Huitième réunion du Programme OceanoScientific® à bord du BOREAL
Selon la tradition établie dès l’origine du Programme OceanoScientific®, en 2006, les grandes réunions (une ou deux au maximum par an) se tiennent toujours dans des lieux différents. Cette fois-ci, répondant aux souhaits des autorités bas-normandes - le siège de SailingOne est en effet domicilié à Caen - la huitième réunion générale s’est tenue à bord du BOREAL, prestigieux paquebot de la Compagnie du Ponant, dans le port de Caen, sur le canal qui relie Caen à Ouistreham et à la mer. La courte escale du BOREAL en Normandie, alors que ce paquebot de luxe est en route pour son programme estival en Europe du Nord et en Arctique, permettait de mettre en évidence que le Programme OceanoScientific® n’est pas seulement réservé à des actions sur des voiliers. En effet, LE BOREAL va accueillir à son bord un OSC System dès octobre prochain. Un repérage à bord avait d’ailleurs été effectué par SailingOne et SubCtech en octobre 2012, lors de son escale de maintenance à Fort-de-France, en vue d’une campagne antarctique l’hiver dernier. Toutefois, les escales suivantes du BOREAL, beaucoup plus brèves, ne permettaient pas l’installation de l’OSC System dans de bonnes conditions. Cette campagne a donc été décalée d’un an. Le Commandant Etienne Garcia a ainsi accueilli cette huitième réunion (R8-OSC) à bord du BOREAL.
Sur le pont du BOREAL (Compagnie du Ponant), de gauche à droite : Antonio Lourenço (LOCEAN - IPSL), Denis Diverrès (IRD), Martin Kramp (JCOMMOPS), Yvan Griboval (SailingOne), Margot Choquer (SailingOne), Commandant Etienne Garcia (Compagnie du Ponant), Cindy Guillemet (SailingOne), Franck Jacqueline (IFREMER - LERN), Pierre Blouch (Météo-France).
La R8-OSC a permis de revenir sur les grandes étapes de l’année écoulée. Il a donc été question des deux longues Campagnes OceanoScientific® : la MISSION ARCTIQUE 2012, réalisée durant l’été dernier grâce à la goélette La Louise, de Thierry Dubois, avec le concours financier de la Fondation Veolia Environnement ; la MISSION ANTARCTIQUE 2013, réalisée de mi-janvier à fin avril grâce au trois-mâts barque EUROPA (PB), commandé par Klaas Gaastra.
Les scientifiques de l’IFREMER et de Météo-France ont commenté les données collectées, observant que l’OSC System avait mieux fonctionné à l’occasion de la deuxième mission que de la première. Il est à noter que les quelques problèmes rencontrés concernent les éléments périphériques de l’OSC System. Il s’agit principalement des tracas causés par la pompe qui alimente son circuit d’eau. Or, comme la version 2.0 et 2.1 testées à ces occasions n’ont pas de fonction ON/OFF facile à utiliser, l’OSC System fonctionne en permanence, même dans les ports et dans des mouillages peu profonds. Dans ces conditions, la pompe s’encombre de déchets et de sédiments qui en bloquent le fonctionnement et perturbent le flux d’eau de mer. Par conséquent les données océanographiques sont dégradées durant ces périodes de mauvais fonctionnement de la pompe. En ce qui concerne les données atmosphériques, rien de particulier à signaler, si ce n’est qu’à bord du Bark EUROPA il avait été décidé de tester prioritairement le circuit. Les capteurs n’avaient donc pas été installés en tête de mât, mais dans une position de la mâture qui recevait un vent perturbé.
Rappelons que depuis décembre 2012, le développement de l’OSC System est réalisé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer. Ces deux aides significatives permettent de garantir la bonne fin de la période de R&D de l’OSC System, dont le terme est programmé en milieu d’année prochaine.
Il a été présenté à l’assemblée les détails de l’OSC-Software réalisé actuellement par le Docteur Dimitri Voisin au sein de la société Mer Agitée, dirigée par Michel Desjoyeaux. En effet, après une longue collaboration (près de deux ans) avec les équipes de IBM La Gaude, un cahier des charges très précis a été déterminé au sujet de l’OSC-Software et de l’OSC-Hardware. Celui-ci a été transmis à la structure probablement la plus compétente en France - ou parmi les plus compétentes au monde - de développement de fonctions informatiques à bord d’un voilier de compétition océanique. Mer Agitée affiche en effet un sans faute à l’occasion des quatre dernières éditions du Vendée Globe, la course autour du monde en solitaire sans escale, soit sur une période courant de 2000 à 2012 et quatre victoires au compteur. L’optimisation de l’OSC System est donc en cours, avec, d’un côté : diminution du poids, de l’encombrement et de la consommation en énergie et, de l’autre : augmentation de la facilité de mise en œuvre du système et plus grande convivialité. Cela va faire de l’OSC System un matériel haut de gamme de collecte et de transmission automatiques de données scientifiques à l’interface océan - atmosphère véritablement unique au monde.
