Jeudi 05 décembre 2013 - 18:02

Déjà une semaine de test océanique

Dans le cadre du Programme OceanoScientific®, cela fait tout juste une semaine que le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) a quitté le Port du Château, à Brest, pour une longue expédition sous forme d’un aller-retour en Atlantique Nord durant cet hiver 2013-2014. L’objet principal de cette navigation est de tester l’OceanoScientific® System* (OSC System) Version 3.0. La première partie de cette grande campagne de tests l’emmènera à l’île de Grenade, au sud de l’arc antillais. Une navigation d’environ trois semaines sur un parcours en zigzag de 4 500 milles nautiques. L’objectif est de passer à proximité de bouées collectant des données océanographiques et météorologiques afin de comparer celles que collecte l’OSC System, pour en éprouver la qualité et la fiabilité. Les routes empruntées par le NAVOSE® sont des zones maritimes bien renseignées à ce titre au profit de la communauté scientifique internationale. De ce fait, les données collectées par le nouveau prototype de l’OSC System seront comparées à des données fiables. Il est ici question de valider de nouvelles méthodes de travail pour les scientifiques et les deux grands partenaires du Programme OceanoScientific® : IFREMER et Météo-France, sont très attentifs aux travaux en cours. Ils les accompagnent d’ailleurs efficacement de leurs conseils et remarques. Cette longue campagne de tests est donc une étape primordiale dans la phase de démonstration de service de ce matériel innovant, unique au monde à ce jour. Le NAVOSE® est également équipé d’échantillonneurs passifs à déployer pour capter les cations (ions positifs) métalliques présents dans l’eau de mer. Et quitte à naviguer dans ces zones maritimes éloignées des côtes, l’équipage du NAVOSE® en profitera pour déployer des instruments scientifiques dérivant sous les directives du JCOMMOPS.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

L’OSC System testé sur le NAVOSE® est soumis à de rudes conditions, qui rappellent celles du Grand Sud, sous les caps continentaux. Comme ici, par 45 à 50 nœuds de vent réel, à l’Ouest de l’île de Madère. Photo Yvan Griboval - SailingOne

Les données collectées automatiquement toutes les six secondes par l’OSC System Version 3.0 sont, dans l’atmosphère : Pression atmosphérique ; Température de l’air ; Humidité ; Direction du vent réel et Force du vent réel / Dans l’eau de mer en surface : Température ; Salinité ; Pression partielle en dioxyde de carbone (pCO2) ; Potentiel hydrogène (pH) ; Fluorescence (Chl a). En complément de ces données, l’équipage du NAVOSE® recueille des échantillons d’eau de mer en surface, qui seront analysés dans les laboratoires brestois de l’IFREMER. Là encore, il sera question de comparer les données obtenues d’une manière et de l’autre.

La navigation en Mer d’Iroise - qui a permis de naviguer auprès d’une bouée météo réputée (OBS Manche Atlantique 62163) et de recueillir des échantillons d’eau de mer à proximité - puis la traversée du Golfe de  Gascogne ont été effectuées dans d’excellentes conditions. Par contre, une forte dépression au large des côtes marocaines a contraint le NAVOSE® à affronter des brises qui rappellent plutôt les zones hostiles des latitudes sud que le fameux alizé qui devrait être installé à cet endroit à cette époque de l’année. Au moment où nous écrivons ces lignes, le NAVOSE® fait route directe sur la zone où seront déployées deux bouées dérivantes de type SVP-BS (Surface Velocity Profiler - Barometer, Salinity ; bouées mesurant les courants en suivant l’évolution des positions de la bouée, ainsi que la pression atmosphérique et la salinité de surface) appartenant au CMM (Centre de Météorologie Marine - Brest), entre 24°-26° Nord et 36°-38° Ouest. Notons que l’équipage effectue sa navigation grâce aux informations transmises par le service Navimail, de son partenaire Météo-France. C’est une aide inestimable à la navigation à voile, surtout pour se rendre dans les zones précises désignées par le JCOMMOPS (agence de l’UNESCO) pour déployer ces engins à la demande des instituts scientifiques.

