Mardi 15 avril 2014 - 08:21

Derniers tests in situ pour l’OSC System 3.0

La dernière partie de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014 a débuté vendredi 11 avril de Horta (Faial - Açores) à destination de Monaco. Toujours menée par Yvan Griboval, c’est la dernière grande campagne de tests de l’OSC System* Version 3.0 doté de toutes ses fonctions d’acquisition et de transmission automatiques de données scientifiques de dix paramètres différents (cinq océano. / cinq atmo.) collectées à l’interface océan - atmosphère. Cette version, bien que très innovante, a déjà prouvé son efficacité entre l’île de Grenade et les Açores en février dernier. Mais cet ultime test in situ avant évolutions (Version 3.1) est important pour valider les quelques améliorations décidées en mars dernier par Margot Choquer, ingénieur du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne et le Docteur Dimitri Voisin, auteur du génial logiciel qui pilote l’OSC System, dans le but de le rendre 100% opérationnel en toutes conditions de navigation. Ces quatre premiers jours de navigation, parfois face à une mer agitée et un vent soutenu, mettent en évidence l’excellent travail du duo Margot Choquer - Dimitri Voisin, qui ont complété le travail en amont réalisé avec efficacité par Stefan Marx et toute l’équipe de SubCtech (Allemagne). Le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) met donc le cap vers Monaco, haut lieu de l’étude des océans et de la préservation des océans par la volonté de ses souverains successifs. Il accostera au quai du Yacht Club de Monaco lundi 21 avril. Le jour suivant, à 18h30, l’association MEROCEANS tiendra, en guise de clôture de cette Campagne OceanoScientific® 2013 - 2014, une grande conférence dans les salons du Yacht Club de Monaco sur le thème : “Changement climatique : mettre en place les réseaux d’observation adaptés”. L’exposé principal est spécialement rédigé par Fabienne Gaillard (IFREMER) et Pierre Blouch (Météo-France). Il sera présenté par Margot Choquer. Le lendemain, mercredi 23 avril, l’OSC System sera débarqué du NAVOSE® et ses différents composants partiront dans plusieurs laboratoires et ateliers différents dans toute l’Europe pour y être analysés, vérifiés et re-calibrés le cas échéant.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

L’Albatros OceanoScientific® a repris son envol dans la grand voile du Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) entre les Açores et Monaco. Photo SailingOne

Mercredi 09 avril 2014 - 10:03

La NOAA rend honneur au Programme OceanoScientific®

Le Mariners Weather Log d’avril, publié par le National Weather Service, organisme météorologique de la prestigieuse National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américaine, met en exergue la collaboration entre le Programme OceanoScientific® et le trois-mâts Bark EUROPA, qui sillonne les océans avec l’OSC System* à son bord, notamment entre l’Amérique du Sud et l’Antarctique, son terrain de jeu de prédilection. Le Mariners Weather Log est une référence dans le monde entier. C’est une mine d’informations météorologiques pour la communauté maritime. Via cette publication, le Programme Voluntary Observing Ship (VOS) met en avant les observations atmosphériques transmises par des navires volontaires. VOS est l’un des programmes de collecte de données du Ship Observations Team (SOT) du JCOMM, la Commission Technique Mixte : Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO (COI - UNESCO) / Organisation Météorologique Mondiale (OMM) d’Océanographie et de Météorologie Marine. Bark EUROPA est donc un précieux contributeur à ce programme puisqu’il navigue avec le prototype de la version 2.1 de l’OSC System à son bord depuis le mois de janvier 2013. Rappelons que la version 3.0 termine actuellement ses tests in situ sur un parcours de 10 000 milles nautiques en Atlantique Nord et Méditerranée sur le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) aux couleurs de l’association MEROCEANS. Comme nous l’évoquons souvent dans ce blog, le trois-mâts néerlandais Bark EUROPA s’aventure en effet dans des zones peu explorées scientifiquement à l’interface océan - atmosphère,  notamment sous les trois grands caps continentaux. C’est donc une véritable aubaine pour les chercheurs que de disposer de données de qualité collectées par l’OSC System. L’article écrit par Margot Choquer, ingénieur en charge du Programme OceanoScientific® chez SailingOne, l’équipage du Bark EUROPA et Martin Kramp, ship coordinator au sein du JCOMMOPS, le centre d’assistance du JCOMM, retrace l’aventure commune du Bark EUROPA et du Programme OceanoScientific®. Il est à consulter sur le site de la NOAA, en cliquant ici.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Le trois-mâts Bark EUROPA est à la une de l’édition d’avril du Mariners Weather Log (NOAA), grâce à sa contribution au Programme OceanoScientific®, avec un article de cinq pages à suivre. Une Mariners Weather Log / Photo Bark EUROPA