La troisième et dernière partie de cette R8-OSC a principalement été consacrée à la grande Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014. Elle devrait être menée à plusieurs bateaux : les trois voiliers : Bark EUROPA (PB), Tecla (PB) et Boogaloo (F) ; le paquebot LE BOREAL (WF). Nous aurons l’occasion de revenir dans ce blog sur les détails de cette grande campagne réalisée à plusieurs plateformes, toutes équipées de la Version 3.0 de l’OSC System, comprenant les nouveaux OSC-Software et OSC-Hardware commandés à Mer Agitée.
A gauche, Fabienne Gaillard (IFREMER - LPO) présente à Margot Choquer (SailingOne) la manière dont les données expédiées automatiquement par l’OSC System sont contrôlées selon les procédures définies par la communauté scientifique internationale, lors de la réunion tenue à Brest pour préparer la R8-OSC. Photo SailingOne
Le prototype 2.1 de l’OSC System de retour à terre
C’est à Cape Town en Afrique du Sud, samedi 4 mai, soit au terme de 96 jours de Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013* que le prototype de l’OSC System (Version 2.1) a été débarqué du superbe trois-mâts barque EUROPA (PB), actuellement en cale-sèche en Afrique du Sud avant de nouvelles aventures. Cette campagne se résume en 423 Mo de données collectées au rythme d’une collecte toutes les six secondes, pour un total de près de 1,4 millions de points géographiques dans une zone maritime peu ou pas explorée scientifiquement à l’interface océan - atmosphère. C’est ainsi la plus longue campagne réalisée dans des conditions extrêmes depuis la naissance du Programme OceanoScientific®, en novembre 2006. Cette collecte de données scientifiques de qualité a été réalisée conformément aux attentes et aux recommandations des scientifiques qui les recueillent, dont l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques), qui ont piloté cette mission au profit de la communauté scientifique internationale. Désormais, le matériel débarqué va être démonté et observé dans ses moindres détails. Les éléments du nouveau prototype (Version 3.0) sont déjà à l’étude pour certains et en fabrication pour d’autres. Sa mise en service se fera au cours de l’été. Les évolutions majeures concerneront l’OSC-Software et l’OSC-Hardware, avec une miniaturisation des principaux éléments et, par conséquent, un allègement de l’OSC System dans son ensemble. Après une escale un peu plus longue que d’habitude pour effectuer une maintenance générale, le Bark EUROPA va reprendre son tour du monde. Suivez sa progression grâce au lien qui figure sur le site officiel de cette fantastique expédition… et réservez votre place à bord pour une navigation d’exception. Bon vent !
* Le développement de l’OSC System est réalisé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.
De gauche à droite : Eric Kesteloo (Second Capitaine), Gary Hogg (Ingénieur en Chef) et Klaas Gaastra, l’emblématique Capitaine du Bark EUROPA, posent avec l’OSC System à Cape Town (Afrique du Sud), samedi 4 mai. Photo SailingOne
Christophe Chaumont (SailingOne) a procédé à l’installation de l’OSC System à Ushuaia (Patagonie - Argentine). Puis il a effectué la mise à terre à Cape Town (Afrique du Sud). Avant de débarquer du Bark EUROPA, il reçoit les remarques et conseils de l’Ingénieur en Chef Gary Hogg, qui a veillé au bon fonctionnement de ce matériel avec rigueur et enthousiasme. Un grand merci à lui ! Photo SailingOne
Sur le slipway de Cape Town (Afrique du Sud), la belle dame de 102 ans refait une beauté aux 56 mètres de sa coque qui vient de naviguer dans des zones maritimes peu fréquentées et semées d’embûches. Le Bark EUROPA repartira bientôt pour de nouvelles aventures dans l’hémisphère sud. L’équipe du Programme OceanoScientific® le retrouvera au mois d’octobre en Australie pour une nouvelle campagne, avec un OSC System optimisé. Photo SailingOne
Mission Antarctique 2013 accomplie avec succès
Samedi 27 avril, en début d’après-midi, le Commandant Klaas Gaastra a accosté les 56 mètres du trois-mâts barque EUROPA (PB) à Cape Town en Afrique du Sud, au terme de 49 jours de navigation depuis son départ de Ushuaia (Patagonie - Argentine), le 9 mars et avec 48h00 d’avance sur le planning initial. Cette arrivée en Afrique du Sud marque également le terme de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013* entamée le 21 janvier dernier d’Ushuaia. Soit 96 jours de fonctionnement de l’OSC System embarqué. C’est ainsi la plus longue campagne réalisée dans des conditions extrêmes depuis la naissance du Programme OceanoScientific®, en novembre 2006. La collecte de données scientifiques de qualité a été réalisée conformément aux attentes des scientifiques qui les recueillent. Rappelons que l’OSC System a collecté toutes les six secondes les données de huit paramètres à l’interface océan - atmosphère pour les transmettre ensuite automatiquement par satellite aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Par ailleurs, toutes les données collectées sont enregistrées sur le disque dur de l’OSC System. Celui-ci, comme d’ailleurs tout le prototype (Version 2.1) embarqué sur le Bark EUROPA, va être démonté à la fin de la semaine par Christophe Chaumont (SailingOne), puis rapatrié en Europe. Tous les composants vont être analysés. Les résultats observés par les équipes de SailingOne (France) et de SubCtech (Allemagne) permettront de modifier l’OSC System en prévision de la mise au point d’un nouveau prototype (Version 3.0), qui sera opérationnel à la fin du mois de juillet. Si l’OSC System a donné toute satisfaction durant cette campagne, c’est principalement grâce au soin apporté par les équipages qui se sont succédés à bord du superbe voilier qui a servi de plateforme d’exception à la MISSION ANTARCTIQUE 2013. La collaboration entre les équipes de Bark EUROPA, en mer comme à terre, et celle de SailingOne et du Programme OceanoScientific®, a été harmonieuse et très constructive. Ainsi, de nouvelles Campagnes OceanoScientific® devraient être menées à bord du Bark EUROPA, toujours sur des routes maritimes peu fréquentées, au sud de notre planète. Après une escale un peu plus longue que d’habitude, le Bark EUROPA va reprendre son tour du monde. Suivez sa progression grâce au lien qui figure sur le site officiel de cette fantastique expédition… et réservez votre place à bord pour une navigation d’exception. Bon vent !
* Le développement de l’OSC System est réalisé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.
Terre ! Devant l’étrave du Bark EUROPA se dressent les contours de la côte sud africaine aux abords de Cape Town, dont la Montagne de la Table d’où descendent les violentes rafales qui constituent le comité d’accueil de ce port du bout du monde. Photo Klaas Gaastra - Bark EUROPA
La troisième et dernière partie de la MISSION ANTARCTIQUE 2013 a quitté Ushuaia (Patagonie - Argentine) le 9 mars. Le trois-mâts a d’abord mis le cap sur la péninsule Antarctique pour tenter un passage par la Mer de Weddell - rendu impossible en raison de la présence de trop d’icebergs. Son capitaine, Klaas Gaastra, peut être fier du chemin parcouru dans des conditions extrêmes aux commandes de cette belle dame de 102 ans ! Carte Google Earth - Bark EUROPA
Pendant 96 jours, le Laboratoire de Physique des Océans (LPO - IFREMER Brest) a reçu par satellite toutes les heures les données collectées automatiquement par l’OSC System à bord du Bark EUROPA. Face à son écran d’ordinateur, le Docteur Fabienne Gaillard a observé les résultats obtenus. Elle les analysera lorsqu’elle sera en possession du disque dur de l’OSC System, qui lui parviendra dans une dizaine de jours. Carte LPO - IFREMER
Au gré des données transmises automatiquement par satellite par l’OSC System, le Laboratoire de Physique des Océans (LPO - IFREMER Brest) a réalisé automatiquement la comparaison de ces informations de température et de salinité de l’eau de mer en surface par rapport aux modèles de climatologie de la communauté scientifique internationale. Graphiques LPO - IFREMER
Le Programme OceanoScientific® au FerryBox Workshop
La cinquième édition du FerryBox Workshop a eu lieu à Helsinki (Finlande) les 24 et 25 avril au Finnish Environment Institute (SYKE). Le Programme® OceanoScientific était donc présent une fois encore à ce grand rendez-vous international qui rassemble traditionnellement les concepteurs et fabricants de FerryBox avec les scientifiques qui utilisent les données collectées par ces matériels. Environ 70 personnes étaient au rendez-vous. Les FerryBox sont des instruments automatisés embarqués sur des navires d’opportunité, majoritairement des ferries, qui relient les grands ports d’Europe du Nord sur des lignes régulières. Lors des traversées sans cesse répétées de ces navires, les données collectées sont, principalement : température, salinité, pression partielle de CO2, d’O2 ou encore, fluorescence (Chlorophylle A et Phycocyanine). La plupart des grands instituts européens étaient représentés : IFREMER - Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la MER (France), NIVA - Norwegian Institute for Water Research (Norvège), SMHI - Swedish Meteorological and Hydrological Institute (Suède), SYKE - Finnish Environment Institute (Finlande), Hellenic Center for Marine Research (Grèce), Helmoltz-Zentrum Geesthacht - Centre for Materials and Coastal Research (Allemagne), DHI Water Environment Health - Institute for the Water Environment (Danemark), Instituto Espanol de Oceanografia (Espagne), The National Oceanography Center (Angleterre), Rijkswaterstaat - Ministry of Infrastructure and the Environment (Hollande). La France contribue à cet échange de données international grâce aux FerryBox installés sur les ferries qui relient nos côtes à celles du Royaume-Uni et d’Espagne. Les scientifiques ont présenté leurs études. Ils ont échangé au sujet des moyens de rassembler et de centraliser ces données pour une utilisation optimale par la communauté scientifique internationale. Les industriels qui conçoivent et déploient ces systèmes ont exposé de nouvelles solutions technologiques d’intégration à bord des ferries, dont notre partenaire allemand SubCtech, qui a donc évoqué ses propres matériels mais également l’OSC System. Par sa présence renouvelée à cet événement, le Programme® OceanoScientific a mis en évidence les particularités et les différences de l’OSC System par rapport aux FerryBox classiques. Il a surtout été mis en exergue qu’une des grandes originalités du Programme® OceanoScientific - la collecte de données scientifiques de qualité à l’interface océan - atmosphère sur des routes maritimes peu ou pas explorées scientifiquement, notamment autour de l’Antarctique - demeure une innovation majeure.
