Mercredi 02 octobre 2013 - 10:47

Réunion du Data Buoy Cooperation Panel à Paris

La vingt-neuvième réunion annuelle du Data Buoy Cooperation Panel (DBCP), le groupe international de coordination de l’utilisation de bouées pour la collecte de données océanographiques et atmosphériques, s’est tenue du 23 au 27 septembre à Paris au siège de l’UNESCO. Majoritairement fréquentée par des scientifiques venus de toutes les régions du monde et par quelques industriels, ce rendez-vous annuel a pour objectif de garantir la pérennité du réseau de bouées de part et d’autre de la planète. Le DBCP est un organe commun de l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) et de la COI - UNESCO (Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO). Le Programme OceanoScientific® y était représenté par Margot Choquer, ingénieur OceanoScientific® au sein de SailingOne, qui en a profité pour s’imprégner du fonctionnement de cette organisation et pour échanger avec les membres du panel. En effet, la prochaine Campagne OceanoScientific® menée sur le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®), qui partira en novembre de Brest, sera l’occasion de déployer des flotteurs et des bouées sur un trajet déterminé en collaboration avec ses partenaires scientifiques. Une réunion avec des membres du panel venus du Brésil, des États-Unis, d’Afrique du Sud et de France et sous l’autorité de la JCOMMOPS (Centre d’assistance de la commission technique mixte : COI - UNESCO et OMM d’Océanographie et de Météorologie Marine) a permis d’évoquer les possibilités de trajet et de déploiement en Atlantique Nord et en Atlantique Sud, notamment entre le 30e et le 40e Sud, qui présentent le plus d’intérêt pour la communauté scientifique internationale et le DBCP. Ce parcours dans des zones maritimes peu ou pas explorées scientifiquement à l’interface océan - atmosphère, est donc à l’étude. Il sera finalisé d’ici au 15 octobre. L’intérêt d’une telle collaboration pour le Programme OceanoScientific® est de comparer les données de référence acquises par les flotteurs et bouées, aux données collectées par l’OSC System (Version 3.0) embarqué sur le NAVOSE®. Ce sera une manière efficace de valider les résultats obtenus par la nouvelle version de l’OSC System dans sa phase de tests in situ.

De gauche à droite au premier rang : Ignatius Rigor (Université de Washington), Kelly Stroker (JCOMM), Tamaryn Morris (OceanAfrica), Margot Choquer (Programme OceanoScientific® / SailingOne) ; au second rang : Martin Kramp (JCOMMOPS), Commandant Luis Felipe Silva Santos (Brazilian Navy Hydrographic Center), Pierre Blouch (Météo-France / E-SURFMAR), Shaun R. Dolk (National Oceanic and Atmospheric Administration), Gilles Reverdin (Laboratoire d’Océanographie Dynamique et de Climatologie / IPSL - CNRS - IRD). Photo D.R.

Lundi 30 septembre 2013 - 08:45

Mise à l’eau du NAVOSE

“Mise à l’eau pluvieuse, mise à l’eau heureuse”, ainsi les marins ont-ils l’habitude de commenter les mises à l’eau de navires sous un crachin 100% breton, comme celui qui baignait le terre-plein de Port-La-Forêt (Finistère) ce jeudi 19 septembre. Avec le concours des équipes de Mer Agitée (Team Michel Desjoyeaux) et du Chantier CDK, l’équipe de SailingOne, coordonnée par Gaël Le Cléac’h, a procédé à la mise à l’eau du Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) au terme de trois mois de préparation. Désormais, ce navire océanique va enchaîner des tests en navigation, notamment une fois que la Version 3.0 de l’OceanoScientific® System (OSC System) aura été mise à bord. Cela est prévu dans le courant de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Cette Version 3.0 de l’OSC System a pris un peu de retard par rapport au programme initial, car la complexité de la tâche est telle qu’il est nécessaire de passer plus de temps qu’imaginé à l’origine pour harmoniser le dialogue entre les différentes composantes de ce système innovant, unique au monde à ce jour. Cependant, les équipes qui le développent en France (Docteur Dimitri Voisin / Mer Agitée) et en Allemagne (Stefan Marx / SubCtech), dont les travaux sont coordonnés par Margot Choquer, ingénieur en charge du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne, ne rencontrent pas de problème majeur. Les objectifs techniques et scientifiques ne sont donc pas modifiés. Par contre, en raison de la saisonnalité des navigations extrêmes dans l’hémisphère sud, il se peut que le circuit du NAVOSE® entre novembre 2013 et mars 2014 soit adapté à cette évolution du planning de R&D, en concertation avec les scientifiques. Cela se décidera dans la quinzaine qui vient.