Mardi 01 avril 2014 - 13:20

Bark EUROPA de retour en Atlantique

Après avoir définitivement quitté la Péninsule Antarctique à la fin du mois de février dernier, Bark EUROPA poursuit sa grande remontée de l’Atlantique. Sur sa longue route, le trois-mâts néerlandais a fait escale à Tristan da Cunha, une des îles les plus reculées au monde, ce vendredi 28 mars. La Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014 prend donc fin, mais si l’Antarctique s’éloigne, l’OSC System* poursuit sa collecte de données à l’interface océan-atmosphère à bord du Bark EUROPA. Cette collecte aura permis d’enrichir les informations de la communauté scientifique internationale dans le but de mieux appréhender les causes et les conséquences du changement climatique. Rappelons que les données collectées sont ensuite transmises automatiquement par satellite, toutes les heures rondes, aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Bark EUROPA achèvera sa longue remontée vers le Nord le 11 juin prochain alors qu’il rejoindra son port d’attache, Amsterdam. Ce sera l’occasion pour l’équipe de SailingOne de démobiliser l’OSC System pour une maintenance après tout juste huit mois de fonctionnement de ce matériel innovant. Une maintenance générale de l’OSC-Core et de l’OSC-Water sera effectuée en Allemagne, dans les ateliers de SubCtech. De son côté, SailingOne rapatriera certains capteurs en France pour calibration. Bark EUROPA profitera lui aussi de cette période pour une grande opération de maintenance, après avoir passé près de deux ans à sillonner les océans de la planète et avant de prendre le large à nouveau dès septembre prochain.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Bark EUROPA a quitté Ushuaia (Patagonie - Argentine) en février dernier pour une dernière expédition en terre Antarctique. Il a ensuite repris le large, cap au Nord. Après une courte escale à Tristan da Cunha, il vient de reprendre la mer. Photo Pavel Petrov - Bark EUROPA

Lundi 24 mars 2014 - 09:30

Les données OceanoScientific® sur CORIOLIS

Une réunion importante du Programme OceanoScientific® s’est tenue à Plouzané (Brest), sur le site de l’IFREMER, mardi 18 mars. Il s’agissait d’évoquer la gestion des flux de données vers le centre CORIOLIS et le projet GOSUD au sein de l’IFREMER, en présence de Fabienne Gaillard (IFREMER - LPO), Thierry Reynaud (IFREMER - LPO), Loic Petit de la Villéon (IFREMER - SISMER), Pierre Blouch (Météo-France), Gilles Reverdin (LOCEAN-IPSL) et Margot Choquer (SailingOne). En effet, les données en temps quasi réel de l’OceanoScientific® System* (OSC System) transitent par satellite au format propriétaire E-SURFMAR #100, puis par Météo-France pour décodage, mise à disposition et insertion sur le GTS (Global Telecommunication System) au format BUFR. Les options pour que les océanographes puissent récupérer et étudier les données ainsi transmises étaient donc à l’ordre du jour. Plusieurs solutions étaient envisagées : soit par un circuit de données dédié, à mettre en place (un fichier quotidien contenant des données de Température et de Salinité à plus grande résolution temporelle, émis vers minuit, en supplément des fichiers déjà envoyés toutes les heures) ; soit en utilisant le circuit déjà existant (transmission toutes les heures), moyennant de petits ajustements. C’est cette dernière solution qui a été retenue car elle permet de ne changer ni la philosophie du Programme OceanoScientific®, ni la technologie de l’OSC System (technologie Short Bust Data pour la transmission des données par satellite). De son coté, l’IFREMER va donc mettre en place les routines nécessaires pour concaténer et lire les jeux de données tels qu’ils sont produits actuellement par l’OSC System, tant pour le traitement et l’exploitation en temps quasi réel, via la plateforme mise à disposition par Météo-France, que pour l’exploitation en temps différé des données de toutes les Campagnes OceanoScientific®.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Le centre CORIOLIS organise les contributions françaises au réseau des flotteurs Argo, en déployant 60 à 80 flotteurs par an. CORIOLIS récupère systématiquement les données de la plupart des navires de recherche français et de plusieurs navires marchands. Il assure également l’entretien des mouillages du réseau tropical Atlantique Pirata et déploie 10 à 20 bouées dérivantes par an. Désormais, les données produites par les Campagnes OceanoScientific® seront intégrées à CORIOLIS. Schéma Hippocampe.com / IFREMER CORIOLIS