Après une semaine de test océanique, les premières conclusions font apparaître que l’OSC System Version 3.0 semble parfaitement fonctionner en acquisition automatique de données océanographiques et atmosphériques. Reste évidemment à en déterminer la qualité et la fiabilité. Cela se fera en laboratoire, dans les six mois qui suivront le retour à Brest du NAVOSE®. Par contre, la transmission automatique par satellite aux heures rondes, selon les procédures internationales, est encore aléatoire. Alors qu’elle ne l’était pas sur les versions antérieures. Plusieurs pistes sont explorées, à terre comme en mer, pour optimiser cette fonction afin qu’elle réponde parfaitement aux attentes des concepteurs de ce matériel. Rien d’insurmontable. C’est une juste une affaire de temps. Cette grande navigation test est faite pour cela.

Comme toutes les lumières vertes l’indiquent sur l’ordinateur de bord du NAVOSE®, connecté à l’OSC System, 100% des fonctions de ce nouveau prototype sont en action. Photo Yvan Griboval - SailingOne

Jeudi 28 novembre, en milieu d’après-midi, le NAVOSE® a quitté le Port du Château, à Brest. Pour cette première traversée de l’Atlantique, il est mené en double par Yvan Griboval (Responsable d’expédition) et par Gaël Le Cléac’h (Navigateur), qui en a également coordonné toute la préparation. Photo SailingOne

Mardi 03 décembre 2013 - 15:57

Le Bark EUROPA a doublé le Horn

Après avoir quitté Auckland (Nouvelle-Zélande) le 31 octobre dernier, le Bark EUROPA suit sa route vers les Malouines avec à son bord la version 2.1 de l’OSC System*. Moment clé de cette navigation, le trois-mâts néerlandais a passé le Cap Horn très tôt ce samedi 30 novembre, après presque 5 000 milles nautiques depuis son départ de Nouvelle-Zélande. Un moment vivement attendu à bord, tant les conditions météorologiques rendent ce cap délicat. Des conditions difficiles comme l’exprimait Ruud Blokzyl (second du Bark EUROPA) alors que le voilier était encore à 200 milles nautiques du cap : “Nous avons envoyé assez de voile de façon à garder une vitesse de 9.5 - 10 nœuds, et dans ces conditions, la marge d’erreur est infime, concentration et vive attention sont de rigueur pour assurer la sécurité du navire et des marins”. Le passage du Cap Horn a ainsi mis fin à la grande traversée du Pacifique Sud, le Bark EUROPA fait désormais cap au nord vers les Malouines. La Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014 se poursuit donc avec succès. En effet, la version 2.1 de l’OSC System continue de démontrer sa fiabilité en collectant automatiquement toutes les six secondes des données à l’interface océan - atmosphère. La navigation de Bark EUROPA permet ainsi à l’OSC System de collecter des données dans des hautes latitudes, et ainsi de les transmettre par satellite aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). L’arrivée à Stanley (îles Malouines) prévue le 21 décembre permettra au Bark EUROPA de disposer d’un nouveau capteur de température de l’air et d’humidité, capteur qui avait subit des dégâts en Australie au mois de novembre dernier. Le Bark EUROPA pourra ensuite reprendre son expédition en Antarctique. Vous pouvez suivre la progression de ce voilier de 56 mètres sur le site officiel du Bark EUROPA

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Le passage du Cap Horn est un moment délicat. Le trois-mâts Bark EUROPA n’a pas échappé aux difficiles conditions météorologiques lors de son passage le samedi 30 novembre. Photo Ruud Blokzyl - Bark EUROPA

Le Bark EUROPA suit sa route vers les Malouines. Arrivée prévue le 21 décembre prochain pour une courte escale avant de reprendre la mer pour Ushuaïa (Patagonie - Argentine). Carte Google Earth - Bark EUROPA