Bon nombre de ferries de Manche et Mer du Nord sont équipés de FerryBox. C’est une contribution très importante à l’étude scientifique de l’interface océan - atmosphère dans cette partie du monde. Carte FerryBox
Le Programme OceanoScientific® était représenté au FerryBox Workshop. De gauche à droite : Patrick Farcy (IFREMER), Margot Choquer (SailingOne), Stefan Marx (SubCtech) et Saskia Heckmann (SubCtech) sont devant le poster présentant l’OSC System avec la photo du Bark EUROPA de la MISSION ANTARCTIQUE 2013. Photo SailingOne
Escale au milieu de nulle part
Le trois-mâts barque EUROPA (PB) sous le commandement de Klaas Gaastra a atteint l’île de Tristan da Cunha le 15 avril, en provenance de Géorgie du Sud, où il avait fait une courte escale le 29 mars. C’est l’île habitée la plus éloignée au monde, à peu près à mi-route entre les pointes sud de l’Amérique et de l’Afrique. C’est aussi le dernier arrêt avant l’arrivée à Cape Town (Afrique du Sud) programmée le 28 avril. Durant ces deux semaines de navigation les conditions de navigation ont été variées, avec parfois des brises modérées, mais également un solide coup de vent avec des rafales de cinquante nœuds. Le trois-mâts de 56 mètres a aussi subi de longues journées de vent contraire qui ont allongé sa route (voir la carte ci-dessous). Dans ces conditions, l’OceanoScientific® System (OSC System) a fonctionné régulièrement, sans aucun problème, sous la surveillance attentive de Chris Forrest, l’ingénieur du bord. Cette troisième et dernière mission de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 suit ainsi son cours sans encombre. La collecte de données scientifiques de qualité se poursuit donc conformément aux attentes des scientifiques qui les recueillent. Rappelons que l’OSC System collecte toutes les six secondes - sans jamais s’arrêter depuis le 21 janvier dernier - les données de huit paramètres à l’interface océan - atmosphère pour les transmettre ensuite automatiquement par satellite aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Le périple de ce voilier de 56 mètres construit en 1911, qui porte jusqu’à 1 250 mètres carrés de voilure, est à suivre sur le site officiel du Bark EUROPA.