Vendredi 07 mars 2014 - 09:57

Bark EUROPA cap au Nord

La dernière partie de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014 se poursuit avec succès à bord du Bark EUROPA, désormais cap au Nord. Le trois-mâts néerlandais a définitivement quitté la Péninsule Antarctique en cette fin d’été austral. Il devrait bientôt atteindre la Géorgie du Sud. C’est donc le terme de cette expédition de l’été austral 2013 - 2014 dans ces zones maritimes peu fréquentées. Cette navigation autour de la Péninsule Antarctique a permis à nouveau la collecte de nombreuses données scientifiques à l’interface océan-atmosphère, grâce à l’OSC System*, qui continue d’enrichir les informations de la communauté scientifique internationale dans le but de mieux appréhender les causes et les conséquences du changement climatique. En effet, le prototype Version 2.1 de l’OSC System a entamé sa collecte de données (toutes les six secondes) le 10 octobre 2013, date du départ du Bark EUROPA de Sydney (Australie). Soit il y a 148 jours et un nouveau record de fonctionnement pour l’OSC System. Le capteur de température de l’air et d’humidité a été remplacé durant l’escale aux îles Malouines, après avoir subi des dégâts en Australie au mois de novembre, dans des conditions de navigation extrêmes. Le panel des huit paramètres scientifiques collectés est ainsi complet depuis le 21 décembre dernier. L’OSC System est donc parfaitement opérationnel depuis 76 jours. Rappelons que les données collectées sont ensuite transmises automatiquement par satellite, toutes les heures rondes, aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques).

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System - qui a remporté le Prix Franco-Allemand de l’Economie 2013 / Catégorie “Environnement” - est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Bark EUROPA dans la Mer de La Scotia, au Sud-Est du Passage de Drake, où Sir Ernest Shackleton débuta son périlleux périple vers la Géorgie du Sud, à bord de la baleinière de sauvetage James Caird, il y a bientôt un siècle, en avril 1916. Dans cette zone, la Mer de Weddell rejette chaque année des centaines d’icebergs, parfois immenses. Le courant les entraîne ensuite vers le Nord-Est, où ils fondent lentement dans des eaux plus chaudes. Ce processus de fonte peut prendre plusieurs années. Photo Jordi Plana Morales - Bark EUROPA

Désormais en route vers le Nord, après ses escales en Géorgie du Sud et probablement à Tristan da CunhaBark EUROPA fera un arrêt à l’île de l’Ascension le 17 avril prochain. Il regagnera ensuite Amsterdam, son port d’attache, à la mi-juin. Après quelques jours de maintenance, il participera cette année encore aux Tall Ships Races entre Harlingen (Pays-Bas) et Fredrikstad (Norvège). Bark EUROPA a d’ailleurs remporté l’étape inédite de ce circuit de grands voiliers entre Sydney et la Nouvelle-Zélande, à la fin de l’année dernière. Il n’aura ensuite que très peu de répit avant de remettre le cap au Sud. En effet, en septembre prochain, il quittera Amsterdam et descendra l’Atlantique en passant par Cascais (Portugal), Las Palmas (îles Canaries - Espagne), Salvador de Bahia (Brésil), puis Punta Arenas (Chili), où il devrait accoster à la fin du mois de novembre. Le trois-mâts néerlandais retrouvera Ushuaia pour entamer de nouvelles aventures en Antarctique, dès décembre 2014. Au programme du prochain été austral, cinq expéditions en Antarctique pour les nouveaux “passagers-explorateurs” du Bark EUROPA à la découverte de cet environnement qui peut être parfaitement paisible comme carrément hostile. Vous pouvez suivre la progression de ce voilier de 56 mètres sur le site officiel du Bark EUROPA et n’hésitez à réserver votre place à bord dès maintenant, pour ne pas rater ces nouvelles aventures antarctiques hors du commun.