Le NAVOSE® a été mis à l’eau jeudi 19 septembre à Port-La-Forêt (Finistère) par les équipes de SailingOne, de Mer Agitée et de CDK. Photo SailingOne

Vendredi 30 août 2013 - 10:54

Le logiciel de l’OSC System bientôt opérationnel

Grande réunion de travail jeudi 29 août à Port-La-Forêt dans les bureaux de Mer Agitée pour Margot Choquer (ingénieur du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne) et pour le Docteur Dimitri Voisin (Responsable R&D chez Mer Agitée) dans le cadre d’un bilan intermédiaire durant la phase de réalisation de l’OSC-Software, dont le prototype équipera la Version 3.0 de l’OSC System qui sera embarqué sur le Navire à Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) en vue de la campagne de tests in situ autour de l’Antarctique l’hiver prochain. Cette réalisation entre donc désormais dans sa phase finale.

La “boite” destinée à contenir le cerveau du système - c’est à dire les composants électroniques et informatiques qui gèrent et enregistrent les données recueillies par les capteurs - sera finalisée avant le 7 septembre dans les ateliers de Mer Agitée, où le NAVOSE® est en cours de préparation pour son grand voyage autour du monde. Cette “boite” quittera Mer Agitée pour rejoindre les ateliers de Stefan Marx (SubCtech) à Kiel (Allemagne), où l’associé de SailingOne au sein du consortium du Programme OceanoScientific® (SailingOne - SubCtech - IFREMER - Météo-France) l’équipera de l’OSC-Core.

Cet OSC-Software est réalisé en tenant compte des standards de l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) avec l’assistance de la Direction de la Recherche de Météo-France. Ce logiciel gère l’enregistrement en continu (collectes toutes les six secondes) et la transmission (toutes les heures) des données par une liaison satellite vers les plateformes scientifiques à terre. L’équipe du Programme OceanoScientific® reçoit elle aussi les données pour contrôler en permanence le bon fonctionnement de l’OSC System embarqué. Ces données sont compressées selon des standards exigeants, définis par les autorités scientifiques internationales. Cela permet de transmettre efficacement beaucoup de données à chaque liaison satellitaire.

L’OSC-Software permet également à l’équipage d’accéder aux données collectées par l’OSC System sur l’ordinateur du bord, afin de contrôler la pertinence et la qualité de la collecte, puis pour se servir de ces données pour optimiser sa navigation. En effet, l’équipage peut suivre les évolutions de la météo en temps réel et ainsi anticiper la fiabilité des prévisions et les phénomènes météorologiques à venir. C’est un gage de sécurité et un élément favorable à la performance du voilier. La température de l’eau pourra également être utilisée dans l’océan austral pour estimer le degré de danger relatif à l’éventuelle présence d’icebergs. C’est un gage de sécurité supplémentaire. Il sera fort utile lorsque le NAVOSE® sera engagé l’hiver prochain dans la campagne de tests in situ de la Version 3.0 de l’OSC System autour de l’Antarctique.

