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Actualités 2023 

Mercredi 18 janvier 2023

Suzuki Marine s'engage dans les Expéditions OceanoScientific

Yvan Griboval, Président de l'association philanthropique d'intérêt général OceanoScientific et Guillaume Vuillardot, Directeur de l'activité Marine de Suzuki France, ont signé un partenariat de longue durée au titre des Expéditions OceanoScientific 2023-2030 dans le showroom parisien de la marque de lingerie de luxe française Lise Charmel, partenaire historique de l'association OceanoScientific. Ce partenariat Suzuki / OceanoScientific portera notamment sur la fourniture d'un moteur Suzuki DF30A pour équiper le pneumatique Vanguard destiné à acheminer les plongeuses et plongeurs scientifiques du catamaran LOVE THE OCEAN jusqu'aux sites d'exploration des Iles Éparses (Terres Australes et Antarctiques Françaises - TAAF) dans le Canal du Mozambique, entre Madagascar et l'Afrique. "Notre choix s'est porté sur ce moteur Suzuki pour sa faible consommation et un système unique qui permet un rejet de CO2 limité. C'est aussi le plus léger de sa catégorie. Ce sont des critères primordiaux lorsque nous serons au milieu de nulle part et que la sécurité des scientifiques en plongée dépendra de la qualité de notre matériel. Disposer d'un semi-rigide Vanguard équipé Suzuki, est une garantie de fiabilité, d'efficacité. Donc un atout pour la réussite de nos expéditions innovantes", a déclaré Yvan Griboval. Et Guillaume Vuillardot d'ajouter "Ce partenariat s’inscrit en cohérence avec notre programme environnemental "Clean Ocean Project" destiné à limiter notre consommation et rejets en matière plastique. Un de ses objectifs est également de contribuer à mieux connaître l'Océan pour mieux en protéger sa biodiversité. Ainsi, nous sommes heureux d'aider OceanoScientific à une meilleure connaissance des données génétiques d'organismes marins en voie de disparition du fait de la Sixième Extinction". 

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De gauche à droite : Yvan Griboval, Président de l'association philanthropique d'intérêt général OceanoScientific 

et Guillaume Vuillardot, Directeur de l'activité Marine de Suzuki France, dans le showroom de la marque de lingerie de luxe 

Lise Charmel, partenaire historique de OceanoScientific. Photo Lise Charmel / OceanoScientific

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Échange cordial dans le showroom de la marque de lingerie de luxe Lise Charmel, partenaire historique de OceanoScientific, entre représentants de deux entreprises mobilisées sur le thème de la préservation de la Nature en général et de l'Océan 

en particulier. De gauche à droite : Guillaume Vuillardot, Directeur de l'activité Marine de Suzuki France ; Olivier Piquet, Président de Lise Charmel ; Yvan Griboval, Président de l'association philanthropique d'intérêt général OceanoScientific ; Marika Doulas, Responsable Communication, Marketing & Presse de l'activité Marine de Suzuki France. Photo Lise Charmel / OceanoScientific

Jeudi 5 janvier 2023

Sir Ernest Shackleton pour l'éternité 

Le 5 janvier, date anniversaire de son décès en 1922 sur l'île de la Géorgie du Sud par 54° Sud et 36° Ouest, est l'occasion de se souvenir de Sir Ernest Shackleton. Les amateurs de records feront remarquer que c'est le Norvégien Roald Amundsen embarqué sur FRAM (visible à Oslo) qui planta le premier un drapeau au Pôle Sud, le 14 décembre 1911 ; alors que le célèbre Britannique, qui tentait la traversée du continent antarctique, erra de 1914 à 1917 : d'abord sur l'ENDURANCE, puis en canot de sauvetage, pour finir à pied, une fois le trois-mâts goélette de 44 mètres englouti le 21 novembre 1915 par les glaces de la Mer de Weddell. Et retrouvée par 3 008 mètres de fond le 9 mars 2022 par l'expédition Endurance22 à moins de cinq milles nautiques seulement de l'endroit estimé par Frank Worsley, son capitaine. Une autre aventure extraordinaire ! Mais pour tous les explorateurs disciples plus ou moins directs de Shackleton et pour bon nombre de navigateurs au long cours, Sir Ernest Shackleton demeure LA référence, celui qui ramena sains et saufs ses 27 compagnons d'infortune, dans des conditions incroyables qui forcent le respect pour l'éternité.

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La chasse aux records, la quête de la performance et la course aux victoires océaniques ; comme la conquête de territoires maritimes émergés ou immergés ; ainsi que la recherche de succès océanographiques, ne sauraient faire oublier que lorsqu'un chef de bord, fût-il amiral, capitaine, skipper ou navigateur solitaire largue les amarres, il s'engage à l'aventure sur l'immensité de l'Océan. Dès lors, les règles de la Terre cèdent la place à celles édictées par la Nature. C'est une autre dimension. L'Homme se rapproche de son statut originel qui en a fait un animal comme un autre à la Création. Ce n'est plus le bipède habillé aux supers pouvoirs des cités urbaines surdimensionnées, suréquipées, tellement informatisées qu'elles le connectent à outrance à tout et n'importe quoi.