Bark EUROPA a quitté la Péninsule Antarctique et navigue désormais vers la Géorgie du Sud, qu’il devrait atteindre dans quelques jours. Ce superbe trois-mâts ne reviendra naviguer dans ces eaux qu’en décembre prochain. Carte Google Earth - Bark EUROPA

Mardi 25 février 2014 - 09:18

Au revoir l’Antarctique

Le Bark EUROPA a quitté Ushuaia (Patagonie - Argentine) le 19 février pour sa troisième et dernière expédition antarctique de l’été austral. C’est donc également la dernière partie de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014 de la saison dans ces zones maritimes peu fréquentées. Le trois-mâts néerlandais retrouvera néanmoins la Péninsule Antarctique la saison prochaine pour de nouvelles aventures, de nouvelles expéditions à vocation scientifique avec le matériel OceanoScientific® à son bord. D’ici là, il lui reste plus de quatre mois de navigation pour regagner l’Europe et encore via sa dernière incursion en Antarctique. A cette occasion, un grand nombre de données seront transmises à la communauté scientifique internationale. En effet, le prototype de la version 2.1 de l’OceanoScientific® System (OSC System*) continue en ce moment - et également lors du trajet retour vers l’Europe - de collecter toutes les six secondes des données de qualité à l’interface océan - atmosphère. Le panel des huit paramètres scientifiques collectés est au complet depuis son escale aux îles Malouines, en décembre dernier, et l’OSC System fonctionne sans relâche. Les données collectées sont ensuite transmises automatiquement, toutes les heures rondes par satellite, aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Ces paramètres sont, dans l’atmosphère : Pression atmosphérique ; Température de l’air ; Humidité ; Direction du vent réel et Force du vent réel et, dans l’eau de mer en surface : Température ; Salinité ; Pression partielle en dioxyde de carbone (pCO2). Le Bark EUROPA est reparti le 19 février pour une expédition d’une soixantaine de jours et plus de 5 500 milles nautiques à parcourir au plus sud des océans de la Planète. La navigation sous ces latitudes reste avant tout soumise aux conditions météorologiques. D’ailleurs, à la sortie du Canal de Beagle, le Bark EUROPA a dû relâcher à l’ancre, pour laisser passer la dépression qui l’empêchait de mettre cap au Sud. Cet imprévu ne modifie pas pour autant le programme initial. Après une navigation aux abords de la Péninsule Antarctique, le trois-mâts reprendra sa route, vers le Nord cette fois-ci, avec des mouillages visités dans les îles de la Géorgie du Sud, puis à Tristan Da Cunha, l’une des îles les plus éloignées des continents. Il remontera ensuite l’Atlantique avec une escale à l’île de l’Ascension, vers le 17 avril. Enfin, le Bark EUROPA regagnera son port d’attache. Amsterdam l’accueillera en effet à la mi-juin. Vous pouvez suivre la progression de ce voilier de 56 mètres sur le site officiel du Bark EUROPA

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

D’ici quelques jours, le Bark EUROPA retrouvera l’ambiance exceptionnelle de la Péninsule Antarctique, comme ici dans le détroit de Neumayer aux abords de la Terre de Graham, il y a environ un an. Photo Jordi Plana Morales - Bark EUROPA

Le Bark EUROPA a quitté Ushuaia (Patagonie - Argentine) le 19 février dernier pour sa dernière expédition en Antarctique de l’été austral. Après une navigation aux abords de la Péninsule Antarctique, le trois-mâts reprendra la route vers le Nord pour atteindre Amsterdam à la mi-juin. Carte Google Earth - Bark EUROPA

