Actualités 2021 

Lundi 15 novembre 2021

Le Programme OceanoScientific a 15 ans

Il y a juste quinze ans, le 14 novembre 2006, au cinquième étage de la Tour 45/46 de l'Université Pierre et Marie Curie (Paris), dans la salle de réunion du Laboratoire d'Océanographie et du Climat - Expérimentations et Approches Numériques (LOCEAN), au terme d'un déjeuner avec l'éminent océanographe Jean-Claude Gascard initié par Éric Bellion, naît le Programme OceanoScientific. Yvan Griboval présente son idée - totalement saugrenue en 2006 ! - de collecter des données scientifiques de qualité à l'interface Océan - Atmosphère avec des voiliers de course océanique sous le 40e parallèle Sud et les trois grands caps continentaux : Bonne-Espérance, Leeuwin et Cap Horn, sur la route du Vendée Globe et de la Volvo Ocean Race. Les scientifiques considèrent cela : "Très utile mais impossible". Le monde de la course océanique ricane : "Ça ne marchera jamais !"…

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La toute première version de l'OceanoScientific System (OSC System) juste avant d'être mis à bord de Boogaloo, le premier voilier de course océanique à vocation océanographique, le 13 octobre 2009 dans le port de Caen - Photo SailingOne 2009

Les scientifiques réunis au LOCEAN pour écouter Yvan Griboval, marin, ancien journaliste et chef d'entreprise autodidacte sans aucune connaissance scientifique, dont Laurence Eymard (Directrice du LOCEAN en 2006), Gilles Reverdin, Fabienne Gaillard, Nicolas Metzl et quelques autres, sont séduits par l'idée. Mais ils la déclarent impossible à réaliser du fait du matériel existant inadapté pour être embarqué sur un petit voilier de course océanique de 15-20 mètres, qu'il soit mené en équipage ou, a fortiori, en solo ! Or, dire à Yvan Griboval que quelque chose est impossible, c'est lancer son imagination vers de nouvelles innovations. Ainsi commence l'aventure du Programme OceanoScientific qui n'a pas cessé de se développer depuis. 

 

Les spécificités de l'OSC System sont la collecte automatique toutes les six secondes de données de qualité scientifique d'une douzaine de paramètres à l'interface Air - Mer où se joue le Climat. Chaque heure, de H-10 à H-00, une médiane des données est réalisée automatiquement par l'OSC-Software, puis transmise automatiquement par Iridium à Météo-France, qui en contrôle la qualité avant de la diffuser sur le Global Telecommunication System (GTS). Ces données inédites sont alors accessibles gratuitement à tous les instituts scientifiques, notamment pour alimenter les prévisions météorologiques. Les données collectées toutes les six secondes sont stockées sur le disque dur de l'OSC System. Elles sont accessibles par les scientifiques en charge de leur étude de leur propre ordinateur, sans avoir à sortir de leur laboratoire.

 

Yvan Griboval a ouvert cette voie très innovante il y a quinze ans dans le but d'aider les scientifiques à "Mieux connaître l'Océan pour mieux le préserver". C'est le concept d'origine imaginé à l'origine, puis partagé ensuite avec le Prince Souverain Albert II de Monaco dont le trisaïeul, le Prince Albert Ier, a été le premier à utiliser un yacht pour mener des campagnes océanographiques, dès 1885. Le Prince Albert Ierdemeure d'ailleurs le "Guide spirituel" de Yvan Griboval.

 

Or, peu à peu, constatant la pertinence de l'idée et le succès de l'entreprise, certains marins se sont engagés à leur tour dans cette voie. Liz Wardley, Alexia Barrier et Boris Hermann en premiers, convaincus de l'utilité de la démarche en tous domaines, notamment pour les partenaires sponsors de leurs teams. Fabrice Amedeoa suivi. Et maintenant Éric Defert, qui fait revivre utilement le grand monocoque conçu par Gilles Vaton pour les circumnavigations de Jean-Luc Van Den Heede, puis de Maud Fontenoy. D'autres encore les rejoindront et c'est tant mieux.

 

En effet, aujourd'hui, bon nombre de coureurs au large peuvent collaborer à des programmes océanographiques grâce au matériel commercialisé par Stefan Marx (SubCtech) qui a réalisé un produit dérivé de l'OSC System qu'il commercialise auprès des coureurs et anciens coureurs océaniques à des conditions financières accessibles.