Jeudi 28 novembre 2013 - 17:07

Tests de l’OSC System en Atlantique

C’est parti ! Yvan Griboval (Responsable d’expédition) et Gaël Le Cléac’h (Navigateur) ont quitté, jeudi 28 novembre, le Port du Château (Brest) pour l’Ile de Grenade, au sud de l’arc antillais, dans le cadre de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014. Embarqués pour cette transat sur le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) de seize mètres aux couleurs de l’association MEROCEANS, ils vont tester un matériel unique au monde de collecte de données de dix paramètres scientifiques de qualité à l’interface océan - atmosphère : l’OSC System* Version 3.0. Ils vont également déployer des instruments scientifiques dérivants selon les directives du JCOMMOPS, une agence de l’UNESCO. Le NAVOSE® est également équipé d’échantillonneurs passifs à déployer pour capter les cations (ions positifs) métalliques présents dans l’eau de mer. Cette Version 3.0 de l’OSC System est née grâce au consortium réuni par SailingOne et composé de la société allemande SubCtech, dirigée par Stefan Marx et des instituts scientifiques français IFREMER et Météo-France. Puis SailingOne a travaillé avec IBM à la définition d’un logiciel spécifique à l’OSC System. Au terme de cette phase d’étude, la réalisation du logiciel en question a été confiée au Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée), réputé pour ses compétences en informatique embarqué, comme les succès du Team Michel Desjoyeaux dans le Vendée Globe le démontrent. C’est également l’équipe de Mer Agitée, coordonnée par Gaël Le Cléac’h pour le compte de SailingOne, qui a procédé à la préparation du NAVOSE®, notamment des hydro générateurs qui lui permettent de naviguer en quasi totale autonomie énergétique - au moins au-dessus de neuf nœuds de vitesse, ce qui est fréquent pour ce type de voilier capable de tenir des moyennes élevées et de dépasser facilement et durablement la barre des vingt nœuds. Un vent portant, léger au début puis qui se renforcera progressivement, leur est promis pour plusieurs jours.

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Mené par Yvan Griboval (à droite) et par Gaël Le Cléac’h, le NAVOSE® a quitté le Port du Château à Brest aujourd’hui pour mener la Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 - 2014 durant une vingtaine de jours à l’aller vers l’arc antillais et autant pour le retour, en janvier prochain. Photo SailingOne

Moment d’émotion, le 30 octobre à Port-La-Forêt, siège de Mer Agitée lorsque le prototype OSC System version 3.0 a été mis à bord du NAVOSE®. La poignée de mains entre le Docteur Stefan Marx (SubCtech - à gauche) et le Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée) témoigne parfaitement de la qualité de la collaboration entre ces deux artisans du succès de l’entreprise, coordonnée par Margot Choquer (Ingénieur SailingOne), absente sur la photo car derrière l’appareil. Photo SailingOne

Derniers tests en ateliers pour le prototype de la Version 3.0 de l’OSC System avant sa mise à bord, sous les directives des Docteurs Dimitri Voisin (Mer Agitée - à gauche) et Stefan Marx (SubCtech), auteurs chacun d’une partie de ce nouvel OceanoScientific® System, fruit de sept années de travail en collaboration avec les scientifiques de l’IFREMER et de Météo-France. Photo SailingOne