Jeudi 13 février 2014 - 10:14

Nouveau test concluant pour l’OSC System 3.0

Au terme de douze jours de navigation dans le cadre de la deuxième expédition de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014, l’OSC System* Version 3.0 doté désormais de toutes ses fonctions acquisition et transmission automatiques de données scientifiques, a prouvé son efficacité. Ce test in situ est donc concluant et peu de modifications sont nécessaires pour rendre ce matériel 100% opérationnel en toutes conditions de navigation. Le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) a bouclé mardi 11 février son périple entre l’Ile de Grenade, au sud de l’arc antillais et Horta (Faial - Açores) sans aucune avarie. L’objet de cette navigation-test était, d’une part, de continuer à mettre au point la nouvelle version de l’OSC System dans ses fonctions d’acquisition automatique de données à l’interface océan - atmosphère, bien que la transat aller, entre la France et la Grenade, ait démontré pendant 19 jours que cette collecte toutes les six secondes de données de dix paramètres océanographiques et atmosphériques fonctionnait avec fiabilité. D’autre part, il s’agissait de tester la transmission automatique par satellite des données aux heures rondes à destination des plateformes de la communauté scientifique internationale. C’était l’innovation de cette traversée retour de l’Atlantique et les résultats sont globalement positifs. Les ingénieurs disposent désormais d’un mois, avant que le NAVOSE® ne reprenne la mer, pour procéder aux modifications nécessaires afin d’optimiser encore cet OSC System Version 3.0 et lui conférer toujours plus d’efficacité et de fiabilité.

Le NAVOSE® est paisiblement amarré pour un mois à Horta (Faial - Açores) au terme de la seconde expédition de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014. La troisième expédition du programme, le retour vers la France, se fera durant la seconde quinzaine du mois de mars. Photo SailingOne

En ce qui concerne la transmission automatique des données par satellite toutes les heures rondes à destination des plateformes scientifiques internationales dédiées, Margot Choquer, ingénieur en charge du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne, établit un premier bilan à chaud : “En matière d’Encodage - Compression - Transmission, sur les 292 messages attendus sur la durée de la traversée de l’Atlantique, nous en avons reçu 282, soit 96,6% de réussite des transmissions par satellite sur la durée. Toutefois, il y a manifestement eu un bug dans l’encodage des données les jours 10 et 11 (8 et 9 février). Il a impacté la mise à disposition des données en déclenchant un filtre de sécurité sur la chaîne de traitement. Ce bug est à attribuer à l’OSC System et non à la chaîne de traitement. Or, ce bug ne se reflète pas dans les 96,6% de transmissions réussies - car les messages ont bien été transmis - mais il diminue le nombre de messages utiles. En effet, sur les 282 messages attendus, 235 messages (80%) ont été mis à disposition des scientifiques“.

Et Margot Choquer de conclure : “Aujourd’hui, on peut considérer que nous avons obtenu de très bonnes performances des transmissions, même avec le bémol du bug des 8 et 9 février, sachant que le Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée) a fait une mise à jour du logiciel dès le 11 février visant à le corriger“. Ces premières conclusions sont très encourageantes en vue de la fiabilisation définitive de l’OSC System Version 3.0. L’équipe constituée par SailingOne, concepteur du Programme OceanoScientific®, autour de Margot Choquer a donc mis en évidence sa parfaite maîtrise du sujet, pourtant complexe tellement cet OSC System est innovant. Stefan Marx (SubCtech - Allemagne), qui a notamment réalisé l’OSC-Core et l’OSC-Water et le Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée / Team Michel Desjoyeaux), qui a réalisé l’OSC-Software, ont remarquablement unis leurs forces pour réaliser un matériel homogène. Dans cette phase, l’étroite et efficace collaboration entre les ingénieurs, d’un côté, et les scientifiques, de l’autre : IFREMER, Météo-France et le LOCEAN avec le concours du JCOMMOPS, est déterminante jour après jour pour permettre l’évolution de cette phase de R&D et en garantir la bonne fin.

Notons par ailleurs qu’au cours de cette transat retour de douze jours, parfois dans des conditions de navigation difficiles, comme lors de la première semaine face à un fort alizé et dans une mer abrupte, strictement aucune avarie de quelque nature que ce soit n’est à déplorer. Seulement deux défaillances mineures de matériel ont été enregistrées. Un échange standard résoudra ces dysfonctionnements. Le NAVOSE® pourra donc quitter Horta vers le 20 mars en parfaite possession de tous ses moyens et avec un OSC System Version 3.0 optimisé.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Le NAVOSE® vient de parcourir 3 000 milles nautiques (5 500 km) entre l’Ile de Grenade, au sud de l’arc antillais et les îles portugaises qui marquent la porte de l’Europe. Cette navigation s’est scindée en deux parties distinctes. D’abord une longue remontée face au vent, jusqu’à la latitude des Bermudes, pour sortir de la zone des alizés. Ensuite une longue glissade au gré des brises du sud des dépressions qui parcourent l’océan Atlantique Nord d’Ouest en Est, plutôt actives en cette saison peu propice pour effectuer un tel parcours. Cartographie Barme - SailingOne

