Mercredi 25 avril 2012 - 10:38

Poursuite de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ARCTIQUE 2012

Parti de France (Etel et Lorient - Bretagne) le 19 février dernier à destination de l’Islande sans escale intermédiaire, le voilier d’expédition La Louise profite désormais du printemps pour mettre le cap sur le Groenland dans le cadre de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ARCTIQUE 2012, réalisée notamment grâce au concours de la Fondation Veolia Environnement. La Louise a en effet quitté l’Islande le 21 avril.

La goélette d’expédition arctique La Louise a quitté l’Islande pour le Groenland, qu’elle contourne par le sud pour faire escale à Nuuk, sur sa façade ouest, dans le Détroit de Davis. Elle s’engagera plus au nord, au-dessus du cercle polaire arctique, dans le courant de l’été, lorsque la Baie de Baffin se libèrera des glaces - Carte SailWX

Le plus récent prototype de l’OceanoScientific® System (Version 2.0) est en test à bord de cette goélette menée par Thierry Dubois. Il continue inlassablement de collecter automatiquement des données scientifiques. Elles sont transmises automatiquement par satellite aux plateformes internationales qui les centralisent à destination des instituts de météorologie et d’océanographie.

En abordant les côtes du Groenland, la Campagne OceanoScientific® - MISSION ARCTIQUE 2012 prend une nouvelle dimension. En effet, La Louise s’engage progressivement sur des routes maritimes peu ou pas explorées scientifiquement. Plus la température augmentera et plus les mers du Grand Nord vont s’ouvrir devant l’étrave de La Louise. Dans ces conditions, l’OceanoScientific® System embarqué recueillera des données de plus en plus intéressantes pour la communauté scientifique internationale, notamment en matière d’océanographie et de météorologie opérationnelles.

Lundi 26 mars 2012 - 10:54

Le Programme OceanoScientific® au salon Oceanology International 2012 - Londres

Après avoir été officiellement labellisé par le Pôle Mer Bretagne le 24 février 2012 dans le cadre d’un consortium réunissant SailingOne (Basse-Normandie / Bretagne), SubCtech (Kiel / Allemagne), IFREMER et Météo-France (Bretagne / Basse-Normandie), le Programme OceanoScientific® a été présenté du 13 au 15 mars au salon international biennal des océans : Oceanology International 2012 (oi12), à Londres.

A l’occasion de cette manifestation d’envergure mondiale, environ 7 000 professionnels de plus de 70 pays ont échangé avec les représentants de la communauté scientifique internationale, sur le thème des technologies marines et des océans, dans le but d’améliorer leurs stratégies pour mesurer, exploiter, protéger et opérer sur les océans.

La session d’observation et de prévision des océans de la conférence a couvert tous les aspects de l’observation des océans (technologies de télédétection, notamment satellitaire et de collecte de données in situ) et de la prédiction océanique.

Le Programme OceanoScientific® a été présenté à plusieurs reprises par Martin Kramp, ingénieur responsable de ce programme au sein de SailingOne : sur le stand français du Pôle Mer Bretagne et sur celui de son partenaire industriel SubCtech.

Cet évènement a également été l’occasion de poursuivre les entretiens avec des représentants de grands groupes industriels internationaux engagés dans des collaborations scientifiques. Ces échanges avaient démarré en décembre dernier, lors de la réunion Smart Ocean - Smart Industries initiée par le World Ocean Council (WOC) à Paris, au siège de la Commission Océanographique Intergouvernementale (IOC) de l’UNESCO.