Margot Choquer (ingénieur du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne) et le Docteur Dimitri Voisin (Responsable R&D chez Mer Agitée) en pleine réunion de travail chez Mer Agitée dans le cadre de la réalisation de l’OSC-Software qui équipera la Version 3.0 de l’OSC System. Photo SailingOne

Vendredi 12 juillet 2013 - 11:25

L’OSC System Version 3.0 prend forme

Durant les premiers jours du mois de juillet, une importante réunion s’est tenue à Kiel (Allemagne) dans les nouveaux locaux de SubCtech, l’associé de SailingOne, IFREMER et Météo-France au sein du consortium Franco-Allemand spécialement créé il y a déjà plusieurs années pour développer l’OceanoScientific® System (OSC System). L’objet de cette réunion consistait à faire le point sur l’avancement des travaux de mise au point de la Version 3.0 de l’OSC System, tandis que le Docteur Dimitri Voisin progresse parallèlement sur l’écriture de l’OSC-Software et sur la réalisation de l’OSC-Hardware dans les ateliers de Mer Agitée à Port-La-Forêt (Finistère). SubCtech a fait évoluer quasiment tous les éléments constitutifs de l’OSC System, notamment au niveau du système d’approvisionnement et de circulation de l’eau de mer et du datalogger. Cette Version 3.0 va être plus aisée à utiliser que les versions antérieures, qui privilégiaient la qualité de collecte des données et leur transmission par satellite, au détriment de la convivialité du matériel. D’importantes études ont été réalisées à la fois sur l’encombrement de chaque élément et sur l’encombrement général. L’aspect consommation a également été au cœur des réflexions des différentes équipes. Désormais, l’OSC System sera intégré dans une “boîte” en carbone, dont le prototype sortira des ateliers de Mer Agitée. Cette phase de développement va se poursuivre jusqu’en septembre. Puis la Version 3.0 de l’OSC System sera embarquée sur le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) - Voir l’information du 28 juin ci-dessous. Une série de tests sera alors réalisée en navigation côtière ou au large (300 milles nautiques des côtes). Le Grand Test sera le tour du monde, dont le tour de l’Antarctique, programmé d’octobre 2013 à mars 2014 au départ de Brest.

De gauche à droite : Margot Choquer (Ingénieur du Programme OceanoScientific® chez SailingOne), Stefan Marx (Président de SubCtech), Yvan Griboval (Président de SailingOne) observent la carte-mère du nouveau datalogger de l’OSC System tel qu’il sera embarqué en septembre sur le NAVOSE®. Photo SubCtech

Mardi 02 juillet 2013 - 11:18

Rendez-vous franco-norvégien à Bergen

La Fondation Franco-Norvégienne pour la recherche scientifique et le développement industriel organise et soutient des séminaires autours de ces thématiques. Dans ce cadre, Bergen (Norvège) a accueilli les 25 et 26 juin un séminaire sur les thèmes : des capteurs pour l’environnement marin ; de l’exploitation durable des ressources marines ; des aliments en provenance de la mer et de leur conditionnement. Des scientifiques et des industriels des deux pays ont présenté leurs projets et échangé sur ces thèmes. Ce séminaire était organisé en collaboration avec l’Institute of Marine Research de Bergen (Havforskningsinstituttet), le Pôle Mer Bretagne, l’IUEM (Institut Universitaire Européen de la Mer), l’IRIS (International Research Institute of Stavanger) et l’Ambassade de France en Norvège. La première journée, consacrée aux capteurs pour l’environnement marin et, plus largement, à leur mise en œuvre sur différentes plateformes, a permis de présenter le Programme OceanoScientific® à la communauté franco-norvégienne. Cela a été l’occasion d’en préciser les spécificités : plateformes innovantes des Campagnes OceanoScientific® (les voiliers) ; les zones maritimes concernées (hors des routes maritimes traditionnelles), dont l’océan Austral ; les challenges technologiques pour y parvenir, comme la miniaturisation et l’allègement de l’OSC System, l’optimisation de sa consommation électrique, etc. Cette présentation, réalisée par Margot Choquer, l’ingénieur en charge du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne, a suscité un vif intérêt de l’auditoire.

Margot Choquer, ingénieur en charge du Programme OceanoScientific® au sein de SailingOne, a présenté l’OSC System et ses spécificités pour collecter des données scientifiques de qualité à l’interface océan - atmosphère dans des zones maritimes peu ou pas explorées. Photo Gérard Momplot - FFN-FNS

Ces échanges entre les communautés françaises et norvégiennes ont également pour objectif de susciter des collaborations entre des instituts scientifiques et/ou des partenaires industriels des deux pays. L’apport pour le Programme OceanoScientific® a été significatif, tant dans le domaine des capteurs que pour leur déploiement sur des plateformes soumises à des environnements hostiles à l’interface océan - atmosphère, surtout dans des zones maritimes inexplorées.