Lundi 25 novembre 2013 - 11:15

Dans les Cinquantièmes Hurlants

Le trois-mâts Bark EUROPA (PB) commandé par Klaas Gaastra, continue son périple entre la Nouvelle-Zélande et les Malouines, en passant par le Cap Horn. Il navigue actuellement cap à l’Est, sur l’autoroute du courant circumantarctique, par 54° - 55° Sud, là où personne ne va, sauf, parfois, quelques coureurs océaniques du Vendée Globe et de la Barcelona World Race, lorsque les “portes des glaces” ne leur imposent pas une route plus Nord dans ces zones hostiles du Pacifique Sud. Ce trois-mâts barque de 56 mètres, construit en 1911 a quitté Auckland (Nouvelle-Zélande) le 31 octobre et il devrait atteindre Stanley (Iles Malouines) vers le 16 décembre. A son bord, l’OceanoScientific® System (OSC System*) continue de collecter inlassablement toutes les six secondes des données de qualité scientifique à l’interface océan - atmosphère, là où les causes et conséquences du changement climatique sont perceptibles. Elles sont transmises automatiquement ensuite, par satellite, aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Cette seconde Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE sur le Bark EUROPA suit ainsi son cours, avec son lot d’imprévus. Juste avant d’arriver à Sydney (Australie), le mât de misaine était tombé sous une forte rafale. Après une première réparation, il a ensuite été frappé par la foudre. Le capteur vent n’avait pas survécu. Après la réparation du mât, un nouveau capteur vent a été installé. Mais sa communication avec l’OSC System était difficile à mettre en œuvre, car il est également utilisé par la passerelle comme anémomètre principal de navigation. Après des balbutiements, les données vent ont pu être connectées à l’OSC System puis transmises par satellite toutes les heures. L’abri météo contenant le capteur de température et d’humidité a également subi des dégâts qui sont probablement à l’origine du dysfonctionnement du capteur atmosphérique. Un nouveau capteur sera donc installé lors de l’escale aux Malouines. Par ailleurs, différents bugs sur le logiciel (bientôt abandonné) de cette version 2.1 de l’OSC System ont engendré des soucis de transmission des données vers la terre. Cependant, toutes les données scientifiques ont bien été enregistrées. Aucune n’a été perdue. Les chercheurs les recueilleront lors d’une escale. Là encore, Jean-Baptiste Cohuet (Météo France, Toulouse) est intervenu pour réparer ce bug logiciel et guider Ruud Blokzyl, le second du Bark EUROPA, qui intervient sur l’OSC System quand cela s’avère nécessaire, toujours avec bonne humeur et efficacité. Rappelons que l’OSC-Software de la Version 3.0 de l’OSC System, actuellement installé sur un voilier de seize mètres en partance pour une Campagne OceanoScientific® - MISSION ATLANTIQUE 2013 est radicalement innovant et spécialement adapté à l’OSC System. Conçu par SailingOne, cet OSC-Software a été réalisé par le Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée).

* Après avoir été labellisé par le Pôle Mer Bretagne, l’OSC System est développé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Manœuvre à bord du Bark EUROPA qui navigue dans le Grand Sud du Pacifique, en route vers le Horn. Les conditions sont extrêmes. L’eau de mer est à environ six degrés et la température de l’air avoisine zéro. Les rafales sont souvent chargées de neige. Photo Nioclas Seeliger - Bark EUROPA

Le périple de ce voilier de 56 mètres construit en 1911, qui porte jusqu’à 1 250 mètres carrés de voilure et navigue sur les routes historiques du commerce maritime, est à suivre sur le site officiel du Bark EUROPA. Carte Google Earth - Bark EUROPA