Robert O’Brien (Conseilleur Environnement Marine chez BP, à gauche), Paul Holthus (Directeur du WOC) et Martin Kramp (SailingOne) ont profité de la conférence au sujet des observations océaniques du salon oi12 pour évoquer une future coopération dans le cadre du Programme OceanoScientific® - Photo SailingOne

Martin Kramp (SailingOne, à gauche) a été rejoint par d’autres intervenants de la conférence oi12, comme Dr. Colin Grant (BP), Dr. Eric Lindstrom (NASA), Dr. Samuel Walker (BP) et Clayton Jones (Teledyne), pour échanger au sujet du Programme OceanoScientific®, sur le stand SubCtech, en présence de plusieurs scientifiques concernés - Photo SailingOne

Lundi 26 mars 2012 - 11:03

L’OceanoScientific® System 2.0 à bord du voilier d’expédition “La Louise”

Le plus récent prototype de l’OceanoScientific® System (Version 2.0) a été installé au début du mois de février à bord de la goélette d’expédition La Louise, un voilier de 20 mètres (63 pieds) imaginé, construit et mené par Thierry Dubois, un des meilleurs coureurs océaniques français des années 90 - 2000, célèbre pour ses participations au Vendée Globe, le tour du monde en solitaire sans escale. “J’aimerais que ce bateau serve d’outil de travail à des projets scientifiques” avait déclaré le fameux skipper à la mise à l’eau de son navire, en 2010 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan). Ce souhait est désormais en cours de réalisation en collaboration avec le consortium SailingOne - SubCtech (All.) - IFREMER - Météo-France.

La goélette La Louise (20 mètres / 63 pieds) menée par Thierry Dubois et trois équipiers, à quitté la Rivière d’Etel (Morbihan) samedi 18 février en milieu d’après-midi pour rejoindre Lorient afin de faire le plein de carburant. Le véritable départ de Lorient, cap direct sur l’Islande, a eu lieu dimanche 19 février en toute fin de journée - Photo SailingOne

Après les campagnes de tests sur des voiliers de course océanique et de plaisance ces trois dernières années (2009 - 2011), le Programme OceanoScientific® a pris une nouvelle dimension à la fin de l’an dernier lorsque l’OceanoScientific® System a évolué pour être réellement “Plug & Play” sur tous types de navires de quinze mètres et au-delà.

C’est ainsi que le consortium SailingOne - SubCtech (All.) - IFREMER - Météo-France a engendré cette version 2.0 de l’OceanoScientific® System qui a embarqué sur La Louise. Cette nouvelle campagne de tests se décompose en deux parties.

Entre Etel (Morbihan) en France où La Louise vient de passer l’hiver et Isafjordur en Islande où Thierry Dubois va installer la base arrière de sa campagne 2012, les tests vont porter sur le bon fonctionnement mécanique et informatique de l’OceanoScientific® System 2.0. Il sera également question de comparer les douze données collectées automatiquement toutes les six secondes à bord de La Louise avec d’autres données, collectées par des plateformes scientifiques réputées auprès desquelles Thierry Dubois et son équipage navigueront lors du périple France - Islande.

Dans un second temps, durant le printemps et l’été, la Campagne OceanoScientific® - MISSION ARCTIQUE 2012 (avec le concours de la Fondation Veolia Environnement) sera menée sur la base de tests de longue durée dans une zone extrême entre l’Islande et Groenland, soit entre 66° et 75° Nord, au plus loin qu’il soit possible à un voilier de s’aventurer dans le Grand Nord. Dans cette seconde partie, les scientifiques seront particulièrement attentifs aux douze données collectées par l’OceanoScientific® System 2.0 de La Louise, dont une majorité est transmise automatiquement par satellite aux bases de données internationales. C’est en effet une zone de navigation peu ou pas explorée scientifiquement à l’interface océan - atmosphère, donc intéressante à découvrir pour les chercheurs du monde entier qui œuvrent, chacun dans leur spécialité, à une meilleure connaissance des causes et conséquences du changement climatique en cours.

