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La PLATEFORME OceanoScientific Explorer
LOVE THE OCEAN

"Disposer du plus grand petit navire, ou du plus petit grand navire". C'est ainsi que Yvan Griboval définit la plateforme idéale pour mener les Expéditions OceanoScientific, avec un impératif prioritaire : un coût d'achat et de maintenance les plus faibles qui soient, car "moins on met d'argent dans le matériel nautique, plus on peut en consacrer aux expéditions elles-mêmes et dans le traitement scientifique des données collectées et dans les efforts de mobilisation du grand public".

Depuis son retour du tour du Monde en solitaire à vocation océanographique le 2 juin 2017, Yvan Griboval a étudié pas moins de vingt dossiers de différents navires répartis un peu partout sur la Planète, pour tenter de dénicher le navire le plus polyvalent qui soit.

Il faut que ce voilier soit adapté à un programme de navigations tropicales dans des vents légers, mais à des époques où de gigantesques cyclones peuvent balayer des zones maritimes dépourvues d'abris fiables pour se protéger du déchaînement des éléments - le passage des cyclones Batsirai et Emnati en février dernier aux abords de La Réunion et sur Madagascar, avec des vents supérieurs à 200 km/h et des vagues déferlantes de plus de dix mètres, en atteste.

Il faut aussi être en situation de naviguer en sécurité dans les Quarantièmes Rugissants et les Cinquantièmes Hurlants. Enfin, il faut pouvoir flirter avec les glaçons lors de programmes antarctiques. Même si ces deux navigations ne sont pas programmées avant au minimum cinq ans.

Le choix de Yvan Griboval s'est porté sur un catamaran de 53 pieds (16 mètres), construit en aluminium par G-Wind Marine à Durban (Afrique du Sud) en 2014, sur plans de l'architecte sud-africain Anton Dutoit. Ce navire est basé à Zanzibar (Océan Indien). Son rapatriement vers la Base OceanoScientific de la Rade de Toulon se fera dans le courant du mois de juillet 2022, au gré d'une navigation d'une quarantaine de jours sur un parcours de 5 300 à 5 500 milles nautiques, soit environ 10 000 kilomètres par le Golfe d'Aden, la Mer Rouge et en évitant autant que faire se peut la dangereuse zone maritime des côtes somaliennes où la piraterie demeure très active. Or, un catamaran à voile est une cible facile ! Cette navigation sera déjà une première aventure et l'esprit d'Henry de Monfreid inspirera l'équipage...

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