 

Une fois en mer, les valeurs essentielles qui font d'un être humain un marin, voire un grand marin, sont en réalité assez simples, dont quatre essentielles sans ordre hiérarchique particulier : Courage, Volonté, Humilité et Humanité. Auxquelles on peut adjoindre : Audace, Combativité et Résilience. Et mieux vaut être malin, vigilant et réactif, que nigaud, indécis et passif. D'ailleurs, il n'y a pas qu'en mer que cela est utile, car il est préférable d'être acteur de sa vie que spectateur…

 

Ensuite, outre les objectifs militaires que nous n'évoquerons pas ici par manque de connaissance du sujet, le résultat de la navigation : tentative de record, compétition, exploration, recherche, … il ne s'agira que d'une conséquence partiellement déconnectée de la qualité du travail de marin, de la finesse de la navigation. "Combien de régates ai-je terminé avec la satisfaction d'avoir "navigué propre" tant en termes d'options de navigation que de manœuvres et de choix tactiques, sans pour autant figurer au sommet du classement", explique Yvan Griboval, Président de l'association philanthropique d'intérêt général OceanoScientific et ancien skipper professionnel de course au large, "et il m'est arrivé plus d'une fois d'aller chercher la coupe sans ressentir le sentiment d'avoir accompli une performance à la hauteur du résultat obtenu et des honneurs reçus"

 

Ernest Shackleton avait pour particularité, comme généralement tous les explorateurs - souvent considérés comme des "conquérants de l'inutile" - de toujours courir après les financements pour assumer les dettes d'une précédente expédition avant même de financer la suivante. Or, en même temps, il distribuait généreusement les recettes de ses conférences à des œuvres caritatives. Ce qui illustre le paradoxe d'un état d'esprit décidemment difficile à comprendre par le commun des Terriens !

 

Cet immense navigateur est source d'inspiration plus d'un siècle après sa campagne extraordinaire de 1914-17. D'ailleurs, plusieurs amis de l'association OceanoScientific se sont lancés sur ses traces.

 

Citons en premier l'expédition initiée et dirigée par Luc Hardy, franco-américain membre de The Explorers Club : "À la poursuite de l'Endurance", réalisée à bord du voilier AUSTRALIS durant l'automne 2014 avec huit personnes d'horizons divers. Elle a donné lieu à un livre et à un film réalisé par Bertrand Delapierre.

 

À bord de l’AUSTRALIS, outre Luc Hardy, ont embarqué : François "Ben" Bernard, guide polaire et skipper de l'extrême, David Hempleman-Adams, explorateur chevronné, Justin Packshaw, ancien officier, Ben Wallis, skipper de AUSTRALIS, Zoé Koenig, scientifique et deux jeunes soldats : Ollie Baindbridge & Keith Harbridge, sans oublier la championne de snowboard, wingsuiteuse et conférencière suisse Géraldine Fasnacht, dont les images de folles glissades sur la neige à flanc de volcan avec une pente à 50° laissent sans voix...

 

Bien que réalisée quasiment cent ans plus tard, avec un groupe d'explorateurs et exploratrices aux compétences avérées dotés d'équipements modernes et l'esprit grandement libéré par l'assurance de disposer d'une potentielle assistance dans des délais assez courts en cas de problème grave, le film met en évidence la complexité du trajet réalisé dans des conditions dantesques entre l'Ile de l'Éléphant et l'île de la Géorgie du Sud. C'est le parcours qu'emprunta Ernest Shackleton et cinq de ses hommes d'équipage, dont Frank Worsley, Capitaine de l'ENDURANCE, à bord du canot de sauvetage CAIRD pour aller chercher des secours afin de récupérer les 21 marins abandonnés à leur triste sort sur l'Ile de l'Éléphant, condamnés au pire sans la détermination héroïque de leur leader.

 

Moins extrême mais non moins remarquable est l'expédition menée à la voile sur SIR ERNST, un monocoque de type Boréal 47, dessiné et construit par Jean-François Delevoye, fort de neuf années passées dans les canaux de Patagonie. Initiée par François Miribel & Fabrice Papazian, accompagnés par Hervé Perrin et Philippe Gredat, le SIR ERNST a tiré un petit trait en Méditerranée et un très grand dans l'Atlantique : du Yacht Club de Monaco à la Baie Marguerite, sur la presqu'ile Antarctique (plein Sud du Cap Horn), découverte le 15 janvier 1909 par Jean-Baptiste Charcot et dénommée ainsi en hommage à Marguerite Cléry, la seconde épouse du grand explorateur français de l'Antarctique et de l'Arctique.

 

Ces deux aventures récentes de marins du XXIe Siècle ont un point commun entre elles et avec leur illustre inspirateur. Ces trois navigations extrêmes ont permis de mener des missions scientifiques inédites. Recueil de données physico-chimiques à bord de l'ENDURANCE, échantillonnage de neige et déploiement par Zoé Koenig de flotteurs à vocation météorologique et océanographique, notamment des flotteurs Argo, à bord de l'AUSTRALIS. Quant à l'équipage du SIR ERNST, il a recueilli pour l'Organisation Hydrographique Internationale (OHI) des données bathymétriques dans des zones antarctiques peu ou pas cartographiées.  

 

Nous recommandons la lecture du livre : "Ernest Shackleton - L'Odyssée de l'Endurance" aux éditions Libretto, traduit par Marie-Louise Landel, préfacé par Paul-Émile Victor, illustré avec les photos exceptionnelles de Frank Hurley, photographe embarqué sur l'ENDURANCE, témoin de cette incroyable aventure humaine.

 

Ainsi que les ouvrages : "The Pursuit of Endurance" de Luc Hardy et "Sir Ernst - Plus qu'un voilier en Antarctique" de l'équipage de François Miribel et Fabrice Papazian.

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