La gestion et la transmission de données océanographiques et météorologiques recueillies à l’interface océan - atmosphère par l’OceanoScientific® System, c’est-à-dire par un seul système commun et compact étaient - et sont toujours - innovantes. Grâce a un nouvel élément électronique intégré à la version 2.0, il est désormais possible de récupérer les données de la centrale de navigation (de toutes marques), dont celles du capteur vent déjà embarqué pour la navigation, sans aucune perturbation sur les autres systèmes, notamment sur la conduite du navire. C’est une des fonctionnalités “Plug & Play”  de ce système. Cette nouvelle capacité représente un atout important, car l’installation et la maintenance d’un capteur vent supplémentaire dans le haut du mât des voiliers de course océanique engendraient de réels problèmes - résolus maintenant.

Des équipes mixtes du consortium SailingOne - SubCtech (All.) - IFREMER - Météo-France ont réalisé l’installation et les tests mécaniques et informatiques à bord de La Louise. Les données transmises par satellite ont été reçues, traitées et validées avec succès par les centres de traitement de données à l’IFREMER et chez Météo-France. La Louise quitte donc Etel à la mi-février 2012, cap au Grand Nord, avec un OceanoScientific® System 2.0 en parfait état de fonctionnement.

Rappelons, enfin, que toutes les données scientifiques collectées sont transmises gratuitement à la communauté scientifique internationale, selon la philosophie du Programme OceanoScientific® depuis sa création, en novembre 2006.

De gauche à droite : Stefan Marx (SubCtech - All.), Clément Testa et Guilhem Pellecuer (Météo-France) préparent les capteurs météorologiques de l’OceanoScientific® System 2.0 sur la table à cartes de La Louise - Photo SailingOne

Stefan Marx (SubCtech - All.) procède aux tests préliminaires de l’OceanoScientific® System avant sa mise en service à bord de La Louise - Photo SailingOne

Christophe Chaumont (SailingOne) installe l’OceanoScientific® System à bord de La Louise, dans un compartiment spécialement dédié dans la cale, sous le poste de navigation - Photo SailingOne

Jeudi 22 décembre 2011 - 17:12

“Smart Oceans - Smart Industries” : Réunion de travail

Le Programme OceanoScientific® a assisté à la réunion initiale de ce nouveau programme sur l’observation du climat et de l’océan qui a eu lieu à Paris les 12 et 13 décembre 2011, au siège de la Commission Intergouvernementale d’Océanographie (COI) de l’UNESCO.

Plus de 70 chercheurs, ingénieurs et personnages-clés de la navigation ont été réunis par le World Ocean Council (WOC) enfin de développer des stratégies pour une acquisition plus efficace des données scientifiques à l’interface océan-atmosphère par des porte-conteneurs, des navires de pêche et croisière, des pétroliers et des voiliers océaniques.

Cliquer ici pour télécharger le communiqué officiel

Le Programme OceanoScientific® a été représenté par Pierre Blouch (Météo-France, à gauche),

Martin Kramp (SailingOne), Gilles Reverdin (LOCEAN / INSU-CNRS)

et Jean-François Leprince-Ringuet (ROSS).

Jeudi 10 novembre 2011 - 09:10

Interview de Fabienne Gaillard (IFREMER)

Dr. Fabienne Gaillard, Directrice du Laboratoire de Physique des Océans (LPO) à l’IFREMER et coordinatrice scientifique du Programme OceanoScientific®, a été interviewée par le quotidien Ouest-France au sujet de la Campagne OceanoScientific® 2012-13, destinée à envoyer plusieurs NAVOSE® - Monotype SolOceans autour du monde durant l’hiver 2012-2013. Lire l’article…

Lundi 05 décembre 2011 - 16:42

Réunion Générale N° 6 sous le haut parrainage du Ministère de l’Ecologie

La sixième Réunion Générale du Programme OceanoScientific® a eu lieu à Paris sous le haut parrainage de Nathalie Kosciusko-Morizet au Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

Réunion Générale N° 6 du Programme OceanoScientific®

Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) - Paris - 11 octobre 2011

De gauche à droite : Rupert Schmid (Association ROSS), Philippe Court (Yacht Club de France),

Gérard Fries (Veolia Environnement), Christian Dumard (Team SODEBO), Liliane Merlivat (LOCEAN),

Fabienne Gaillard (IFREMER), Stefan Marx (SubCtech), Yvan Griboval (SailingOne),

Martin Kramp (SailingOne), Jean-François Leprince-Ringuet (Association ROSS),

Pierre Blouch (Météo-France), Gilles Reverdin (LOCEAN), Eric Banel (MEDDTL).