Par exemple, ce séminaire a mis en évidence que l’OSC System pourrait, à l’avenir et avant même le terme de sa phase de R&D en juillet 2014, accueillir des capteurs relatifs aux phénomènes biologiques destinés à des applications liées à la recherche, mais aussi à l’industrie, notamment piscicole, dont les compétences en matière d’optimisation des performances des fermes marines est avérée en Norvège. Certains projets présentés à Bergen - principalement dans le cadre du volet biologique du séminaire - consistent par exemple à étudier les paramètres physiologiques des mammifères marins et des mollusques. Il est question d’étudier le rythme d’ouverture et de fermeture des bi-valves ou le rythme cardiaque des moules ! La finalité de cette démarche est de mesurer les phénomènes perturbateurs de l’écosystème marin, dont toutes sortes de pollutions nuisibles à la faune.

Jeudi 27 juin 2013 - 15:52

Préparation de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014

Avec l’arrivée du Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) à Port-La-Forêt (Finistère) dans les ateliers de Mer Agitée (Team Michel Desjoyeaux), le 19 juin dernier, la préparation de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014 s’accélère significativement. En effet, le Docteur Dimitri Voisin (Mer Agitée) développe depuis plusieurs semaines déjà l’OSC-Software et l’OSC-Hardware de la Version 3.0 de l’OSC System. Celle-ci sera donc testée dans les conditions réelles de fonctionnement de ce matériel, durant quatre mois à la charnière de 2013 et 2014. Il s’agira par conséquent d’aller naviguer sur des routes maritimes peu ou pas explorées scientifiquement, au départ de Brest dès la toute fin du mois d’octobre prochain. Le retour en Europe est prévu à la fin de notre hiver, soit à la fin de l’été austral. Le périple-type d’une telle Campagne OceanoScientific® est une descente des océans Atlantique Nord et Atlantique Sud, un tour de l’Antarctique au gré d’une circumnavigation sous les trois grands caps (Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn), puis une remontée de l’Atlantique. Selon toute vraisemblance, descente et remontée atlantiques se feront avec peu ou pas d’escale. Cape Town (Afrique du Sud) servira de base opérationnelle de départ et de retour de la circumnavigation. Durant ces navigations et selon les prescriptions de la JCOMMOPS, le NAVOSE® réalisera non seulement les tests de l’OSC System, mais effectuera un certain nombre d’autres tâches au profit de la communauté scientifique internationale. Il s’agira, par exemple, de collecter des échantillons de plancton, de déployer des profileurs autonomes et, probablement aussi, de lancer des sondes Xbt à plus de 1 000 mètres de fond. Toutes ces opérations auront pour objectif d’aider la communauté scientifique internationale dans ses travaux d’étude des causes et des conséquences du changement climatique.

Le Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement (NAVOSE®) a quitté la base SailingOne de Saint Philibert (Morbihan) pour être équipé et préparé en vue de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014 du prochain été austral. Photo SailingOne

La société Mer Agitée (Team Michel Desjoyeaux), dans les locaux de laquelle le voilier Boogaloo fait escale actuellement à Port-La-Forêt (Finistère), va procéder à l’équipement et à la préparation du NAVOSE® pour la campagne de tests de l’OSC System en situation dans les Quarantièmes et les Cinquantièmes Sud. Photo SailingOne