Vendredi 07 février 2014 - 09:18

Bark EUROPA s’aventure en Antarctique

Après plus d’une année de navigation autour du monde, le Bark EUROPA est de retour aux abords de la Péninsule Antarctique. La Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014, commencée le jeudi 10 octobre 2013 à Sydney (Australie) a en effet traversé le Pacifique Sud puis le Détroit de Drake avant de regagner Ushuaia (Patagonie - Argentine) le 23 janvier dernier. Le trois-mâts néerlandais a ensuite repris la mer pour une nouvelle expédition en Antarctique. Après un passage par le Détroit de Bransfield, le Bark EUROPA et ses passagers ont pu amarrer sur l’île de la Déception. Rien de décevant pour autant, cette île de l’archipel des Shetlands du Sud est connue pour sa baie, son volcan et pour ses colonies de manchots… Dépaysement assuré ! Le Capitaine Eric Kesteloo et son équipage poursuivent ainsi leur navigation extrême avec une température de l’air négative et une eau de mer en surface qui peine à dépasser les deux degrés. A bord du Bark EUROPA, le prototype de la version 2.1 de l’OceanoScientific® System (OSC System*) continue de collecter toutes les six secondes des données de qualité scientifique à l’interface océan - atmosphère. Le panel des huit paramètres scientifiques collectés est au complet, et l’OSC System fonctionne sans relâche depuis bientôt quatre mois. Les données collectées sont ensuite transmises automatiquement, par satellite, aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Le Bark EUROPA devrait s’amarrer à nouveau à Ushuaia le 15 février avant de reprendre le large pour une dernière aventure en Antarctique. L’équipage aura donc une nouvelle fois la chance de visiter les îles les plus reculées de l’Atlantique, parmi lesquelles la Géorgie du Sud puis Tristan da Cunha. Le trois-mâts reprendra ensuite la route vers le nord pour son port d’attache, Amsterdam, qu’il devrait atteindre le 11 juin prochain. Vous pouvez suivre cette belle aventure sur le site officiel du Bark EUROPA.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Le Bark EUROPA navigue actuellement d’une baie à l’autre au Nord de la Péninsule Antarctique et découvre la quiétude des étendues de glace. Il regagnera bientôt Ushuaia (Patagonie - Argentine). Photo Nioclás Seeliger / Bark EUROPA