Jeudi 07 novembre 2013 - 12:00

Exploration des Quarantièmes Rugissants

Après avoir brillamment remporté la Tall Ships Regatta Australie - Nouvelle-Zélande, le trois-mâts Bark EUROPA (Pays-Bas) commandé par Klaas Gaastra, a ensuite appareillé d’Auckland le 31 octobre pour rejoindre Stanley (Iles Malouines), avec passage du Cap Horn au menu. L’arrivée dans ce petit port d’Atlantique Sud est programmée vers le 16 décembre 2013, au terme de la longue traversée du Pacifique dans les Quarantièmes Rugissants et les Cinquantièmes Hurlants. Un trajet de tous les dangers, dans la pure tradition des Grands Voiliers qui effectuaient ce parcours commercial à la charnière du XIXe et du XXe Siècle. Rappelons que Bark EUROPA (56 mètres) a été construit en 1911. A l’origine de cette croisière, aucune escale n’était programmée entre Auckland et Stanley. Les vents contraires en ce début de parcours ont mis les Chatham Islands (Nouvelle-Zélande) devant l’étrave du Bark EUROPA. Il a donc mouillé dans une baie accueillante avant de reprendre sa longue route cap à l’Est - Sud-Est. Dans le cadre de cette Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014, le Bark EUROPA dispose de l’OSC System* Version 2.1 qui a été installé par SailingOne à Sydney au début du mois d’octobre. Un bug informatique du logiciel de transmission des données rendait aléatoire cette communication automatique avec la terre. Néanmoins, les données des huit paramètres scientifiques collectées à l’interface océan - atmosphère étaient bien enregistrées par l’OSC System toutes les six secondes depuis le départ de Sydney (Australie), le 10 octobre 2013. Grâce à la réactivité des ingénieurs de Météo-France, une mise à jour du logiciel BATOS a été réalisée à Toulouse, puis transmise par satellite à l’équipage du Bark EUROPA aux Chatham Islands. Cette escale impromptue a donc facilité la mise à jour du logiciel. La longue traversée du Pacifique Sud va ainsi se réaliser avec un OSC System parfaitement opérant.

* Le développement de l’OSC System est réalisé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

En mettant le cap au Sud-Est au départ de Auckland (Nouvelle-Zélande), l’équipage du Bark EUROPA a retrouvé l’ambiance grise du Grand Sud. Photo Debbie Purser - Bark EUROPA

Ce n’était pas au programme initial, mais Eole en a décidé autrement ! Au gré des vents contraires, le trois-mâts Bark EUROPA a relâché quelques temps dans un mouillage verdoyant des Chatham Islands, sous le regard de nombreux moutons. Carte Google Earth - Bark EUROPA

Mardi 22 octobre 2013 - 15:09

La Version 3.0 de l’OSC System bientôt en action

Après plusieurs semaines passées dans les ateliers de SubCtech à Kiel (Allemagne), les innovations mises en œuvre par le consortium du Programme OceanoScientific® (SailingOne - SubCtech - IFREMER - Météo-France) prennent désormais la forme d’un beau prototype. C’est la Version 3.0 de l’OSC System*. Certains éléments ont effectué le trajet France - Allemagne après conception et réalisation par SailingOne avec le concours de la cellule R&D de la société finistérienne Mer Agitée (Team Michel Desjoyeaux). Puis deux des principaux éléments de l’OSC System ont été livrés le 21 octobre en France. Il s’agit de l’OSC-Core, incorporé à l’OSC-Box et de l’OSC-Water. De son côté, le Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée) met la dernière main à l’OSC-Software, déjà en test en atelier depuis plusieurs semaines. La mise à bord du Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) et les premiers tests en situation de navigation sont programmés du 29 au 31 octobre à Port-La-Forêt (Finistère). Des navigations dans différentes conditions de mer et de vent suivront. Puis le NAVOSE® rejoindra Brest, à la fois pour quelques navigations avec des chercheurs mais, surtout, pour se préparer à la campagne de tests in situ en Atlantique dont le départ est fixé à la fin du prochain mois de novembre. Cette Version 3.0 est à peu près aussi différente des versions antérieures de l’OSC System, dont celle actuellement en service sur le Bark EUROPA, que peut l’être un voilier de plaisance côtière par rapport à un prototype de course océanique. Par exemple, les connexions entre les différents modules de l’OSC System ont été simplifiées et l’OSC-Core est désormais incorporé à l’OSC-Box pour constituer le module intelligent qui gère toutes les données : tant au niveau de leur enregistrement toutes les six secondes, que de leur transmission par satellite toutes les heures aux plateformes internationales de l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) et de la COI - UNESCO (Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO).

