Retour à la maison
La goélette d’expédition La Louise, menée par Thierry Dubois, est arrivée à bon port le 17 septembre (soit un jour après la date du 76e anniversaire de la disparition de Jean-Baptiste Charcot et du Pourquoi pas ?) à Etel dans le Morbihan. Soit sept mois de campagne, puisqu’elle avait quitté la France le 19 février. La Louise a donc navigué avec l’OceanoScientific® System à son bord dans toutes sortes de conditions. Cette Campagne OceanoScientific® - MISSION ARCTIQUE 2012, menée par le consortium composé de SailingOne, SubCtech (Allemagne), IFREMER et Météo-France, avec le concours de la Fondation Veolia Environnement et de l’Association ROSS, s’est donc accomplie avec succès, même s’il reste encore beaucoup de travail pour mettre ce matériel parfaitement au point. Le point d’orgue de cette campagne à été le périple en Baie de Baffin sur un trajet d’environ 1 000 milles nautiques, dans des zones peu ou pas explorées scientifiquement à l’interface océan - atmosphère, notamment avec une incursion au–delà de 70° Nord.
La Louise a pris ses quartiers d’hiver (mi-septembre / mi-février) dans le petit port breton d’Etel (près de Lorient), avant de repartir pour une nouvelle campagne arctique de sept mois l’an prochain.
Photo SailingOne
“Le problème majeur que nous avons rencontré”, explique Thierry Dubois, “est la forte concentration de sédiments en suspension dans l’eau de mer, notamment dans les fjords. C’est un véritable poison, car ces sédiments réussissent à s’infiltrer en grande quantité dans le circuit d’eau au point de boucher celui-ci. Il va donc falloir travailler particulièrement sur ce point pour que l’OceanoScientific® System puisse être opérationnel dans ces zones côtières où nous naviguons la plupart du temps. Au départ d’Etel nous étions équipés d’une pompe sophistiquée qui s’est fatiguée assez vite. Le remplacement par une pompe plus simple a résolu les problèmes rencontrés en début de Mission”.
Deux jours après son arrivée à Etel, Thierry Dubois a remis aux scientifiques : à la fois la carte mémoire de cette Campagne OceanoScientific® - MISSION ARCTIQUE 2012 comprenant toutes les données de la douzaine de paramètres concernés, mais également les échantillons d’eau de mer prélevés sur le trajet le plus nord. Les analyses de ces échantillons seront comparées à celles des données collectées par l’OSC System, afin de tirer des enseignements quant au fonctionnement de ce matériel innovant. L’IFREMER et Météo-France coordonneront ces travaux, avec le concours de quelques instituts et scientifiques partenaires du Programme OceanoScientific®.
La semaine prochaine, Christophe Chaumont (SailingOne), en charge de l’installation des OSC System, démontra le matériel installé sur La Louise avec le concours de Thierry Dubois. Les remarques techniques du skipper et ses propositions d’amélioration sont d’un grand intérêt pour l’évolution du système de collecte de données. Chaque partie de l’OSC System retournera chez son fabricant respectif pour être minutieusement analysé. Ensuite, Martin Kramp (SailingOne) et Stefan Marx (SubCtech) collecteront toutes les informations, techniques et scientifiques, pour effectuer les améliorations nécessaires à la mise au point du prototype Version 3.0.
Lorsque la Version 3.0 de l’OceanoScientific® System sera achevée, elle sera embarquée sur un navire en partance pour l’Antarctique. Ce sera la Campagne OceanoScientific® - MISSION ANTARCTIQUE 2013. Elle sera réalisée à bord d’un paquebot de la Compagnie du Ponant (BOREAL), en janvier prochain. Il restera alors un peu moins de douze mois d’étude, de recherche et de développement, pour que l’OSC System soit définitivement au point dans sa configuration “Douze-Quinze paramètres”.
La Louise a réalisé une route quasiment rectiligne du sud du Groenland à Etel en Bretagne, en avançant de quelques jours son retour pour éviter le mauvais temps promis par une queue de cyclone qui se dirigeait vers l’extrême nord des côtes européennes. Carte SailWX