 

"Comme le disait Fabienne Gaillard (Ifremer)", rapporte Yvan Griboval, "les scientifiques ont besoin d'initiatives privées de science participative pour enrichir les bases données internationales avec des informations in situ collectées dans des zones maritimes peu ou pas explorées, c'est-à-dire quasiment toute l'étendue de l'Océan à l'exception des routes maritimes commerciales".

 

Fabienne Gaillard était la "Maman" du Programme OceanoScientific. Elle a guidé Yvan Griboval dans le développement de l'OSC System et de son usage, avant de ne nous quitter le 25 mars 2017, juste la veille du passage du Cap Horn lors de la toute première campagne océanographique réalisée à la voile sans rejet de CO2 sous le 40e Sud, en solitaire, par Yvan Griboval (Expédition OceanoScientific 2016-2017).

 

Ne cessant d'innover et désormais basé à Monaco et en Rade de Toulon, Yvan Griboval continue de développer le Programme OceanoScientific en l'enrichissant de nouveaux paramètres dans le cadre des Expéditions OceanoScientific 2021 - 2026, sans pour autant abandonner la collecte de données de qualité à l'interface Air - Mer, avec un matériel toujours plus performant.  

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Les artisans de la réalisation de l'OSC System: le premier matériel océanographique destiné à des voiliers de compétition imaginé par Yvan Griboval en 2005-2006, sont les Allemands Martin Kramp (SailingOne), à gauche, et Stefan Marx (CONTROS) ici à bord de Boogaloo à Caen en 2009.

 Photo SailingOne 2009

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Le 13 octobre 2009 dans le port de Caen, Stefan Marx (CONTROS) procède aux ultimes tests du premier prototype de l'OSC System avant qu'il ne soit embarqué à l'intérieur de Boogaloo. Il sera déclaré opérationnel par les scientifiques de l'Ifremer, du LOCEAN et de Météo-France le jour suivant. Photo SailingOne 2009

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Le 13 novembre 2009, soit juste trois ans à un jour près après la création du Programme OceanoScientific, c'est le moment de vérité : le test en mer de l'OSC System à Brest sous la conduite de Fabienne Gaillard et de Patrick Farcy. Mission accomplie, matériel validé, l'aventure peut continuer… - Photo SailingOne 2009

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Plusieurs versions de l'OSC System ont été testées dans différentes conditions. Par exemple, Christophe Chaumont (SailingOne) installe ici un prototype à bord de La Louise, le voilier d'expéditions polaires de Thierry Dubois, à Nuuk (Groenland) au printemps 2012 - Photo SailingOne 2012

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C'est à bord du trois-mâts Bark Europa que les prototypes de l'OSC System ont été le plus testés, notamment de Sydney (Australie) à Cape Town (Afrique du Sud) avec plusieurs allers et retours entre Ushuaïa (Argentine) et la presqu'ile Antarctique en 2012 et 2013, parfois dans des conditions vraiment hostiles - Photo SailingOne 2013

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A partir de novembre 2013, Yvan Griboval mène lui-même les campagnes océanographiques avec l'OceanoScientific Explorer "Boogaloo". Le 24 avril 2013, son fidèle second, Maxime Dréno débarque l'OSC System sur le ponton d'honneur du Yacht Club de Monaco au terme de l'Expédition OceanoScientific Atlantique 2013-2014 -  Photo SailingOne 2014

Lundi 4 octobre 2021

"Il est urgent de marier Écologie et Économie"

"C'est devenu une évidence : Seule une meilleure connaissance de l’Océan permettra son exploitation vertueuse dans le respect de la Nature au profit des générations futures …car la Terre est à bout de souffle. Mais cessons d’empiler les constats scientifiques alarmistes, considérons l’Océan comme la plus gigantesque ressource de l’Humanité et démontrons que Écologie et Économie peuvent se marier efficacement dans le respect de la Nature, en exploitant vertueusement ce qu'elle nous offre et que nous devons préserver pour notre propre survie d'êtres humains sur la Planète, car nous n'y avons fondamentalement pas plus de droits que n'importe quel animal sauvage. Je considère que si l'Océan devient source de profits autres que fruits du pillage, une économie maitrisée concourra à sa préservation à long terme.