Mardi 28 mai 2013 - 13:57

Tecla rejoindra la flotte OceanoScientific® en 2014

Le tour du monde du trois-mâts barque EUROPA se poursuit toujours plus à l’Est, désormais entre Durban et l’île Maurice. Un autre superbe voilier néerlandais l’a rejoint dans son périple, le ketch Tecla. Comme son grand frère à trois mâts, Le ketch Tecla est l’illustration d’une belle aventure humaine. Comme le Bark EUROPA, le Tecla permet à des passagers passionnés et amoureux de la navigation à voile de tradition de voguer sur des routes maritimes historiques. Construit en 1915, le Tecla a lui aussi une riche histoire. Il a été l’un des derniers véritables voiliers commerciaux de pêche. Initialement néerlandais, il est ensuite vendu au Danemark, où il longe les côtes en transportant des céréales et de la pierre. En 1979, le Tecla fait son retour aux Pays-Bas pour être aménagé en voilier de croisière. Le Tecla mesure 38 mètres hors-tout et 6,60 mètres de large, il déplace 92 tonnes et porte jusqu’à 380 mètres carrés de voilure.

Construit en 1915, taillé pour la haute mer, le Tecla est un fier navire sous pavillon néerlandais, remarquablement bien mené par un équipage de marins chevronnés. Sa vocation OceanoScientific® dans des contrées maritimes peu explorées est un atout de qualité pour la communauté scientifique internationale. Photo Tecla

Le Tecla accueille seize passagers dans ses expéditions autour du monde. Sa taille et les membres de son équipage en font un bateau vraiment familial. En effet, le propriétaire du Tecla, Jan Bouwman est également capitaine et chef mécanicien. Il a rassemblé à ses côtés : sa femme, Jannette Sluik (co-propriétaire et manager) et ses enfants Gijs Sluik (capitaine) et Jet Sluik (second et cuisinière), tous animés par les mêmes valeurs de la voile traditionnelle et l’esprit d’aventure. A eux quatre, ils rassemblent 65 ans d’expérience en matière de voile hauturière ! Les “pièces rapportées” de la famille : Loes Van Aken (équipier polyvalent, compagne de Gijs) et Sam Dubois (direction, compagnon de Jet) complètent l’équipage. Soit une équipe passionnée, déterminée à transmettre ses valeurs aux personnes désireuses de naviguer dans des contrées maritimes inexplorées. L’idée de participer à l’étude des causes et des conséquences du changement climatique à travers le Programme OceanoScientific® est donc apparue comme une évidence pour l’équipage du Tecla. La Version 3.0 de l’OSC System sera installée à bord du Tecla lors de sa prochaine escale de grande maintenance, au printemps prochain aux Pays-Bas.

De gauche à droite à Cape Town, l’équipage familial du Tecla : Sam Dubois (Chef de quart et compagnon de Jet), Jet Sluik (Second et Cuisinière, fille de Jan Bouwman et Jannette Sluik) ; Jan Bouwman (Propriétaire, Capitaine et Chef mécanicien) ; Loes Van Aken (Equipière et compagne de Gijs) ; Gijs Sluik (Capitaine et fils de Jan et Jannette). Absente de la photo : Jannette Sluik. Photo SailingOne

Lundi 20 mai 2013 - 15:35

Huitième réunion du Programme OceanoScientific® à bord du BOREAL

Selon la tradition établie dès l’origine du Programme OceanoScientific®, en 2006, les grandes réunions (une ou deux au maximum par an) se tiennent toujours dans des lieux différents. Cette fois-ci, répondant aux souhaits des autorités bas-normandes - le siège de SailingOne est en effet domicilié à Caen - la huitième réunion générale s’est tenue à bord du BOREAL, prestigieux paquebot de la Compagnie du Ponant, dans le port de Caen, sur le canal qui relie Caen à Ouistreham et à la mer. La courte escale du BOREAL en Normandie, alors que ce paquebot de luxe est en route pour son programme estival en Europe du Nord et en Arctique, permettait de mettre en évidence que le Programme OceanoScientific® n’est pas seulement réservé à des actions sur des voiliers. En effet, LE BOREAL va accueillir à son bord un OSC System dès octobre prochain. Un repérage à bord avait d’ailleurs été effectué par SailingOne et SubCtech en octobre 2012, lors de son escale de maintenance à Fort-de-France, en vue d’une campagne antarctique l’hiver dernier. Toutefois, les escales suivantes du BOREAL, beaucoup plus brèves, ne permettaient pas l’installation de l’OSC System dans de bonnes conditions. Cette campagne a donc été décalée d’un an. Le Commandant Etienne Garcia a ainsi accueilli cette huitième réunion (R8-OSC) à bord du BOREAL.