* Le développement de l’OSC System est réalisé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Séance de tests en laboratoire chez SubCtech (Kiel - Allemagne), où Sven-Johann Müller (Responsable d’Atelier) et Saskia Heckmann (Responsable du département Environnement) réalisent les ultimes contrôles de la nouvelle version de l’OSC-Water avant son expédition à SailingOne (France). Photo SubCtech

L’OSC-Core (ici la Version 3.0) incorporé à l’OSC-Box, est l’un des modules qui constituent l’OSC System. Il a été longuement testé dans les ateliers de SubCtech (Kiel - Allemagne) avant de rejoindre la France, où il sera mis à bord du NAVOSE® durant la dernière semaine du mois d’octobre. Photo SubCtech

L’OSC-Water (en arrière plan) est un des éléments majeurs de l’OSC System avec l’OSC-Core (incorporé à l’OSC-Box au premier plan) et l’OSC-Software. Photo SubCtech

Mardi 15 octobre 2013 - 09:42

Bark EUROPA repart en Campagne OceanoScientific®

Tout juste quatre ans après avoir été déclaré opérationnel par les scientifiques qui accompagnent le Programme OceanoScientific® (le 14/10/09), le prototype de l’OSC System* a repris du service à bord de Bark EUROPA dans l’hémisphère sud pour une nouvelle campagne de tests. Il s’agit de la Version 2.1, déjà testée pendant 96 jours en tout début d’année 2013 dans les parages de l’Antarctique. C’est donc à nouveau le superbe trois-mâts Bark EUROPA de 56 mètres, construit en 1911, qui repart en Campagne Oceanoscientific®. De Sydney en Australie, ce grand voilier néerlandais navigue en ce moment cap sur Auckland, au nord de la Nouvelle-Zélande. Puis ce sera le grand voyage à travers le Pacifique Sud, à destination des Îles Malouines par le Cap Horn. Au tout début du mois de janvier 2014 Bark EUROPA arrivera à Ushuaia (Patagonie - Argentine). De là, comme en début d’année 2013, il enchaînera les allers et retours à destination de la péninsule Antarctique au gré de ce qui sera une nouvelle Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE. Cette Version 2.1 de l’OSC System va ainsi subir un nouveau test d’endurance, de plus de six mois cette fois-ci. Il est également question de comparer les données collectées à l’interface océan - atmosphère en 2014 avec celles recueillies exactement sur les mêmes routes maritimes peu ou pas explorées scientifiquement en 2013. Pendant ce temps, la Version 3.0 de l’OSC System est en cours de validation en laboratoire. Elle sera mise à bord puis testée sous quinzaine sur le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®). Il quittera lui-même le port de Brest à la fin novembre pour une campagne test en Atlantique Nord puis en Atlantique Sud à destination de Cape Town après une escale au Brésil et une autre en Uruguay.

* Le développement de l’OSC System est réalisé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Le trois-mâts Bark EUROPA quitte la Baie de Sydney (Australie), en route pour Auckland (Nouvelle-Zélande), dans le cadre de la Tall Ships Regatta, avec l’OSC System à son bord. Photo Oosterschelde

La Tall Ships Regatta s’aventure sur un parcours inédit entre Sydney (Australie) et Auckland (Nouvelle-Zélande). C’est l’occasion pour le trois-mâts Bark EUROPA de progresser toujours plus à l’Est dans son tour du monde qui le ramènera à Ushuaia (Argentine) dans les premiers jours de janvier 2014. Carte Sail Training International

Jeudi 10 octobre, Klaas Gaastra (à gauche), le Commandant de Bark EUROPA et Christophe Chaumont, en charge de l’installation de l’OSC System pour le compte de SailingOne, échangent les documents relatifs au prototype mis à bord, avant que le trois-mâts de 56 mètres ne quitte le port de Sydney (Australie) pour rejoindre la ligne de départ de la Tall Ships Regatta. Photo SailingOne