 

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Yvan Griboval (à la barre) et Maxime Dreno font équipe depuis le printemps 2014 à l'occasion de toutes les Expéditions OceanoScientific menées en double ou en équipage, comme ici en octobre 2020 durant la première Expédition OceanoScientific Contaminants Méditerranée- Photo OceanoScientific 2020

Après avoir innové en 2006-2009 en inventant la première station de collecte de données océanographiques à l'interface Air-Mer (OSC System) destinée à ce que des voiliers de 15-20 mètres renseignent automatiquement et quasiment en temps réel les scientifiques sur l'état exact de l'Océan dans des zones peu ou pas fréquentées ; après avoir réalisé la première campagne océanographique à l'interface Air-Mer sous le 40eparallèle Sud (60 jours en solo sous les trois grands caps continentaux dans le cadre d'un tour du Monde de Monaco à Monaco - Expédition OceanoScientific 2016-2017), nous allons démontrer désormais qu'il est possible d'exploiter vertueusement les ressources récifales au profit de la Santé et du Bien-être humain, strictement sans aucun impact sur les organismes marins qui y vivent. C'est l'ambition du Programme OceanoScientific 2021-2026."

 

Yvan Griboval

Président des associations OceanoScientific

Concepteur et Directeur des Expéditions OceanoScientific

Mardi 27 juillet 2021

Un tour peut en cacher un autre…

La quarante-quatrième édition du tour de France à la voile (Tour Voile) s'est achevée samedi 24 juillet par une régate amicale dédiée aux associations embarquées à bord de chacun des trimarans monotypes Diam 24 (7,25 m) en compétition. A cette occasion, Oscar Péan à la barre de SEAFLOATECH Team Jeune Sud, qui arborait le logo des associations OceanoScientific France & Monaco sur ses flotteurs et dans ses voiles, a fait parler la poudre en prenant un départ canon et en effectuant une grande partie du parcours aux commandes de la flotte (photo).

 

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© Yvan Griboval - OceanoScientific

Oscar Péan, Eliot Bourgeois et Lilyan Bretagne aux commandes de SEAFLOATECH Team Jeune Sud de la Société Nautique de Saint-Tropez ont fait parler la poudre sur le lac de Serre-Ponçon, samedi 24 juillet - Photo OceanoScientific

Durant tout le mois de juillet, en Manche comme en Atlantique, Oscar et sa dream team ont porté nos valeurs fondamentales : AIMER, RESPECTER et PRÉSERVER l'Océan et sa biodiversité au profit des générations futures. Soit une communauté de valeurs essentielles avec SEAFLOATECH, la start-up dédiée aux solutions de mouillages préservant la Nature et les fonds sous-marins créée par Lionel Péan. Rappelons que Oscar Péan était entouré de Olga Maniglier (17 ans), Eliot Bourgeois (17 ans), Samuel Enjalbert (17 ans), Raphaël Miniglier (19 ans), Rémi Pazza (21 ans) et Lilyan Bretagne (16 ans). Tous se sont relayés à toutes les tâches du team, que ce soit à terre comme sur l'eau. Cette opération était une première et d'ores-et-déjà l'édition du Tour Voile 2022 est dans le viseur, que ce soit pour Oscar Péan et sa bande, comme pour les associations OceanoScientific…

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Mardi 6 juillet 2021

Les jeunes s'engagent sportivement

A l'occasion de la quarante-quatrième édition du tour de France à la voile (Tour Voile) une équipe de jeunes régatiers emmenés par Oscar Péan - tout juste 18 ans - est engagée sous les couleurs de la Société Nautique de Saint-Tropez. Ce SEAFLOTECH Team Jeune Sud arbore le logo des associations OceanoScientific France & Monaco sur ses flotteurs et dans ses voiles. Il en promeut les valeurs fondamentales : AIMER, RESPECTER et PRÉSERVER l'Océan et sa biodiversité au profit des générations futures. L'association d'image de OceanoScientific avec SEAFLOATECH est tout à fait légitime. En effet, cette société créée par Lionel Péan - le célèbre champion de voile, père de Oscar - est une start-up dédiée aux solutions de mouillages préservant la Nature et les fonds sous-marins.A bord du trimaran monotype Diam 24 (7,25 m), deux équipiers assistent le barreur et skipper : Oscar Péan parmi un groupe de six jeunes sportifs : Olga Maniglier (17 ans), Eliot Bourgeois (17 ans), Samuel Enjalbert (17 ans), Raphaël Miniglier (19 ans), Rémi Pazza (21 ans) et Lilyan Bretagne (16 ans). C'est important que les jeunes mesurent l'importance des enjeux majeurs relatifs à l'Océan, doublement menacé par les conséquences du dérèglement climatique et de la pollution plastique et qu'ils s'engagent ainsi à mobiliser le plus large public sur ce thème. Pour cela, nous remercions vivement Oscar et son équipage !