Petit matin calme à bord du Bark EUROPA qui trace son sillage entre Ushuaia (Argentine) et Cape Town (Afrique du Sud), via la péninsule Antarctique, la Géorgie du Sud, puis maintenant Tristan da Cunha. Photo Klaas Gaastra - Bark EUROPA
A partir de Tristan da Cunha, le Bark EUROPA entamera le dernier tronçon d’une des plus longues navigations de son tour du monde et, sûrement, la plus délicate compte tenu du parcours qui l’a fait entrer dans les Soixantièmes Mugissants. Son capitaine, Klaas Gaastra, peut être fier du chemin parcouru aux commandes de cette belle dame de 102 ans. Carte Google Earth - Bark EUROPA
A bord du Bark EUROPA, Finn Mensour (Equipier) procède à une collecte de plancton, sous les directives de Tara Clemente (Biologiste marine), dans le but de montrer aux passagers un tout petit aperçu de ce que l’océan recèle en surface. Trop souvent, des morceaux de plastique se mêlent au plancton. La pollution des grands espaces maritimes est malheureusement sans cesse vérifiée. Photo Klaas Gaastra - Bark EUROPA
Tristan da Cunha est une dépendance du territoire britannique d’outre-mer de Sainte-Hélène et Ascension. Ses habitants forment la communauté la plus isolée du monde d’après le livre Guinness des records. Evacués en raison d’une éruption volcanique en 1961, il ont repris possession de leur île ensuite. Source Wikipédia. Carte Google Earth - Bark EUROPA
Non le Bark EUROPA n’a pas mouillé le long d’une côte de la verte Europe. Le trois mâts hollandais relâche quelques dizaines d’heures le long des rivages de Tristan da Cunha, où les vaches locales ne prêtent guère attention à cette belle dame de 102 ans. Photo Klaas Gaastra - Bark EUROPA
La Longue Route
Après avoir tenté de s’engager dans la Mer de Weddell et avoir rebroussé chemin en raison de la trop grande affluence de glaces, dont quelques icebergs tubulaires de grandes dimensions, le trois-mâts barque EUROPA (PB) de 56 mètres a repris sa route vers Cape Town (Afrique du Sud) sous le commandement de Klaas Gaastra. La première partie de ce trajet a mené le Bark EUROPA en Géorgie du Sud, qu’il a atteint le 29 mars. Ce territoire britannique d’environ 3 800 Km2 en forme de croissant se situe à l’est du Cap Horn. Cette île comporte pas moins de onze sommets qui culminent chacun à plus de 2 000 mètres d’altitude. Plus de la moitié de l’île est recouverte de glaciers. Le reste est le territoire de milliers d’oiseaux extraordinaires qui s’y reproduisent et y nichent, dont les plus connus sont les pétrels, albatros et manchots. La colonie des éléphants de mer est considérable, sans oublier phoques et otaries en grand nombre. Après quelques petits soucis de pompe vite résolus par Chris Forrest, l’ingénieur du bord, cette troisième et dernière mission de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 suit son cours sans encombre. La collecte de données scientifiques de qualité se poursuit donc, comme l’illustrent la carte (ci-dessous) et les graphiques de Température et Salinité en ligne sur le site du Laboratoire de Physique des Océans - IFREMER que le Docteur Fabienne Gaillard surveille plusieurs fois par jour comme le lait sur le feu. Après cette escale pour découvrir les paysages fantastiques de Géorgie du Sud et des milliers d’animaux peu farouches, le Bark EUROPA se dirigera vers Tristan da Cunha, l’île habitée la plus éloignée au monde, à peu près à mi-route entre les pointes sud de l’Amérique et de l’Afrique. Ce sera la dernière halte avant l’arrivée en Afrique du Sud, qui est programmée le 28 avril. Rappelons que l’OSC System collecte toutes les six secondes, sans jamais s’arrêter depuis le 21 janvier dernier, les données de huit paramètres à l’interface océan - atmosphère pour les transmettre ensuite automatiquement par satellite aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Le périple de ce voilier de 56 mètres construit en 1911 - il y a 102 ans ! - et qui porte jusqu’à 1 250 mètres carrés de voilure, est à suivre sur le site officiel du Bark EUROPA.
Une grosse brise du Grand Sud dans les voiles, Bark EUROPA cingle vers la Géorgie du Sud, un des rares morceaux de terre sur son chemin entre Ushuaia (Argentine) et Cape Town (Afrique du Sud). Photo Matt Maples - Bark EUROPA
La Mer de Weddell étant impraticable (trop d’icebergs), le Bark EUROPA a légèrement rebroussé chemin au nord de la péninsule antarctique et il a fait route ensuite à destination des îles de Géorgie du Sud, où il est arrivé le 29 mars, après avoir essuyé des vents de force 8 et une mer forte. Carte Google Earth - Bark EUROPA
Les principales données océanographiques (Température / Salinité) collectées toutes les six secondes par l’OSC System à bord du Bark EUROPA, sont transmises toutes les heures au Laboratoire de Physique des Océans - IFREMER à Brest, où elles sont observées par le Docteur Fabienne Gaillard. Carte LPO - IFREMER
Seuls Eole et Neptune décident !