Lundi 03 février 2014 - 14:51

L’OSC System transmet à terre toutes les heures

Le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) a repris le large jeudi 30 janvier à 22h30 UTC (23h30 heure française / 17h30 heure locale) au départ de l’Ile de Grenade, au sud de l’arc antillais, à destination  de Horta aux Açores, qu’il devrait atteindre vers le 13 février. C’est donc la seconde partie de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014, qui se décompose en deux tronçons : Grenade - Horta, en ce moment, puis Horta - Brest / Port du Château, dans la seconde quinzaine du mois de mars, lorsqu’une fenêtre météo le permettra. L’objet de cette navigation-test est de continuer à mettre au point l’OceanoScientific® System (OSC System*) Version 3.0. La transat aller, entre la France et la Grenade a en effet démontré que le système lui-même, c’est-à-dire la collecte toutes les six secondes des données des dix paramètres de l’interface océan - atmosphère, fonctionnait parfaitement dans la durée : 18 jours et 20h00 non-stop dans des conditions parfois très hostiles pour ce type de matériel électronique embarqué sur un voilier de performance de seize mètres. Ce fut donc un premier succès, que les scientifiques sont en train de vérifier et de valider au fur et à mesure qu’ils analysent ces données collectées, notamment en les comparant à d’autres données de même nature collectées par d’autres moyens scientifiques dans les mêmes zones maritimes que celles où le NAVOSE® a parcouru les 4 700 milles de sa première navigation-test équipé de l’OSC System Version 3.0. Or, à la satisfaction générale, les premiers résultats démontrent que la qualité des données collectées est au rendez-vous elle aussi. Désormais, il s’agit de tester l’efficacité de la transmission automatique, toutes les heures, de ces données aux plateformes scientifiques internationales dédiées. Le Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée / Team Michel Desjoyeaux), qui a réalisé l’OSC-Software et sa mise en œuvre en étroite liaison avec Stefan Marx (SubCtech - Allemagne) et avec l’IFREMER, Météo-France et le JCOMMOPS, a travaillé ardemment avec Margot Choquer, ingénieur en charge du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne, ces deux derniers mois sur cette partie spécifique de la transmission automatique de données par satellite toutes les heures, selon les critères de la communauté scientifique internationale. On peut mesurer leur satisfaction aujourd’hui et celle de toute l’équipe du Programme OceanoScientific®, car 99% des transmissions ont été effectuées avec succès depuis le départ, soit au terme de ces trois premiers jours de navigation-test dans des conditions musclées (force 6) face au vent et à une mer cassante. Reste à démontrer la fiabilité de la transmission dans la durée. C’est ce que Yvan Griboval (Responsable d’expédition) et Gaël Le Cléac’h (Navigateur) entendent démontrer à bord du NAVOSE® ces prochaines semaines sur la route du Port du Château à Brest.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Le NAVOSE® trouve enfin des conditions clémentes ce lundi matin 3 février au lever du jour, dans le Bassin Américain, à environ 350 milles nautiques au Sud-Est des Bermudes, après une sortie agitée, face à un vent de 20 à 30 nœuds, de la Mer des Caraïbes. Les chocs dans une mer cassante ont réussi à débrancher certains capteurs et même la centrale de navigation du NAVOSE®. Tout est partiellement remis en service grâce à ces conditions plus clémentes et le sera tout à fait dans quarante-huit heures, lorsque le NAVOSE® naviguera dans une zone de calmes avant de rejoindre l’autoroute des grandes dépressions qui courent en ce moment sur l’Atlantique Nord. Photo SailingOne

Lundi 27 janvier 2014 - 10:34

Le Bark EUROPA en Antarctique

Après son escale aux îles Malouines en décembre, le trois-mâts Bark EUROPA a repris la mer à destination de la Géorgie du Sud et des îles Shetland du Sud. Pour la première fois de l’été austral 2013 - 2014, Bark EUROPA a donc traversé le Passage de Drake pour atterrir à Ushuaia, où il s’est amarré le 23 janvier. Il est reparti aussitôt pour une expédition de 22 jours, cap sur l’Antarctique. La Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014 suit ainsi son cours. Le prototype de la version 2.1 de l’OSC System* a fonctionné sans interruption lors de cette nouvelle étape du voyage du trois-mâts néerlandais et il continue son œuvre en ce moment. L’OSC System a collecté, comme à son habitude, toutes les six secondes des données scientifiques à l’interface océan - atmosphère avant de les transmettre automatiquement par satellite aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Le capteur de température de l’air et d’humidité qui était défaillant jusqu’aux Malouines ayant pu être remplacé par l’équipage lors de l’escale, le panel des paramètres scientifiques collectés par l’OSC System est donc dorénavant au complet. Ces paramètres sont, dans l’atmosphère : Pression atmosphérique ; Température de l’air ; Humidité ; Direction du vent réel et Force du vent réel et, dans l’eau de mer en surface : Température ; Salinité ; Pression partielle en dioxyde de carbone (pCO2). Après avoir embarqué un nouveau groupe d’apprentis aventuriers, le Bark EUROPA est passé par le fameux Canal de Beagle avant de mettre le cap sur la péninsule Antarctique. Après un périple le long des glaciers, il sera de retour à Ushuaia vers le 15 février. Vous pouvez suivre cette belle aventure sur le site officiel du Bark EUROPA.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Le Bark EUROPA au mouillage à Port Lockroy (Terre de Graham - péninsule Antarctique). Photo Joanna Szczepanska - Bark EUROPA

Le Bark EUROPA a navigué entre Stanley (îles Malouines) et Ushuaia (Patagonie - Argentine) avec l’OSC System à son bord. Carte Google Earth - Bark EUROPA

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