Absent sur la photo : Thierry Vandevelde (Fondation Veolia Environnement).

Vendredi 23 septembre 2011 - 14:42

Professeur Emmanuel Boss à Paris

Le Professeur Emmanuel Boss (University of Maine), partenaire américain du Programme OceanoScientific®, est actuellement en Europe pour des réunions scientifiques au CNES et au LOV, qui soutiennent tous deux également le Programme OceanoScientific®.

Emmanuel Boss (à droite) a profité de son escale à Paris pour un échange avec Martin Kramp (à gauche), responsable du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne, et pour programmer avec lui quelques opérations. En effet, un chercheur de l’University of Maine, spécialisé dans les capteurs bio-optiques, embarquera à bord du NAVOSE® Boogaloo en 2012 pour valider la dernière configuration de l’OceanoScientific® System, notamment l’installation et le bon fonctionnement des capteurs relatifs au plancton : fluorescence de chlorophylle A et turbidité.

Jeudi 26 avril 2012 - 11:01

Le Programme OceanoScientific® au FerryBox Workshop 2011 - Hambourg

Le Programme OceanoScientific® a été invité à participer à la quatrième édition FerryBox Workshop, organisée par le HZG à Geesthacht, à proximité de Hambourg (avant GKSS), les 1er et 2 septembre.

Au terme du projet européen FerryBox en 2005, la communauté FerryBox voulait faire progresser le savoir-faire collectif. Dans cette perspective, les FerryBox Workshops ont été créés pour partager des expériences et compétences dans l’utilisation des systèmes Underway. Les trois premières éditions ont eu lieu à Oslo (2007), Southampton (2008) et Göteborg (2010). Le workshop 2011 était donc programmé en Allemagne.

Le but de cette quatrième édition était de faire le point au sujet de l’acquisition des données océaniques par des navires d’opportunité. C’était l’occasion d’évoquer les démarches récentes, les idées innovantes et de nouvelles applications scientifiques. C’était aussi l’occasion de partager les expériences des uns et des autres en ce domaine, pour développer le réseau autour des systèmes Underway.

Le Programme OceanoScientific® a été présenté par Martin Kramp (SailingOne) dans une session pilotée par David Hydes qui ciblait les technologies innovantes sur des plateformes modernes, comme c’est le cas pour l’OceanoScientific® System.

Quatre-vingt chercheurs et ingénieurs d’Europe et des continents américains ont assisté à cette réunion de travail, dont évidemment plusieurs représentants des partenaires du Programme OceanoScientific® : IFREMER, INSU-CNRS, IFM-GEOMAR et SubCtech. De nombreux contacts ont été établis et de nouveaux partenariats internationaux au titre du Programme OceanoScientific® vont être mis en œuvre dans les semaines et les mois à venir.

Cliquez ici pour télécharger le programme intégral du FerryBox Workshop 2011 et les résumés des interventions.

Jeudi 28 juillet 2011 - 16:44

Mission scientifique autour du monde 2012-2013

L’édition du lundi 18 juillet du quotidien Le Figaro présente la Campagne OceanoScientific® 2012-2013 - MISSION MÉTÉO & SALINITÉ sous la signature de Fabrice Amedeo, illustré d’une image de Jean-Marie Liot. Lire l’article…

Cette mission scientifique labellisée par le Grenelle de la Mer et parrainée par Madame la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Nathalie Kosciusko-Morizet dans le cadre du “Club des Explorateurs”, ainsi que par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, sera réalisée en parallèle de la prochaine édition du Vendée Globe par trois équipages en double (deux marins par bateau) embarqués sur des Navires A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) - Monotypes SolOceans.