Il est une évidence en matière de navigation à voile, que ce soit à l’époque où est né le Bark EUROPA, au début du XXe Siècle, comme aujourd’hui. Surtout lorsqu’on s’engage sous le quarantième parallèle sud. A fortiori lorsqu’on musarde par 60° Sud ! Klaas Gaastra, le commandant du trois-mâts barque EUROPA pourra le confirmer. Quand on quitte le port on sait généralement où on veut aller. Puis Eole et Neptune décident, seuls, de l’endroit où vous irez ! C’est ainsi que le sillage du trois-mâts hollandais a la forme d’un grand V ouvert entre Ushuaia (Argentine) et les Iles Shetland du Sud. Puis le Bark EUROPA s’est aventuré dans la Mer de Weddell au sortir du chapelet d’îles qui marque l’extrême nord de la péninsule Antarctique. L’objectif était de s’engager profondément dans cette mer si peu fréquentée. Mais un mur d’icebergs, dont quelques tabulaires impressionnants en ont décidé autrement (voir la photo ci-dessous). Le grand voilier est revenu sur son sillage, pour mettre ensuite cap au nord-est. Encore une fois, Eole a joué les trouble-fêtes. Des hautes pressions ont forcé l’équipage à faire route au nord-ouest, soit à 90° du cap souhaité. Bref, la troisième et dernière mission de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013, entamée le 9 mars, est riche en imprévus. Comme pour le faire exprès, la pompe de l’OSC System a montré des signes de fatigue aux abords de la péninsule antarctique après avoir avalé, mais pas digéré, des sédiments durant la deuxième mission de cette campagne. Heureusement, Chris Forrest, l’ingénieur du bord, a résolu le problème avec dextérité. Désormais, l’OSC System a repris son ronronnement bien rythmé de collecte de données scientifiques de qualité. Le Bark EUROPA se dirige maintenant vers la Géorgie du Sud (4 000 Km2 habités par des oiseaux extraordinaires, plein est du Cap Horn). Ensuite, Tristan da Cunha (l’île habitée la plus éloignée au monde, à peu près à mi-route entre les pointes sud de l’Amérique et de l’Afrique) sera la dernière halte avant l’arrivée en Afrique du Sud, qui est programmée le 28 avril. Rappelons que l’OSC System collecte toutes les six secondes, sans jamais s’arrêter depuis plus de deux mois, les données de huit paramètres à l’interface océan - atmosphère pour les transmettre ensuite automatiquement par satellite aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Le périple de ce voilier de 56 mètres construit en 1911 - il y a 102 ans ! - et qui porte jusqu’à 1 250 mètres carrés de voilure, est à suivre sur le site officiel du Bark EUROPA.
A l’entrée de la Mer de Weddell, devant l’étrave du Bark EUROPA, se dresse un champ d’icebergs qui masquent l’horizon. La voie est définitivement fermée. Photo Bark EUROPA
La route du Bark EUROPA depuis son départ de Patagonie (Argentine) met en évidence la difficulté de naviguer dans ces contrées hostiles. Il est en effet difficile d’y tracer un sillage droit. Carte Google Earth - Bark EUROPA
Toujours plus Sud
Cela fait plus de dix jours maintenant que le superbe trois-mâts barque EUROPA (PB) a largué une dernière fois les amarres de Ushuaia au sud de l’Argentine pour son long périple de 52 jours qui le mènera à Cape Town (Afrique du Sud) sous le commandement de Klaas Gaastra. C’est ainsi la troisième et dernière mission de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 entamée le 21 janvier dernier. Le trois-mâts a désormais dépassé les Iles Shetland du Sud (65 milles nautiques au Nord de la Péninsule Antarctique) et il fait route vers la Mer de Weddell, soit, actuellement, par 63° 30′ Sud. Ensuite, il ira en Géorgie du Sud (4 000 Km2 habités par des oiseaux extraordinaires, plein est du Cap Horn) et à Tristan da Cunha (l’île habitée la plus éloignée au monde, à peu près à mi-route entre les pointes sud de l’Amérique et de l’Afrique). L’arrivée en Afrique du Sud est programmée le 28 avril. Cette première partie du Grand Voyage a été animée par des vents violents au milieu du Détroit de Drake, les 11 et 12 mars. Avec un solide force 7 à 8 (35 à 40 nœuds), des vagues d’une hauteur moyenne de quatre mètres et une eau de mer seulement quelques degrés au-dessus de zéro, l’hostilité de cette zone maritime peu fréquentée était totale. La brise dépassait également la force 6 (25 nœuds) le 15 mars, dans le chapelet d’îles au sud des Shetland. Désormais, quasiment à l’entrée de la Mer de Weddell, les conditions sont plus clémentes, même si la température de l’eau de mer en surface demeure résolument négative. Ce parcours dans des zones, pour la plupart inexplorées à l’interface océan - atmosphère, revêt un intérêt scientifique significatif. Rappelons que l’OSC System collecte toutes les six secondes, sans jamais s’arrêter depuis le 21 janvier, les données de huit paramètres à l’interface océan - atmosphère pour les transmettre ensuite automatiquement par satellite aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Le périple de ce voilier de 56 mètres construit en 1911 - il y a 102 ans ! - et qui porte jusqu’à 1 250 mètres carrés de voilure, est à suivre sur le site officiel du Bark EUROPA.