Sur le pont du BOREAL (Compagnie du Ponant), de gauche à droite : Antonio Lourenço (LOCEAN - IPSL), Denis Diverrès (IRD), Martin Kramp (JCOMMOPS), Yvan Griboval (SailingOne), Margot Choquer (SailingOne), Commandant Etienne Garcia (Compagnie du Ponant), Cindy Guillemet (SailingOne), Franck Jacqueline (IFREMER - LERN), Pierre Blouch (Météo-France).

La R8-OSC a permis de revenir sur les grandes étapes de l’année écoulée. Il a donc été question des deux longues Campagnes OceanoScientific® : la MISSION ARCTIQUE 2012, réalisée durant l’été dernier grâce à la goélette La Louise, de Thierry Dubois, avec le concours financier de la Fondation Veolia Environnement ; la MISSION ANTARCTIQUE 2013, réalisée de mi-janvier à fin avril grâce au trois-mâts barque EUROPA (PB), commandé par Klaas Gaastra.

Les scientifiques de l’IFREMER et de Météo-France ont commenté les données collectées, observant que l’OSC System avait mieux fonctionné à l’occasion de la deuxième mission que de la première. Il est à noter que les quelques problèmes rencontrés concernent les éléments périphériques de l’OSC System. Il s’agit principalement des tracas causés par la pompe qui alimente son circuit d’eau. Or, comme la version 2.0 et 2.1 testées à ces occasions n’ont pas de fonction ON/OFF facile à utiliser, l’OSC System fonctionne en permanence, même dans les ports et dans des mouillages peu profonds. Dans ces conditions, la pompe s’encombre de déchets et de sédiments qui en bloquent le fonctionnement et perturbent le flux d’eau de mer. Par conséquent les données océanographiques sont dégradées durant ces périodes de mauvais fonctionnement de la pompe. En ce qui concerne les données atmosphériques, rien de particulier à signaler, si ce n’est qu’à bord du Bark EUROPA il avait été décidé de tester prioritairement le circuit. Les capteurs n’avaient donc pas été installés en tête de mât, mais dans une position de la mâture qui recevait un vent perturbé.

Rappelons que depuis décembre 2012, le développement de l’OSC System est réalisé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer. Ces deux aides significatives permettent de garantir la bonne fin de la période de R&D de l’OSC System, dont le terme est programmé en milieu d’année prochaine.

Il a été présenté à l’assemblée les détails de l’OSC-Software réalisé actuellement par le Docteur Dimitri Voisin au sein de la société Mer Agitée, dirigée par Michel Desjoyeaux. En effet, après une longue collaboration (près de deux ans) avec les équipes de IBM La Gaude, un cahier des charges très précis a été déterminé au sujet de l’OSC-Software et de l’OSC-Hardware. Celui-ci a été transmis à la structure probablement la plus compétente en France - ou parmi les plus compétentes au monde - de développement de fonctions informatiques à bord d’un voilier de compétition océanique. Mer Agitée affiche en effet un sans faute à l’occasion des quatre dernières éditions du Vendée Globe, la course autour du monde en solitaire sans escale, soit sur une période courant de 2000 à 2012 et quatre victoires au compteur. L’optimisation de l’OSC System est donc en cours, avec, d’un côté : diminution du poids, de l’encombrement et de la consommation en énergie et, de l’autre : augmentation de la facilité de mise en œuvre du système et plus grande convivialité. Cela va faire de l’OSC System un matériel haut de gamme de collecte et de transmission automatiques de données scientifiques à l’interface océan - atmosphère véritablement unique au monde.

La troisième et dernière partie de cette R8-OSC a principalement été consacrée à la grande Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013 - 2014. Elle devrait être menée à plusieurs bateaux : les trois voiliers : Bark EUROPA (PB), Tecla (PB) et Boogaloo (F) ; le paquebot LE BOREAL (WF). Nous aurons l’occasion de revenir dans ce blog sur les détails de cette grande campagne réalisée à plusieurs plateformes, toutes équipées de la Version 3.0 de l’OSC System, comprenant les nouveaux OSC-Software et OSC-Hardware commandés à Mer Agitée.