Cette flotte de monotypes à vocation scientifique partira de la côte Atlantique mercredi 7 novembre 2012 (trois jours avant les concurrents du Vendée Globe) pour un tour du monde non-stop. Les principaux instituts engagés dans le Programme OceanoScientific® sont l’IFREMER, Météo-France, l’INSU/CNRS en France et l’IFM-GEOMAR en Allemagne. Quinze autres instituts du monde entier collaboreront à cette grande aventure qui marquera une première en matière d’assistance à la communauté scientifique internationale par des voiliers destinés à la fois à la compétition océanique en équipage réduit - même s’ils ne seront pas inscrits comme concurrents du Vendée Globe 2012-2013 et qu’ils n’entreront donc en compétition que dans le cadre de la VELUX 5 OCEANS 2014-2015 (ex-BOC Challenge) - et à la recherche scientifique à l’interface océan-atmosphère.

Mardi 21 février 2012 - 10:49

Aldebaran (All.) en Campagne OceanoScientific®

Imaginé en 2005 par Yvan Griboval (SailingOne) ; démarré en 2006 avec ses partenaires scientifiques historiques : IFREMER, INSU/CNRS, puis Météo-France et IFM-GEOMAR ; mis en œuvre en 2007 et 2008 grâce au concours financier de Veolia Environnement, le Programme OceanoScientific® continue de développer son matériel unique au monde spécialement conçu pour la collecte automatique de données scientifiques à l’interface océan - atmosphère à bord de voiliers de course océanique et de grande plaisance. La Version 1.0 de l’OceanoScientific® System a été déclarée opérationnelle par les chercheurs le 14 octobre 2009. La Version 2.0 est en cours de tests in situ, au départ de Hambourg (All.), à bord du voilier de recherche allemand Aldebaran en Mer des Wadden (site protégé de l’UNESCO). A cette occasion, Aldebaran a pour skippeur Martin Kramp (SailingOne), responsable du Programme OceanoScientific® et de la Campagne OceanoScientific® 2011-2012 - MISSION PLANCTON qui a donc démarré le 3 juillet, juste au terme de la Dräger Ocean Conference, par une session d’une semaine dans ce site exceptionnel de la Mer du Nord où la navigation est limitée.

A bord de Aldebaran, de gauche à droite : Martin Kramp (SailingOne) et Stefan Marx (SubCtech) ; Lea Brenke et Caroline Frädrich (Lycée d’Ecologie de Hambourg-Harbourg) qui prennent des échantillons de plancton, sous l’antenne satellite de l’OceanoScientific® System ; David Müller (Université de Hambourg - Laboratoire de biologie marine) et Jennifer Schröder (Lycée d’Ecologie de Hambourg-Harbourg) qui mesurent le taux de fluorescence avec un capteur classique, tandis que l’OceanoScientific® System embarqué collecte automatiquement des données scientifiques de même nature. Une colonie de phoques installée sur les sables derrière Aldebaran assiste aux travaux des scientifiques, ingénieurs et étudiants. Photo SailingOne

La Mission Aldebaran est composée tous les ans de plusieurs navigations à vocation scientifique. C’est aussi l’occasion de communiquer au plus large public sur des thèmes environnementaux. Sa spécificité est d’associer des chercheurs, des ingénieurs, des journalistes et des jeunes. Cette fois-ci, le 43 pieds Aldebaran embarque les biologistes Yannick Tiessen et David Möller ; les ingénieurs Stephan Marx (SubCtech) et Martin Kramp (SailingOne - Programme OceanoScientific®), ainsi que trois lycéennes de Hambourg (All.).