Le Bark EUROPA trace sa route dans la brise au milieu du Détroit de Drake, entre le Cap Horn et la Péninsule Antarctique. Klaas Gaastra, son capitaine, est en veille à la timonerie. Il est à l’écoute de son voilier, attentif aux moindres bruits. Photo Bark EUROPA
La première partie du Grand Voyage du Bark EUROPA a été un peu agitée au milieu du Détroit de Drake. Désormais, la Mer de Weddell est devant l’étrave. Carte Google Earth - Bark EUROPA
La navigation dans les Shetland du Sud et au nord de la péninsule Antarctique a alterné des périodes de faibles brises et une partie plus musclée, le 15 mars, en quittant les Shetland, sous des rafales à plus de 25 nœuds. Carte Sailwx
Le Grand Voyage
C’est reparti ! Samedi 9 mars à 13h00 TU (9h00 en Patagonie), le superbe trois-mâts barque EUROPA (PB) a largué une dernière fois les amarres de Ushuaïa au sud de l’Argentine pour un long périple de 52 jours qui le mènera à Cape Town (Afrique du Sud), cette fois-ci sous le commandement de Klaas Gaastra. Ce sera ainsi la troisième et dernière mission de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 entamée le 21 janvier dernier. D’autres missions OceanoScientific® seront menées à nouveau sur le Bark EUROPA, probablement au départ d’Australie, dès la fin de l’été. Pour l’instant, ce périple de 52 jours mènera le trois-mâts et ses 52 membres d’équipages (dont 35 passagers payants) au Cap Horn, aux Iles Shetland du Sud (65 milles nautiques au Nord de la Péninsule Antarctique), puis en Mer de Weddell (par 65° à 70° de latitude Sud), en Géorgie du Sud (4 000 Km2 habités par des oiseaux extraordinaires, plein est du Cap Horn) et à Tristan da Cunha (l’île habitée la plus éloignée au monde, à peu près à mi-route entre les pointes sud de l’Amérique et de l’Afrique). L’arrivée en Afrique du Sud est programmée pour le 28 avril. Ce parcours dans des zones, pour la plupart inexplorées à l’interface océan - atmosphère, revêt un intérêt scientifique significatif. Le prototype embarqué de l’OSC System (Version 2.1) a été contrôlé durant la courte escale à Ushuaia par l’ingénieur du bord, Gary Hogg, qui a optimisé la pompe pour tenter d’éviter le désamorçage par grosse mer. Il a également nettoyé le circuit d’eau, encombré de sédiments récoltés dans des zones côtières. Rappelons que l’OSC System collecte toutes les six secondes, sans jamais s’arrêter depuis le 21 janvier, les données de huit paramètres à l’interface océan - atmosphère pour les transmettre ensuite automatiquement par satellite aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Le périple de ce voilier de 56 mètres construit en 1911 - il y a 102 ans ! - et qui porte jusqu’à 1 250 mètres carrés de voilure, est à suivre sur le site officiel du Bark EUROPA.
Le Bark EUROPA, ici au Cap Horn, a mis à nouveau le cap vers l’inconnu, ou presque, dans les contrées Antarctiques de la Mer de Weddell qui marqueront le point le plus sud de ses navigations glacées, par plus de 65° Sud. Photo Jordi Plana Morales - Bark EUROPA
Pas moins de 52 jours seront utiles au Bark EUROPA pour relier Ushuaia (Patagonie - Argentine) à Cape Town (Afrique du Sud) en passant par les Shetlands du Sud, la Mer de Weddell, la Géorgie du Sud et Tristan da Cunha, dans le sillage des plus grands navigateurs-explorateurs du début du siècle dernier. Carte Google Earth - SailingOne
Deuxième mission achevée
La deuxième des trois missions de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 s’est achevée lundi 4 mars vers 20h00 TU, soit 16h00 à Ushuaia (Patagonie - Argentine), après avoir atteint son point le plus sud en Antarctique (65° 18′) le 24 février. Le trois–mâts barque EUROPA (PB) est en effet revenu s’amarrer à son point de départ au terme d’une nouvelle navigation de 19 jours dans les conditions hostiles du Grand Sud. D’ailleurs, comme lors de la première mission, l’état chaotique de la mer au retour dans le Détroit de Drake, à proximité du Cap Horn, a entraîné le désamorçage de la pompe de l’OSC System, du fait des mouvements de forte amplitude de ce trois-mâts de 56 mètres déplaçant plus de 300 tonnes. Par conséquent, la collecte de la température d’eau de mer en surface a été perturbée. Ce problème sera résolu avec une pompe auto-amorçante, du type de celle testée et approuvée dans la toute première version de l’OSC System. Celle-ci avait été mise au point en décembre 2009 sur le NAVOSE® de SailingOne, lors de tests océaniques par 30 à 50 nœuds de brise. Rappelons que l’OSC System collecte toutes les six secondes, sans jamais s’arrêter depuis le 21 janvier, les données de huit paramètres à l’interface océan - atmosphère pour les transmettre ensuite automatiquement par satellite aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Lorsqu’une donnée est anormale - comme la température de l’eau de mer du fait du désamorçage de la pompe, par exemple - les chercheurs qui contrôlent ces données à leur arrivée à terre la suppriment pour éviter qu’elle ne provoque des erreurs dans les bases de données internationales. Vendredi 8 mars, le Bark EUROPA larguera définitivement les amarres de Patagonie (Argentine) sous le commandement de Klaas Gaastra, qui remplacera donc Eric Kesteloo, capitaine en poste lors des deux récentes incursions en Antarctique. Au programme, un périple de 52 jours qui mènera ce trois-mâts à Cape Town (Afrique du Sud) via les Iles Shetland du Sud (65 milles nautiques au Nord de la Péninsule Antarctique), la Mer de Weddell (par 65° à 70° de latitude Sud), la Géorgie du Sud (4 000 Km2 habités par des oiseaux extraordinaires, plein est du Cap Horn) et Tristan da Cunha (l’île habitée la plus éloignée au monde, à peu près à mi-route entre les pointes sud de l’Amérique et de l’Afrique). Un périple à suivre sur le site officiel du Bark EUROPA.