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Oscar Péan et ses deux équipiers du SEAFLOTECH Team Jeune Sud de la Société Nautique de Saint-Tropez portent les couleurs des associations OceanoScientific dans le Tour Voile 2021, de Dunkerque à Royan puis Serre-Ponçon du 2 au 24 juillet. Photo Jean-Marie Liot / TourVoile 2021

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Jeudi 7 janvier 2021

Dix ans déjà …et maintenant cap sur la santé !

Il y a dix ans, le 7 janvier 2011, Jean-François Leprince-Ringuet (Président), Rupert Schmid, André Ladurelli (†) et Olivier Piquet créaient une association philanthropique à l'initiative de Yvan Griboval sous le nom de ROSS pour Research - OceanoScientific - Sport, qui allait devenir MEROCEANS, pour enfin s'établir définitivement en association d'intérêt général OceanoScientific domiciliée à la Maison des Océans, fondée à Paris (Ve) en 1911 par le Prince Albert Ier de Monaco. Le Groupe des Papeteries de Clairefontaine, puis l'entreprise Biologique Recherche en ont été les premiers partenaires mécènes et ils le demeurent aujourd'hui encore, prouvant ainsi leur indéfectible attachement à la préservation de l'Océan.

 

En mai 2019, une association philanthropique d'intérêt général OceanoScientific a été créée à Monaco, hébergée par le Yacht Club de Monaco. Désormais, les deux sont présidées par Yvan Griboval. Cécile d'Estais en est Déléguée Générale.

 

Maintenant, les Expéditions OceanoScientific participeront à la mise en œuvre d'une nouvelle activité océanographique au profit du BIEN-ÊTRE HUMAIN et de la SANTÉ, qu'il s'agisse de cosmétique, de dermatologie ou de recherche contre le cancer.

La première Expédition OceanoScientific Corailest programmée en Mer Rouge, où les coraux sont réputés scientifiquement plus robustes qu'ailleurs dans le Monde aux agressions du dérèglement climatique et notamment à l'élévation de la température de l'eau de mer - Photo Israël Science Info

A l'origine, le Programme OceanoScientific, créé le 14 novembre 2006 consistait à mettre en œuvre la collecte de données scientifiques physico-chimiques à l'interface Ocean - Atmosphère au gré d'Expéditions OceanoScientific réalisées à la voile sans rejet de CO2, en Atlantique Nord, puis dans des zones maritimes peu ou pas explorées autour de l'Antarctique  : Expédition OceanoScientific 2016-2017 - Tour du Monde en solo / Première campagne océanographique à la voile 60 jours durant sous le 40e Sud et les trois grands caps continentaux : Bonne-Espérance - Leeuwin et Cap Horn.

 

Les partenaires scientifiques historiques du Programme OceanoScientific sont : l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer), Météo-France, le Laboratoire d'Océanographie et du Climat / Expérimentations et Approches Numériques (LOCEAN - INSU - CNRS) et l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), auxquels s'adjoignent ponctuellement d'autres instituts et laboratoires selon la nature des données collectées et la zone géographique d'exploration.

 

En 2020, le Programme OceanoScientific s'est enrichi d'un volet relatif à l'étude des contaminants de surface, conséquence de la pollution, notamment plastique, grâce à l'Expédition OceanoScientific Contaminants Méditerranée 2020 menée à bord du maxi-catamaran AMAALA EXPLORER, de Monaco à Porto-Cervo (Italie), Barcelone (Espagne), La Seyne-sur-Mer (France) et Monaco, du 15 au 29 octobre.

 

La nouvelle étape du Programme OceanoScientific consiste à réaliser une base inédite de données génétiques traçables issues du corail et de son écosystème, grâce à la mise en œuvre de nouveaux partenariats. Ces données génétiques sont destinées à reproduire et à formuler des molécules d’intérêt à usage du BIEN-ÊTRE HUMAIN et de la SANTÉ à travers des procédés biotechnologiques écoresponsables.

 

Pour cela, des Expéditions OceanoScientific seront réalisées à la voile dans le monde entier, sans rejet de CO2 ni déchets, à bord du catamaran LOVE THE OCEAN équipé d'un nouvel OSC System de collecte et de transmission automatiques de données physico-chimiques, dans des zones maritimes coralliennes peu ou pas explorées. Premier objectif : les coraux de Mer Rouge, réputés pour leur exceptionnel résistance au réchauffement climatique. Le départ du Yacht Club de Monaco est programmé dans le courant du dernier trimestre …si la pandémie de Covid-19 ne bouscule pas l'agenda.