conséquences du changement climatique. C’est aussi le résultat du travail efficace du consortium constitué de SailingOne (chef de file), SubCtech (Allemagne), IFREMER et Météo-France. Rappelons d’ailleurs que l’OSC System a été honoré du Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 dans la catégorie “Environnement”. Désormais, l’OSC System 3.0 va être ausculté en détail dans les ateliers de SubCtech. Puis son logiciel, réalisé par le Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée), sera à nouveau testé en atelier, dans des conditions proches à celles rencontrées en navigation, les chocs, vibrations et autres agressions en moins. Il donnera naissance à la Version 3.1, enrichie de nouvelles fonctions. Ce prototype de l’OSC System, une fois optimisé, reprendra du service pour de nouvelles campagnes de tests en septembre prochain.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Le prototype OceanoScientific® System (OSC System) Version 3.0 a été débarqué du Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) à Monaco par Maxime Dreno (équipier et préparateur), aidé d’une collaboratrice du Yacht Club de Monaco, l’institution monégasque qui a accueilli chaleureusement le voilier à vocation scientifique au terme de sa Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014. Photo Cécilia Conterno - Yacht Club de Monaco

Le dernier tronçon de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014, entre Palma (Majorque - Espagne) et Monaco, s’est principalement déroulé dans les conditions musclées d’un fort mistral. Ce qui n’a pas empêché l’OSC System de fonctionner avec efficacité durant toute cette navigation aux conditions hostiles. Photo SailingOne

Le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) s’est amarré au terme de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014 au Ponton du Prince, la place d’honneur du Yacht Club de Monaco (YCM), juste à côté de l’emblématique Tuiga (15mR JI William Fife de 1909 - 23,18 m), voilier amiral du YCM, contemporain du Prince Albert 1er, qui a ouvert la voie des expéditions scientifiques océaniques à la charnière des XIXe et XXe siècle. Photo SailingOne

Mardi 15 avril 2014 - 08:21

Derniers tests in situ pour l’OSC System 3.0

La dernière partie de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014 a débuté vendredi 11 avril de Horta (Faial - Açores) à destination de Monaco. Toujours menée par Yvan Griboval, c’est la dernière grande campagne de tests de l’OSC System* Version 3.0 doté de toutes ses fonctions d’acquisition et de transmission automatiques de données scientifiques de dix paramètres différents (cinq océano. / cinq atmo.) collectées à l’interface océan - atmosphère. Cette version, bien que très innovante, a déjà prouvé son efficacité entre l’île de Grenade et les Açores en février dernier. Mais cet ultime test in situ avant évolutions (Version 3.1) est important pour valider les quelques améliorations décidées en mars dernier par Margot Choquer, ingénieur du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne et le Docteur Dimitri Voisin, auteur du génial logiciel qui pilote l’OSC System, dans le but de le rendre 100% opérationnel en toutes conditions de navigation. Ces quatre premiers jours de navigation, parfois face à une mer agitée et un vent soutenu, mettent en évidence l’excellent travail du duo Margot Choquer - Dimitri Voisin, qui ont complété le travail en amont réalisé avec efficacité par Stefan Marx et toute l’équipe de SubCtech (Allemagne). Le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) met donc le cap vers Monaco, haut lieu de l’étude des océans et de la préservation des océans par la volonté de ses souverains successifs. Il accostera au quai du Yacht Club de Monaco lundi 21 avril. Le jour suivant, à 18h30, l’association MEROCEANS tiendra, en guise de clôture de cette Campagne OceanoScientific® 2013 - 2014, une grande conférence dans les salons du Yacht Club de Monaco sur le thème : “Changement climatique : mettre en place les réseaux d’observation adaptés”. L’exposé principal est spécialement rédigé par Fabienne Gaillard (IFREMER) et Pierre Blouch (Météo-France). Il sera présenté par Margot Choquer. Le lendemain, mercredi 23 avril, l’OSC System sera débarqué du NAVOSE® et ses différents composants partiront dans plusieurs laboratoires et ateliers différents dans toute l’Europe pour y être analysés, vérifiés et re-calibrés le cas échéant.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

L’Albatros OceanoScientific® a repris son envol dans la grand voile du Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) entre les Açores et Monaco. Photo SailingOne

Mercredi 09 avril 2014 - 10:03

La NOAA rend honneur au Programme OceanoScientific®

Le Mariners Weather Log d’avril, publié par le National Weather Service, organisme météorologique de la prestigieuse National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américaine, met en exergue la collaboration entre le Programme OceanoScientific® et le trois-mâts Bark EUROPA, qui sillonne les océans avec l’OSC System* à son bord, notamment entre l’Amérique du Sud et l’Antarctique, son terrain de jeu de prédilection. Le Mariners Weather Log est une référence dans le monde entier. C’est une mine d’informations météorologiques pour la communauté maritime. Via cette publication, le Programme Voluntary Observing Ship (VOS) met en avant les observations atmosphériques transmises par des navires volontaires. VOS est l’un des programmes de collecte de données du Ship Observations Team (SOT) du JCOMM, la Commission Technique Mixte : Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO (COI - UNESCO) / Organisation Météorologique Mondiale (OMM) d’Océanographie et de Météorologie Marine. Bark EUROPA est donc un précieux contributeur à ce programme puisqu’il navigue avec le prototype de la version 2.1 de l’OSC System à son bord depuis le mois de janvier 2013. Rappelons que la version 3.0 termine actuellement ses tests in situ sur un parcours de 10 000 milles nautiques en Atlantique Nord et Méditerranée sur le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) aux couleurs de l’association MEROCEANS. Comme nous l’évoquons souvent dans ce blog, le trois-mâts néerlandais Bark EUROPA s’aventure en effet dans des zones peu explorées scientifiquement à l’interface océan - atmosphère,  notamment sous les trois grands caps continentaux. C’est donc une véritable aubaine pour les chercheurs que de disposer de données de qualité collectées par l’OSC System. L’article écrit par Margot Choquer, ingénieur en charge du Programme OceanoScientific® chez SailingOne, l’équipage du Bark EUROPA et Martin Kramp, ship coordinator au sein du JCOMMOPS, le centre d’assistance du JCOMM, retrace l’aventure commune du Bark EUROPA et du Programme OceanoScientific®. Il est à consulter sur le site de la NOAA, en cliquant ici.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Le trois-mâts Bark EUROPA est à la une de l’édition d’avril du Mariners Weather Log (NOAA), grâce à sa contribution au Programme OceanoScientific®, avec un article de cinq pages à suivre. Une Mariners Weather Log / Photo Bark EUROPA