Mercredi 02 octobre 2013 - 10:47

Réunion du Data Buoy Cooperation Panel à Paris

La vingt-neuvième réunion annuelle du Data Buoy Cooperation Panel (DBCP), le groupe international de coordination de l’utilisation de bouées pour la collecte de données océanographiques et atmosphériques, s’est tenue du 23 au 27 septembre à Paris au siège de l’UNESCO. Majoritairement fréquentée par des scientifiques venus de toutes les régions du monde et par quelques industriels, ce rendez-vous annuel a pour objectif de garantir la pérennité du réseau de bouées de part et d’autre de la planète. Le DBCP est un organe commun de l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) et de la COI - UNESCO (Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO). Le Programme OceanoScientific® y était représenté par Margot Choquer, ingénieur OceanoScientific® au sein de SailingOne, qui en a profité pour s’imprégner du fonctionnement de cette organisation et pour échanger avec les membres du panel. En effet, la prochaine Campagne OceanoScientific® menée sur le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®), qui partira en novembre de Brest, sera l’occasion de déployer des flotteurs et des bouées sur un trajet déterminé en collaboration avec ses partenaires scientifiques. Une réunion avec des membres du panel venus du Brésil, des États-Unis, d’Afrique du Sud et de France et sous l’autorité de la JCOMMOPS (Centre d’assistance de la commission technique mixte : COI - UNESCO et OMM d’Océanographie et de Météorologie Marine) a permis d’évoquer les possibilités de trajet et de déploiement en Atlantique Nord et en Atlantique Sud, notamment entre le 30e et le 40e Sud, qui présentent le plus d’intérêt pour la communauté scientifique internationale et le DBCP. Ce parcours dans des zones maritimes peu ou pas explorées scientifiquement à l’interface océan - atmosphère, est donc à l’étude. Il sera finalisé d’ici au 15 octobre. L’intérêt d’une telle collaboration pour le Programme OceanoScientific® est de comparer les données de référence acquises par les flotteurs et bouées, aux données collectées par l’OSC System (Version 3.0) embarqué sur le NAVOSE®. Ce sera une manière efficace de valider les résultats obtenus par la nouvelle version de l’OSC System dans sa phase de tests in situ.

De gauche à droite au premier rang : Ignatius Rigor (Université de Washington), Kelly Stroker (JCOMM), Tamaryn Morris (OceanAfrica), Margot Choquer (Programme OceanoScientific® / SailingOne) ; au second rang : Martin Kramp (JCOMMOPS), Commandant Luis Felipe Silva Santos (Brazilian Navy Hydrographic Center), Pierre Blouch (Météo-France / E-SURFMAR), Shaun R. Dolk (National Oceanic and Atmospheric Administration), Gilles Reverdin (Laboratoire d’Océanographie Dynamique et de Climatologie / IPSL - CNRS - IRD). Photo D.R.

Lundi 30 septembre 2013 - 08:45

Mise à l’eau du NAVOSE

“Mise à l’eau pluvieuse, mise à l’eau heureuse”, ainsi les marins ont-ils l’habitude de commenter les mises à l’eau de navires sous un crachin 100% breton, comme celui qui baignait le terre-plein de Port-La-Forêt (Finistère) ce jeudi 19 septembre. Avec le concours des équipes de Mer Agitée (Team Michel Desjoyeaux) et du Chantier CDK, l’équipe de SailingOne, coordonnée par Gaël Le Cléac’h, a procédé à la mise à l’eau du Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) au terme de trois mois de préparation. Désormais, ce navire océanique va enchaîner des tests en navigation, notamment une fois que la Version 3.0 de l’OceanoScientific® System (OSC System) aura été mise à bord. Cela est prévu dans le courant de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Cette Version 3.0 de l’OSC System a pris un peu de retard par rapport au programme initial, car la complexité de la tâche est telle qu’il est nécessaire de passer plus de temps qu’imaginé à l’origine pour harmoniser le dialogue entre les différentes composantes de ce système innovant, unique au monde à ce jour. Cependant, les équipes qui le développent en France (Docteur Dimitri Voisin / Mer Agitée) et en Allemagne (Stefan Marx / SubCtech), dont les travaux sont coordonnés par Margot Choquer, ingénieur en charge du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne, ne rencontrent pas de problème majeur. Les objectifs techniques et scientifiques ne sont donc pas modifiés. Par contre, en raison de la saisonnalité des navigations extrêmes dans l’hémisphère sud, il se peut que le circuit du NAVOSE® entre novembre 2013 et mars 2014 soit adapté à cette évolution du planning de R&D, en concertation avec les scientifiques. Cela se décidera dans la quinzaine qui vient.