Retour dans le Canal de Beagle pour le Bark EUROPA, avant d’accoster à Ushuaia au terme de la deuxième des trois missions de la Campagne OceanoScientific® 2013. Photo Klaas Gaastra - Bark EUROPA
Le trois-mâts barque EUROPA a rencontré des conditions musclées un peu avant le Cap Horn, dans le Détroit de Drake, à destination de Ushuaia en Patagonie (Argentine), terme de cette deuxième navigation antarctique de l’OSC System Version 2.1. Carte Sailwx
Le trois-mâts barque EUROPA a effectué 19 jours de navigation dans des conditions hostiles, la plupart du temps dans le Détroit de Drake, entre la Patagonie (Argentine) et la péninsule antarctique. Un parcours idéal pour tester la version 2.1 de l’OSC System. Carte Google Earth - Bark EUROPA
Archives
- Huitième réunion du Programme OceanoScientific® à bord du BOREAL - Mercredi 22 mai 2013 - 08:05
- Le prototype 2.1 de l’OSC System de retour à terre - Mardi 07 mai 2013 - 13:07
- Mission Antarctique 2013 accomplie avec succès - Lundi 29 avril 2013 - 17:06
- Le Programme OceanoScientific® au FerryBox Workshop - Lundi 29 avril 2013 - 16:57
- Escale au milieu de nulle part - Mardi 16 avril 2013 - 13:55
- La Longue Route - Mardi 02 avril 2013 - 11:54
- Seuls Eole et Neptune décident ! - Mardi 26 mars 2013 - 11:31
- Toujours plus Sud - Mardi 19 mars 2013 - 12:30
- Le Grand Voyage - Lundi 11 mars 2013 - 10:16
- Deuxième mission achevée - Mardi 05 mars 2013 - 14:07
- Au milieu du Détroit de Drake - Vendredi 01 mars 2013 - 11:42
- L’OSC System démontre sa fiabilité - Lundi 25 février 2013 - 14:30
- Déjà de retour en Antarctique - Lundi 18 février 2013 - 12:09
- Première mission réussie - Mardi 12 février 2013 - 11:11
- Premier retour vers Ushuaia - Lundi 04 février 2013 - 17:50
- Bark EUROPA toujours plus sud - Mercredi 30 janvier 2013 - 11:26
- Cap au Sud sur l’Antarctique - Mardi 22 janvier 2013 - 12:27
- Préparation Mission Antarctique 2013 - Vendredi 18 janvier 2013 - 09:28
- Mission Antarctique 2013 à la voile - Jeudi 27 décembre 2012 - 10:39
- Préparation de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 sur LE BOREAL - Mardi 23 octobre 2012 - 15:05
- Retour à la maison - Jeudi 20 septembre 2012 - 14:36
- Retour de la Mission Arctique 2012 - Mercredi 12 septembre 2012 - 18:20
- Mission Arctique 2012 accomplie - Mercredi 22 août 2012 - 15:59
- Vingt jours de découverte au-dessus de 70° Nord - Mercredi 01 août 2012 - 09:08
- Derniers préparatifs - Mercredi 25 juillet 2012 - 14:50
- Voyage au Pays du Silence - Mercredi 25 juillet 2012 - 11:18
- Version 2.0 de l’OceanoScientific® System optimisée - Lundi 16 juillet 2012 - 09:04
- Réunion générale n° 7 à l’IFREMER - IRD Brest - Jeudi 28 juin 2012 - 14:59
- Record de fonctionnement - Vendredi 25 mai 2012 - 08:03
- Poursuite de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ARCTIQUE 2012 - Mercredi 25 avril 2012 - 10:38


