Mardi 01 avril 2014 - 13:20

Bark EUROPA de retour en Atlantique

Après avoir définitivement quitté la Péninsule Antarctique à la fin du mois de février dernier, Bark EUROPA poursuit sa grande remontée de l’Atlantique. Sur sa longue route, le trois-mâts néerlandais a fait escale à Tristan da Cunha, une des îles les plus reculées au monde, ce vendredi 28 mars. La Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014 prend donc fin, mais si l’Antarctique s’éloigne, l’OSC System* poursuit sa collecte de données à l’interface océan-atmosphère à bord du Bark EUROPA. Cette collecte aura permis d’enrichir les informations de la communauté scientifique internationale dans le but de mieux appréhender les causes et les conséquences du changement climatique. Rappelons que les données collectées sont ensuite transmises automatiquement par satellite, toutes les heures rondes, aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Bark EUROPA achèvera sa longue remontée vers le Nord le 11 juin prochain alors qu’il rejoindra son port d’attache, Amsterdam. Ce sera l’occasion pour l’équipe de SailingOne de démobiliser l’OSC System pour une maintenance après tout juste huit mois de fonctionnement de ce matériel innovant. Une maintenance générale de l’OSC-Core et de l’OSC-Water sera effectuée en Allemagne, dans les ateliers de SubCtech. De son côté, SailingOne rapatriera certains capteurs en France pour calibration. Bark EUROPA profitera lui aussi de cette période pour une grande opération de maintenance, après avoir passé près de deux ans à sillonner les océans de la planète et avant de prendre le large à nouveau dès septembre prochain.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Bark EUROPA a quitté Ushuaia (Patagonie - Argentine) en février dernier pour une dernière expédition en terre Antarctique. Il a ensuite repris le large, cap au Nord. Après une courte escale à Tristan da Cunha, il vient de reprendre la mer. Photo Pavel Petrov - Bark EUROPA

Lundi 24 mars 2014 - 09:30

Les données OceanoScientific® sur CORIOLIS

Une réunion importante du Programme OceanoScientific® s’est tenue à Plouzané (Brest), sur le site de l’IFREMER, mardi 18 mars. Il s’agissait d’évoquer la gestion des flux de données vers le centre CORIOLIS et le projet GOSUD au sein de l’IFREMER, en présence de Fabienne Gaillard (IFREMER - LPO), Thierry Reynaud (IFREMER - LPO), Loic Petit de la Villéon (IFREMER - SISMER), Pierre Blouch (Météo-France), Gilles Reverdin (LOCEAN-IPSL) et Margot Choquer (SailingOne). En effet, les données en temps quasi réel de l’OceanoScientific® System* (OSC System) transitent par satellite au format propriétaire E-SURFMAR #100, puis par Météo-France pour décodage, mise à disposition et insertion sur le GTS (Global Telecommunication System) au format BUFR. Les options pour que les océanographes puissent récupérer et étudier les données ainsi transmises étaient donc à l’ordre du jour. Plusieurs solutions étaient envisagées : soit par un circuit de données dédié, à mettre en place (un fichier quotidien contenant des données de Température et de Salinité à plus grande résolution temporelle, émis vers minuit, en supplément des fichiers déjà envoyés toutes les heures) ; soit en utilisant le circuit déjà existant (transmission toutes les heures), moyennant de petits ajustements. C’est cette dernière solution qui a été retenue car elle permet de ne changer ni la philosophie du Programme OceanoScientific®, ni la technologie de l’OSC System (technologie Short Bust Data pour la transmission des données par satellite). De son coté, l’IFREMER va donc mettre en place les routines nécessaires pour concaténer et lire les jeux de données tels qu’ils sont produits actuellement par l’OSC System, tant pour le traitement et l’exploitation en temps quasi réel, via la plateforme mise à disposition par Météo-France, que pour l’exploitation en temps différé des données de toutes les Campagnes OceanoScientific®.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Le centre CORIOLIS organise les contributions françaises au réseau des flotteurs Argo, en déployant 60 à 80 flotteurs par an. CORIOLIS récupère systématiquement les données de la plupart des navires de recherche français et de plusieurs navires marchands. Il assure également l’entretien des mouillages du réseau tropical Atlantique Pirata et déploie 10 à 20 bouées dérivantes par an. Désormais, les données produites par les Campagnes OceanoScientific® seront intégrées à CORIOLIS. Schéma Hippocampe.com / IFREMER CORIOLIS

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