A gauche, Fabienne Gaillard (IFREMER - LPO) présente à Margot Choquer (SailingOne) la manière dont les données expédiées automatiquement par l’OSC System sont contrôlées selon les procédures définies par la communauté scientifique internationale, lors de la réunion tenue à Brest pour préparer la R8-OSC. Photo SailingOne

Mardi 07 mai 2013 - 10:00

Le prototype 2.1 de l’OSC System de retour à terre

C’est à Cape Town en Afrique du Sud, samedi 4 mai, soit au terme de 96 jours de Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013* que le prototype de l’OSC System (Version 2.1) a été débarqué du superbe trois-mâts barque EUROPA (PB), actuellement en cale-sèche en Afrique du Sud avant de nouvelles aventures. Cette campagne se résume en 423 Mo de données collectées au rythme d’une collecte toutes les six secondes, pour un total de près de 1,4 millions de points géographiques dans une zone maritime peu ou pas explorée scientifiquement à l’interface océan - atmosphère. C’est ainsi la plus longue campagne réalisée dans des conditions extrêmes depuis la naissance du Programme OceanoScientific®, en novembre 2006. Cette collecte de données scientifiques de qualité a été réalisée conformément aux attentes et aux recommandations des scientifiques qui les recueillent, dont l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques), qui ont piloté cette mission au profit de la communauté scientifique internationale. Désormais, le matériel débarqué va être démonté et observé dans ses moindres détails. Les éléments du nouveau prototype (Version 3.0) sont déjà à l’étude pour certains et en fabrication pour d’autres. Sa mise en service se fera au cours de l’été. Les évolutions majeures concerneront l’OSC-Software et l’OSC-Hardware, avec une miniaturisation des principaux éléments et, par conséquent, un allègement de l’OSC System dans son ensemble. Après une escale un peu plus longue que d’habitude pour effectuer une maintenance générale, le Bark EUROPA va reprendre son tour du monde. Suivez sa progression grâce au lien qui figure sur le site officiel de cette fantastique expédition… et réservez votre place à bord pour une navigation d’exception. Bon vent !

* Le développement de l’OSC System est réalisé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

De gauche à droite : Eric Kesteloo (Second Capitaine), Gary Hogg (Ingénieur en Chef) et Klaas Gaastra, l’emblématique Capitaine du Bark EUROPA, posent avec l’OSC System à Cape Town (Afrique du Sud), samedi 4 mai. Photo SailingOne

Christophe Chaumont (SailingOne) a procédé à l’installation de l’OSC System à Ushuaia (Patagonie - Argentine). Puis il a effectué la mise à terre à Cape Town (Afrique du Sud). Avant de débarquer du Bark EUROPA, il reçoit les remarques et conseils de l’Ingénieur en Chef Gary Hogg, qui a veillé au bon fonctionnement de ce matériel avec rigueur et enthousiasme. Un grand merci à lui ! Photo SailingOne

Sur le slipway de Cape Town (Afrique du Sud), la belle dame de 102 ans refait une beauté aux 56 mètres de sa coque qui vient de naviguer dans des zones maritimes peu fréquentées et semées d’embûches. Le Bark EUROPA repartira bientôt pour de nouvelles aventures dans l’hémisphère sud. L’équipe du Programme OceanoScientific® le retrouvera au mois d’octobre en Australie pour une nouvelle campagne, avec un OSC System optimisé. Photo SailingOne