Une étude relative au plancton, qui est un des paramètres du Programme OceanoScientific®, est au programme de cette Mission Aldebaran. L’objectif est d’estimer les effets de l’agriculture et de la navigation sur l’environnement côtier. Aldebaran navigue également près de plusieurs plateformes scientifiques pour permettre la comparaison entre des données scientifiques éprouvées et celles collectées automatiquement par l’OceanoScientific® System embarqué. Ensuite, la navigation est programmée en mer des Wadden, patrimoine de l’UNESCO et site exceptionnel, pour l’étude relative au plancton.

La mer des Wadden comprend l’Aire de conservation de la mer des Wadden néerlandaise et les Parcs nationaux allemands de la mer des Wadden de Basse-Saxe et Schleswig-Holstein. Cet écosystème tempéré de zones humides côtières est le fruit d’interactions particulièrement complexes entre des facteurs physiques et biologiques. On y trouve une multitude d’habitats de transition : chenaux à marée, bancs de sable, prairies d’herbe marines, moulières, barres de sable, vasières, marais salés, estuaires, plages et dunes. Le site représente 66% de l’ensemble de la mer des Wadden et il héberge de nombreuses espèces de plantes et d’animaux, dont des mammifères marins comme le phoque commun, le phoque gris et le marsouin commun. Il s’agit aussi d’un site de reproduction et d’hivernage pour plus de douze millions d’oiseaux par an. Pour 29 espèces d’oiseaux, la mer des Wadden accueille plus de 10% de la population migratrice. Le site est un des derniers écosystèmes intertidaux naturels à grande échelle où les processus naturels se poursuivent de manière quasi non perturbée.

La démarche scientifique consiste à comparer plusieurs types de données : celles collectées par prélèvements traditionnels par les chercheurs embarqués et celles collectées automatiquement par l’OceanoScientific® System. Une comparaison avec les calculs effectués par satellites en matière de plancton (colorimétrie) est envisagée dans un second temps.

Cette démarche permettra de valider des techniques et des matériels et, surtout, de faire progresser le développement et la validation de l’OceanoScientific® System. Si des instituts scientifiques allemands sont impliqués dans cette Mission Aldebaran 2011, l’IFREMER et Météo-France sont également très engagés dans cette opération. Les deux instituts accueillent différents paramètres OceanoScientific® dans leurs bases de données pour un traitement effectué quasiment en temps réel, grâce à la transmission automatique par satellite réalisée par l’OceanoScientific® System.

A l’origine, l’OceanoScientific® System a été conçu pour équiper exclusivement les NAVOSE® (Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement) - Monotypes SolOceans dans le cadre de tours du monde en course“, explique Martin Kramp (SailingOne). “Or, désormais, nous disposons d’un matériel qui est facilement démontable pour être transféré d’un voilier à l’autre. L’installation de l’OceanoScientific® System à bord de Aldebaran a été effectuée facilement, en peu de temps. C’est un grand succès pour nous d’obtenir ce résultat technique, notamment grâce au concours de Stefan Marx (SubCtech). Nous sommes fiers d’être les premiers au monde à réaliser une telle performance technologique, de surcroît avec une alimentation en énergie propre obtenue avec des hydro générateurs“.

Après cette session à bord du voilier Aldebaran, l’OceanoScientific® System retournera en laboratoire dans l’attente de la validation des données collectées et des recommandations qui en résulteront de la part des scientifiques impliqués dans ces recherches. Il sera ensuite remis à bord d’un NAVOSE® - Monotype SolOceans, pour la suite de la Campagne OceanoScientific® 2011-2012 - MISSION PLANCTON. Ce sera l’hiver prochain en Atlantique Nord et Sud, avec une opération particulière le long des côtes africaines et dans l’Archipel du Cap-Vert, deux sites exceptionnellement riches en plancton. Le retour est programmé à la fin du printemps, probablement à Monaco

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