Le NAVOSE® a été mis à l’eau jeudi 19 septembre à Port-La-Forêt (Finistère) par les équipes de SailingOne, de Mer Agitée et de CDK. Photo SailingOne

Vendredi 30 août 2013 - 10:54

Le logiciel de l’OSC System bientôt opérationnel

Grande réunion de travail jeudi 29 août à Port-La-Forêt dans les bureaux de Mer Agitée pour Margot Choquer (ingénieur du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne) et pour le Docteur Dimitri Voisin (Responsable R&D chez Mer Agitée) dans le cadre d’un bilan intermédiaire durant la phase de réalisation de l’OSC-Software, dont le prototype équipera la Version 3.0 de l’OSC System qui sera embarqué sur le Navire à Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) en vue de la campagne de tests in situ autour de l’Antarctique l’hiver prochain. Cette réalisation entre donc désormais dans sa phase finale.

La “boite” destinée à contenir le cerveau du système - c’est à dire les composants électroniques et informatiques qui gèrent et enregistrent les données recueillies par les capteurs - sera finalisée avant le 7 septembre dans les ateliers de Mer Agitée, où le NAVOSE® est en cours de préparation pour son grand voyage autour du monde. Cette “boite” quittera Mer Agitée pour rejoindre les ateliers de Stefan Marx (SubCtech) à Kiel (Allemagne), où l’associé de SailingOne au sein du consortium du Programme OceanoScientific® (SailingOne - SubCtech - IFREMER - Météo-France) l’équipera de l’OSC-Core.

Cet OSC-Software est réalisé en tenant compte des standards de l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) avec l’assistance de la Direction de la Recherche de Météo-France. Ce logiciel gère l’enregistrement en continu (collectes toutes les six secondes) et la transmission (toutes les heures) des données par une liaison satellite vers les plateformes scientifiques à terre. L’équipe du Programme OceanoScientific® reçoit elle aussi les données pour contrôler en permanence le bon fonctionnement de l’OSC System embarqué. Ces données sont compressées selon des standards exigeants, définis par les autorités scientifiques internationales. Cela permet de transmettre efficacement beaucoup de données à chaque liaison satellitaire.

L’OSC-Software permet également à l’équipage d’accéder aux données collectées par l’OSC System sur l’ordinateur du bord, afin de contrôler la pertinence et la qualité de la collecte, puis pour se servir de ces données pour optimiser sa navigation. En effet, l’équipage peut suivre les évolutions de la météo en temps réel et ainsi anticiper la fiabilité des prévisions et les phénomènes météorologiques à venir. C’est un gage de sécurité et un élément favorable à la performance du voilier. La température de l’eau pourra également être utilisée dans l’océan austral pour estimer le degré de danger relatif à l’éventuelle présence d’icebergs. C’est un gage de sécurité supplémentaire. Il sera fort utile lorsque le NAVOSE® sera engagé l’hiver prochain dans la campagne de tests in situ de la Version 3.0 de l’OSC System autour de l’Antarctique.

Margot Choquer (ingénieur du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne) et le Docteur Dimitri Voisin (Responsable R&D chez Mer Agitée) en pleine réunion de travail chez Mer Agitée dans le cadre de la réalisation de l’OSC-Software qui équipera la Version 3.0 de l’OSC System. Photo SailingOne

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