Lundi 29 avril 2013 - 11:25

Mission Antarctique 2013 accomplie avec succès

Samedi 27 avril, en début d’après-midi, le Commandant Klaas Gaastra a accosté les 56 mètres du trois-mâts barque EUROPA (PB) à Cape Town en Afrique du Sud, au terme de 49 jours de navigation depuis son départ de Ushuaia (Patagonie - Argentine), le 9 mars et avec 48h00 d’avance sur le planning initial. Cette arrivée en Afrique du Sud marque également le terme de la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013* entamée le 21 janvier dernier d’Ushuaia. Soit 96 jours de fonctionnement de l’OSC System embarqué. C’est ainsi la plus longue campagne réalisée dans des conditions extrêmes depuis la naissance du Programme OceanoScientific®, en novembre 2006. La collecte de données scientifiques de qualité a été réalisée conformément aux attentes des scientifiques qui les recueillent. Rappelons que l’OSC System a collecté toutes les six secondes les données de huit paramètres à l’interface océan - atmosphère pour les transmettre ensuite automatiquement par satellite aux plateformes dédiées de la communauté scientifique internationale via l’IFREMER (données océanographiques) et Météo-France (données météorologiques). Par ailleurs, toutes les données collectées sont enregistrées sur le disque dur de l’OSC System. Celui-ci, comme d’ailleurs tout le prototype (Version 2.1) embarqué sur le Bark EUROPA, va être démonté à la fin de la semaine par Christophe Chaumont (SailingOne), puis rapatrié en Europe. Tous les composants vont être analysés. Les résultats observés par les équipes de SailingOne (France) et de SubCtech (Allemagne) permettront de modifier l’OSC System en prévision de la mise au point d’un nouveau prototype (Version 3.0), qui sera opérationnel à la fin du mois de juillet. Si l’OSC System a donné toute satisfaction durant cette campagne, c’est principalement grâce au soin apporté par les équipages qui se sont succédés à bord du superbe voilier qui a servi de plateforme d’exception à la MISSION ANTARCTIQUE 2013. La collaboration entre les équipes de Bark EUROPA, en mer comme à terre, et celle de SailingOne et du Programme OceanoScientific®, a été harmonieuse et très constructive. Ainsi, de nouvelles Campagnes OceanoScientific® devraient être menées à bord du Bark EUROPA, toujours sur des routes maritimes peu fréquentées, au sud de notre planète. Après une escale un peu plus longue que d’habitude, le Bark EUROPA va reprendre son tour du monde. Suivez sa progression grâce au lien qui figure sur le site officiel de cette fantastique expédition… et réservez votre place à bord pour une navigation d’exception. Bon vent !

* Le développement de l’OSC System est réalisé avec le soutien des Fonds FEDER Basse-Normandie et répond aux dispositions de l’appel à projets ERA-MARTEC II ouvrant droit au soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.

Terre ! Devant l’étrave du Bark EUROPA se dressent les contours de la côte sud africaine aux abords de Cape Town, dont la Montagne de la Table d’où descendent les violentes rafales qui constituent le comité d’accueil de ce port du bout du monde. Photo Klaas Gaastra - Bark EUROPA

La troisième et dernière partie de la MISSION ANTARCTIQUE 2013 a quitté Ushuaia (Patagonie - Argentine) le 9 mars. Le trois-mâts a d’abord mis le cap sur la péninsule Antarctique pour tenter un passage par la Mer de Weddell - rendu impossible en raison de la présence de trop d’icebergs. Son capitaine, Klaas Gaastra, peut être fier du chemin parcouru dans des conditions extrêmes aux commandes de cette belle dame de 102 ans ! Carte Google Earth - Bark EUROPA

Pendant 96 jours, le Laboratoire de Physique des Océans (LPO - IFREMER Brest) a reçu par satellite toutes les heures les données collectées automatiquement par l’OSC System à bord du Bark EUROPA. Face à son écran d’ordinateur, le Docteur Fabienne Gaillard a observé les résultats obtenus. Elle les analysera lorsqu’elle sera en possession du disque dur de l’OSC System, qui lui parviendra dans une dizaine de jours. Carte LPO - IFREMER

Au gré des données transmises automatiquement par satellite par l’OSC System, le Laboratoire de Physique des Océans (LPO - IFREMER Brest) a réalisé automatiquement la comparaison de ces informations de température et de salinité de l’eau de mer en surface par rapport aux modèles de climatologie de la communauté scientifique internationale. Graphiques LPO - IFREMER

« Page précédentePage suivante »

Archives